[21/10/2006] Die Säulen von Venedig, Yspahan

L’édition 2006 du mythique salon d’Essen, en Allemagne, m’aura permis de découvrir quelques nouveautés, mais surtout d’en rapporter un bon nombre (une grosse vingtaine + ceux attendus par la poste + des jeux plus anciens). Ainsi, lors de notre unique soirée jeux du week-end, nous avons testé deux jeux tout chauds tout chauds : Die Säulen von Venedig, un jeu de construction de Venise sur pilotis, à partir d’une règle douteusement expliquée sur le salon (on y revient) ; mais également Yspahan, expliqué avec gentillesse par Madame épave de pwasson à l’Auberge Kölpinghäus où nous logions. Un bémol ? Une grossière erreur de règle (imputable à qui ? je n’en sais rien) m’obligera à différer mon jugement sur ce jeu…

DIE SÄULEN VON VENEDIG :

Doté d’un matériel somptueux, ce jeu de placement consiste en un subtil alliage de rôles (cartes personnages), de pose (où, quand, pourquoi), d’opportunisme (profiter d’un choix adverse), de bluff et de prise de risque (deviner ce que vont jouer les autres) et de gestion (ordre de mise en oeuvre des constructions). Reste à y jouer avec la bonne règle parce que celle expliquée par le démonstrateur Goldsieber, ben comment dire, elle s’avère douteuse et incomplète…
L’idée du jeu, sympathique, est de placer des pilotis sur les zones où l’on souhaite construire des bâtiments, en en protégeant certains à l’aide de marqueurs à sa couleur. On marque des points en fonction des bâtiments réellement construits et de ceux adjacents. Si un joueur adverse construit sur vos pilotis réservés, il vous dédommage en points de victoire. Enfin, notons que la saveur du jeu tient beaucoup dans la gestion de sa main de cartes de personnages…
Romain et Sylvain tentent de se souvenir des cartes de personnages, sachant que les textes sont tous en allemand. Mais on s’en sort…
Les constructions remplissent progressivement le plateau et le gondolier observe cela avec indolence. Son rôle est très fin, puisqu’il donne des points de victoire au joueur qui le contrôle au moment où des bâtiments sont construits en lisière du canal…
Une vue de ma main de cartes, à proximité de la fin de partie, avec un petit éventail des personnages dont je dispose : le gondolier (prise de contrôle de la gondole), le responsable du cadastre (acquisition de bâtiments avant placement sur les pilotis du plateau), le maçon (placement de bâtiments sur les pilotis), le spéculateur (gain de 6 PV si un autre joueur construit ce tour-ci) et le mendiant (reconduction d’une action adeverse jouée ce tour)…
La partie menace de se terminer à tout moment puisqu’il ne reste plus que 4 pilotis à placer. Elle se terminera effectivement ce tour-ci, et de manière immédiate, puisque Sylvain choisit de clore le jeu en jouant une carte de placement de 5 pilotis (non réalisable). Il entérine ainsi sa seconde place. Frustrante fin de partie, au moment où de vrais choix apparaissaient, surtout lorsque je vous aurai dit que toute carte jouée va à votre voisin de gauche…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le jeu truffé de très bonnes idées, assez novatrices et bien imbriquées
– Le passage de sa carte jouée à son voisin
– L’esthétique fort impressionnant du jeu
– Les rôles proposés : variés, subtils et qui s’avèrent savoureux lorsqu’ils se combinent à ceux des adversaires (ex : le mendiant joué après le gondolier pour reprendre son contrôle)
– Le changement de premier joueur : certaines cartes le mentionnent, d’autres non

On a moins aimé
– La difficulté à voir ce qu’il faut faire pendant une bonne moitié de la partie
– L’explication confuse et certainement incomplète qui nous en a été faite
– Un certain chaos lié aux cartes jouées et je n’imagine pas comment cela doit devenir à 4 ou 5

Scores de la partie :

 

Romain (bleu) : 53
Lucarty (rouge) : 48
Ludo le gars (vert) : 47

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

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YSPAHAN :

Madame épave de pwasson, à droite, vient d’interrompre sa partie de Khronos pour  nous expliquer la règle d’Yspahan, au lieu qu’on se la tape tout seuls. Bien lui en prit. Mais, malheureusement, nous échouerons lamentablement dans notre quête de règles justes et précises : nous ne viderons pas la ville en fin de chaque manche, comme cela est pourtant requis, ce qui conduira à un jeu bizarre, avec des choix de plus en plus limités et  des positions trop établies…
En cours de première manche, Romain dipose ses dés par groupes de valeur, en plaçant les plus faibles en bas et les plus élevés en haut, avec placés de manière intercalées les autres groupes de bas en haut. Ce système, assez malin, offre des choix toujours différents et semble lisser le hasard de manière assez intéressante. A noter que notre première manche sera placée exclusivement sous le signe des souks, puisque nous ne placerons strictement aucun marchand dans le caravansérail…
Une vue en fin de première manche : des scores qui se tiennent en 2 points et une bonne impression générale, même si l’on avait l’impression au départ que les règles étaient touffues et pas forcément intuitives…
Une vue en fin de deuxième manche, avec cette fois un caravansérail bien plein, notamment en raison d’un non-vidage de la ville qui rend la partie trop linéaire : on n’a pratiquement plus que le choix du caravansérail et de l’intendant…
En cours de troisième manche, une petite vue permettant d’apprécier le matériel et au premier plan, notamment, mon plateau individuel de construction de bâtiments. Cette facette du jeu, assez bien pensée, donne des avantages en fonction des bâtiments construits (plus de chameaux pour le premier, etc…) et des points de victoire de plus en plus importants…
La partie est à présent terminée et Romain la remporte haut-la-main grâce à ses bâtiments construits (qu’est-ce qu’il est puissant celui qui donne une carte spéciale lorsqu’on ajoute un cube dans le caravansérail !) et à ses placements pertinents dans le caravansérail. A revoir, ceci dit, car notre erreur de règle a probablement fortement limité le jeu…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système d’affectation des dés
– Les choix continuels à faire pour porgresser sur tous les plans

On a moins aimé
– Peut-être un déroulement de partie assez pré-établi (à revoir sans l’erreur de règle)

Scores de la partie :

Lucarty (rouge) : 106
Romain (bleu) : 116
Ludo le gars (vert) : 104

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

 

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