[21/10/2005] Elasund

Participants
– Lucarty, joueur rouge, sentimentaliste à l’idée que Catane était son premier jeu à l’allemande…
– Etienne, joueur jaune, son pote en partance pour la Chine dans les jours qui viennent,
– Romain, joueur bleu, testeur en tout genre,
– Ludo le gars, joueur vert, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Elasund c’est estampillé Catane sur la boîte.
Et cela m’inquiète un peu, tant je ne suis pas fan de la version originale…
Mais, aux dires de plusieurs observateurs, ce jeu serait vraiment bon, bien distinct de son grand frère, et donc je me dis que peut-être, avec un peu de chance, celui-ci pourrait me plaire… Alors, profitant et de la présence de joueurs motivés ce soir et d’une version française de la règle de Gauthier Brunelli (bravo pour l’incroyable réactivité), nous nous lançons dans une partie de découverte ce vendredi. Disons-le tout net : lire la règle, touffue et pas si évidente, en groupe ce soir fut un supplice, et je remercie Etienne de l’avoir assumé (1 heure de mise en route quand même…) La partie débute donc, sur le coup de 22h30, avec Etienne en premier joueur.


Le placement initial a eu lieu : un tirage de 6 aux dés indique
la ligne 6 pour le positionnement du bateau, nos tuiles de maisons colorés
(avec totem) sont placées de manière systématique
(voir photo) et Etienne s’apprête à réaliser son tour
(gain d’une pièce d’or, moi aussi, car sur la ligne 6 il a un bâtiment
monétaire ; construction d’un ou deux bâtiments ; placement
d’un jeton de construction)…


L’ambiance est excellente et le jeu prometteur, avec Sylvain à
gauche et Etienne en haut qui s’en donnent à coeur joie. Il faut
dire que, pour l’instant, le sort le gâte (Etienne) tout comme moi,
avec un 6 qui sort souvent…


La partie a progressé un peu et on peut visualiser le premier
point de victoire de la partie : un cube vert sur une tour que j’ai mise
sur le rempart de droite…


Une vue assez représentative des tensions qui s’immiscent à
présent dans le jeu. Tout d’abord, j’ai réussi à
initier la construction de l’Eglise, sur la case du puits suscitée
(coût de 7 ors mais gain d’un PV). On connaît donc la position
précise du puzzle de l’Eglise à venir. Deuxième tension,
au niveau des jetons de construction : Romain avait mis un jeton 0 dans
le coin, j’avais répondu par un 2 (à la place du 4), puis
il avait rajouté son 3, j’avais transformé mon 2 en 4, etc…
Il faut savoir que pour construire un bâtiment, il est nécessaire
d’avoir une valeur plus grande que la somme des jetons recouverts par
le bâtiment, mais qu’il faut aussi avoir suffisamment de jetons
(à soi ou pas) pour avoir le droit de construire dessus (autrement
dit, la situation est loin d’être claire en ce lieu)…


Etienne et Romain savent qu’ils sont assez bien placés, car
leurs bâtiments « centraux » sont générateurs
de pas mal de revenus, ce qui est le nerf de la construction et donc des
PV…


La partie s’approche de son terme et je mise de plus en plus sur l’acquisition
de PV à l’aide de l’Eglise (7 ors, OK, mais des PV non supprimables)…


A l’issue du premier tour, les axes stratégiques sont fort
différents selon les joueurs. Etienne a choisi de placer un rempart
(coût de 2 ors) et de mettre un jeton de construction de valeur
1 dans l’optique de construire ici au tour suivant. Romain lui emboîte
le pas d’une manière identique (un rempart et un jeton bleu de
valeur 1). Je me risque à construire 2 remparts lors de mon tour
(coût total de 4), du coup je préfère encaisser
2 ors plutôt que de placer un de mes jetons sur le plateau). Sylvain,
enfin, ne construit rien du tout, mais place un jeton de construction
de valeur 3 (avec un coût supplémentaire de 2 ors car il
n’est pas en ligne 6)…


Une petite vue sous l’angle du bateau de positionnement, alors que
la case noirâtre, entre nos édifices personnels, indique
le « puits » de l’Eglise (on y reviendra)…


Une vue globale, un peu plus tard, avec de nombreux bâtiments
qui ont fleuri sur le plateau, sans encore être recouverts par
d’autres (mais ça ne saurait tarder). A noter que les remparts
les moins onéreux (coût de 2 ors) sont complets et qu’il
ne nous reste plus que le grand rmepart de gauche (de coût 4 ors)
pour bâtir nos éventuelles tuiles de rempart (au sein desquelles
des tours)…


Si vous regardez en haut à droite de la photo, vous verrez
comment la situation de la photo précédente s’est débloquée
: j’ai construit un bâtiment de 6 cases, recouvrant le jeton 3
de Romain (je l’ai d’ailleurs indemnisé de ce montant), et placé
dessus 2 PV. Mais cela va rechanger car mon bâtiment n’est pas
du tout sécurisable (remplaçable par un bâtiment
de même taille si Romain joue 3 cartes pouvoir de la même
couleur)…


Une vue générale où l’on voit, notamment, que
Romain a réussi à me reprendre le gros bâtiment
de 6 cases (d’où des bouleversements aux scores), ce qui remet
les choses à leur place : ce n’est pas parce qu’on fait illusion
niveau PV effectifs qu’on est en passe de gagner…

Cliquez pour agrandir !
Une petite vue de la situation finale, une fois que Romain a construit
son dernier bâtiment dans une zone portuaire commerciale (coût
de 5 ors, avec placement d’un cube sur la tuile, et progression d’une
case sur la piste du commerce, à gauche, ce qui lui fait atteindre
la 3ème où il peut positionner son 10ème et dernier
cube)…

Décompte final
Durée de la partie : 2 heures 45 minutes – Mise en place du jeu : 15 minute – Explication des règles : 1 heure
Romain remporte cette partie avec un total de 10 PV, devant Ludo le gars avec
7 PV, Etienne avec 6 PV et Lucarty avec 5 PV.

Débriefing
C’est dommage que la partie ait duré aussi longtemps car on a tous eu une très bonne impression du jeu et il aurait été préférable que la partie se termine un plus tôt (lassitude quand même). J’ai notamment apprécié le fait que Romain gagne cette partie, lui
qui était indiscutablement le mieux placé pour cela : il est de bon ton d’apprécier les jeux où l’on peut revenir disputer la victoire même si l’on est « à la rue », mais en ce qui me concerne, j’apprécie d’autant plus les jeux où le vainqueur construit patiemment sa victoire et que les résistances adverses, certes louables, ne l’empêchent pas d’aller à son but. Des jeux comme Age of Steam ou Euphrat & Tigris, pour n’en citer que 2 fameux, vont bien dans ce sens : un joueur qui mène vraiment une partie ne sera que très rarement
inquiété pour la victoire. Et j’apprécie ce sérieux.
Elasund est donc une bonne surprise, vraiment, un de ces jeux qui n’inspirent pas forcément confiance au départ et qui se révèlent très bons lorsqu’on laisse son parti-pris à l’entrée de la boîte (de nuit ? 😉
Si, comme moi, vous n’aimez pas les Colons de Catane, et bien essayez celui-ci…

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