[21/12/2021] The Gallerist

Là, cette fois, ça y est, je vais découvrir mon premier Lacerda en compagnie de Leila (comment va-t-elle faire ?)… En 2015, j’avais acheté, pour voir, le fameux et réputé depuis The Gallerist mais je n’avais jamais réussi à y jouer. Heureusement que Florent, qui y avait joué sur BGA m’a proposé de me le faire découvrir… même si ça fout le trac de s’y lancer, surtout avec un poids de complexité de 4.26 / 5 sur BGG !
Du coup, en ce mardi de vacances scolaires, c’est le grand jour ! Autant vous prévenir tout de suite sur deux points :
– Impossible pour moi de détailler l’ensemble des mécaniques du jeu et de ses imbrications savantes, il y en a trop et dans tous les sens !
– Nous n’irons pas au bout de la partie, exténués (au moins Leila et surtout moi) et pressé par l’horaire, sur un jeu qui m’aura fait très mal à la tête… Ça devenait vital (Lacerda ?) 😉
Immense merci à Florent pour le temps passé à nous concocter tout ça et désolé si on a abrégé les choses…

THE GALLERIST

Découverte de cet énorme jeu, que j’avais acquis depuis de longues années : va-t-on s’en sortir ? Heureusement que Florent est là… 😉
Le plateau, gigantesque, représente un quartier de ville où chaque joueur dispose d’une galerie d’art. Tout autour, sont positionnées 4 zones d’actions qui, elles-mêmes, en proposent deux à chaque fois. D’où un total de 8 actions possibles lorsque son tour survient.
Le matériel est vraiment classieux…
Petite vue de ma galerie d’art jaune, sachant que Leila en a une orange, Odile une violette et Florent une bleue.
Chaque galerie renferme nombre d’informations : 4 salles pour exposer une œuvre à chaque fois (au centre), des espaces pour placer des tuiles de réputation et des cartes de contrats (en-dessous), une salle d’assistants déjà recrutés (en haut à droite), des assistants qu’on pourra débloquer (à gauche) et, enfin, une zone pour stocker nos tickets (3 couleurs) ainsi que le cours actuel des œuvres en fonction de la signature des artistes (à droite).
L’aide de jeu, biface, est plutôt très bien faite, avec, de ce côté, le descriptif des 8 actions possibles :
– Au bureau commercial : signer un contrat ou vendre une œuvre d’art,
– A la résidence d’artistes : découvrir un artiste ou acheter et exposer une œuvre d’art,
– Au média center : promouvoir un artiste ou embaucher des assistants,
– Au marché international : prendre une tuile de réputation ou faire une offre pour acquérir une œuvre de renommée internationale.
En-dessous, vous pouvez constater que figurent des précisions concernant des actions exécutives (gratuites en plus de son action « normale ») et des actions d’éjection (si un adversaire vous « éjecte » de votre position).
Au verso, une mine d’informations pour celles et ceux qui recherchent comment faire ci ou ça avec telle ou telle ressource…
En début de partie, chacun prend une tuile de réputation parmi les 4 étalées sur les 4 cercles d’action blancs et va la placer sur la zone dédiée de sa galerie (dans la pièce n°3). Chacun a maintenant son galeriste au sein même de sa galerie et la vraie partie va débuter dans quelques instants, en commençant par Florent, désigné comme premier joueur…
J’ai choisi cette tuile de réputation et l’ai placée dans ma troisième salle, sachant que je la récupérerai lorsque j’aurai accroché trois œuvres d’art et qu’elle ira alors rejoindre la zone des tuiles de réputation en bas à gauche de mon plateau pour m’en donner le bonus inscrit dessous. Le recto de la tuile affiche des conditions à remplir en fin de partie pour empocher des PV (ici : par artiste avec au moins 4 likes, je marquerai 2 PV).
La partie a débuté, très très en retard, et nous sommes autant assoiffés de nous y lancer qu’inquiets quant à notre bonne compréhension des règles et la pertinence de nos coups à venir. Ça va tâtonner, ça je peux vous le dire… 😉
J’opte pour l’achat d’une première œuvre réalisée par le seul artiste d’arts numériques (symbole de cube en 3D) d’ores et déjà révélé. Je l’affiche dans ma galerie et récupère un des deux exemplaires de sa signature…
Leila venant au même endroit que moi, elle me décale vers la droite, puis réalise son action avant que j’en fasse une dite d’éjection (comme mentionné dans l’aide de jeu). C’est ainsi que nous avons révélé d’autres artistes : les deux bleus de droite ainsi que le rouge au-dessus (le rouge pour moi d’ailleurs).
Vue générale globale de la situation après un tour de jeu complet… Vous pouvez observer que j’ai une signature d’artiste rouge en bas à droite de mon plateau, correspondant à mon soutien envers cet artiste : je me suis engagé à lui acheter une de ses deux premières œuvres. J’ai également une signature bleue, en face d’une valeur placée plus haut, correspondant au cours actuel de l’œuvre que j’avais achetée et qui est montée entre temps.
Je n’en reviens pas de voir Leila aussi à l’aise sur ce jeu, alors que moi, sincèrement, je couine de ne pas bien saisir tous les enchaînements d’actions et les implications qui en découlent, sachant que tout est relié et que la logique interne paraît quand même plus qu’alambiqué… Trop pour moi ! Ça c’est sûr…
Vue générale, un peu plus tard, en sachant que je perds un peu le fil de la partie, oui je l’avoue, noyé par les possibilités…
Cette fois c’est moi qui éjecte ma fille de là. C’est plutôt intéressant en fait de se faire expulser, notons-le bien…
J’ai deux œuvres exposées (une d’art numérique et une de photographie) et deux contrats (les deux de photographies). La raison est que je tente de coller au mieux à mes deux cartes d’objectifs reçues en début de partie : l’une pour les œuvres vendues et l’autre pour les œuvres encore exposées.
Je procède à la première vente de la partie : cette œuvre photographique signée par l’artiste rouge que j’avais soutenu dès le départ me rapporte 14 $ (je vais la mettre de côté et rendre la signature associée), le contrat utilisé sera lui replacé sur son verso dans ma galerie avec une place de dispo pour un de mes assistants. Complexe…
La partie se poursuit… A noter qu’Odile a commis une grosse erreur visible sur cette photo d’ailleurs : elle a deux signatures vers son plateau mais trois œuvres, ce qui est interdit puisque l’on ne peut avoir qu’une œuvre par signature ! Nous nous rendrons compte de cela peu après et ça sera compliqué à corriger… C’est à partir de ce moment-là qu’on évoque de ne pas aller tout à fait au bout de la partie…
Lorsque l’une des piles de tickets est épuisée, ce qui est le cas de la rose ci-dessus, nous procédons à un décompte intermédiaire : gain de réputation et de dollars. Je m’aperçois que je ne vous ai pas parlé de l’utilisation des tickets (déplacement des amateurs d’art), pas plus que de la piste de réputation (pourtant ingénieuse à souhait). Ça fait trop de choses, je vous l’ai dit !
Sachez qu’on va terminer le tour en cours et arrêter prématurément la partie après 4 heures effectives de jeu…
Vue générale quand on stoppe notre partie…
Tous les artistes sauf un sont révélés.
Précision sur le déclenchement de la vraie fin de partie : deux conditions sur les trois suivantes doivent être remplies : avoir épuisé tous les tickets, n’avoir plus d’amateurs d’art dans le sac et au moins deux artistes sont devenus des célébrités.
Whaou !!! On en est trop loin, clairement…
Petite vue de la galerie de Leila une fois notre partie stoppée.
Celle d’Odile…
Celle de Florent…
La mienne…
Et mes deux cartes d’objectifs que je tentais de réussir pour la fin de partie…

Durée de cette partie arrêtée après le décompte intermédiaire : 4 heures – Note de cette partie : ?

Scores de cette partie : inutiles et non représentatifs

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Le thème ultra-présent et fouillé, avec plein de choses que j’ai apprises durant l’explication de règles,
– La qualité vraiment impressionnantes des composants, notamment les pions de galeristes juste superbes et très tactiles,
– La taille du plateau et la profusion de détails à observer,
– La double utilisation de la piste de réputation : on peut reculer jusqu’à l’étoile précédente (pour faire une action d’éjection) ou la pièce (pour économiser 1 $), en sachant que, en combotant bien, on peut faire des micro-économies…

On a moins aimé
– Le côté vraiment too much pour moi : trop de micro-mécanismes, de liens entre divers éléments du jeu, sans que je parvienne à en mémoriser les imbrications justement, avec un inévitable mal de crâne qui survient alors que je n’y suis pas sujet du tout…
– L’iconographie qui est partout, très ressemblante, dans des tons très proches, rendant, pour moi, la lecture du jeu très difficile,
– Le plaisir du jeu qui est détruit, pour moi encore, par l’obligation se triturer à outrance les méninges…

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3 commentaires à propos de “[21/12/2021] The Gallerist”

  1. Bonjour Ludo
    Il faut dire que tu n’as pas le plus simple des Lacerda. J’aime beaucoup l’auteur et je possède plusieurs de ses jeux. C’est toujours du lourd mais je pense que si tu devais redonner une chance à l’auteur, je te conseillerais Vinhos que je trouve beaucoup plus intuitif. Malgré tout, ça reste du Lacerda !
    Je te souhaite une bonne année ainsi qu’à ta petite famille.

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