[22/01/2004] Fabrik der Träume

Participants
– Elise, amoureuse du cinéma et qui est bien tentée par ce jeu,
– Fred, alias Forest sur les forums, qui nous a fait l’amitié de descendre de Bourg en Bresse pour nous rencontrer,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Les soldes c’est formidable. Cela permet d’acquérir à moindre coût des jeux déjà anciens mais qui n’ont rien perdu de leurs qualités. Quand je vois que j’ai déboursé 17 euros pour Fabrik der Traüme et que le jeu est aussi bon qu’il nous l’a semblé, je ne peux que me réjouir. Un très bon investissement.
Ceci dit, parlons plutôt de la partie de ce soir. Nous préparons de concert les éléments du jeu et nous nous rendons compte, assez vite, que notre table est bien étroite pour accueillir l’ensemble des composants : plateau, tuiles, cartes films, jetons, contrats,
récompenses, paravents individuels, … Tout bonnement incroyable le matos ! M’enfin, on jouera quand même comme ça, qu’à cela ne tienne.
Elise prend le studio n°2 et le paravent qui correspond, Forest le n°3 et votre serviteur le n°1. Nous prenons donc également les cartes de films qui correspondent à nos studios respectifs (un de chaque catégorie : drame, aventure et comédie). Chacun récupère 12 contrats (pour les mises) et la partie peut débuter après un exposé de règles un peu compliqué de ma part (ben oui, on ne peut pas toujours être excellent ;-))))


Pour sa première venue à Rochetaillée, Forest,
à droite évidemment, a de la chance : participer à
la découverte d’un jeu d’enchères de Knizia…


Curieusement, en fin de première manche, aucune récompense
de meilleur film n’est attribuée, en raison, tout bêtement,
du fait qu’aucun film n’est encore achevé ! Je ne sais pas si cela
est fréquent, en tout cas cela nous surprend beaucoup, surtout
que l’on s’accorde pour dire qu’il est important de terminer en premier
au moins un film…


Une vue générale du plateau, en début de troisième
manche. Au niveau stratégie, j’ai décidé, dès
l’entame, de réserver une carte de film pour le plus gros navet
et une pour tenter de faire exploser les compteurs du meilleur film. Autant
pour le nanar, cela fonctionne très bien (un film de valeur 4),
autant pour le meilleur film, la route est longue et semée d’embûches…


La configuration finale du jeu. C’est là que l’on mesure l’étroitesse
de l’espace de jeu, avec des cartes de films qui dépassent de partout.
Comme on ne voit pas grand chose sur cette photo générale,
les vues suivantes concernent chaque joueur.
Au final, Elise aura réussi 3 films, Forest en aura réussi
4 et votre serviteur 5…

Cliquez pour agrandir !
Une vue des productions d’Elise, avec des réalisations
assez modestes. Il faut dire que je l’ai souvent privée des tuiles
acteurs lorsque certaines se révélaient sur les cases Party,
ce qui la contraignait à toujours prendre sa tuile en dernier sur
ces cases (un cercle vicieux, en somme, même si elle aurait dû,
certainement, modifié sa stratégie pour s’assurer de récupérer
des acteurs sur les cases classiques)…


Une vue de derrière mon paravent en cours de première
manche, alors que j’ai accumulé moult contrats en faisant « cracher »
les autres lors des enchères…


Ca y est : le premier film vert est terminé
et il est de mon cru. J’obtiens, en outre, le bonus de 5 points attribué
au meilleur film de la seconde manche, avec un joli total de 16 points…


Forest, calculateur à ce moment du jeu,
sait que s’il veut avoir une chance de remonter, il lui faudra réussir
à faire un très gros film. A force de persévérance
et d’enchères judicieuses, il réussit à créer
un film de valeur 18 qui demeurera le meilleur jusqu’au bout, malgré
une tentative à 17 de ma part. En revanche, pour le plus gros
navet, personne ne réussit à me contester ce titre tant
convoité…

Cliquez pour agrandir !
Une vue de mes productions : j’ai un peu trusté
les récompenses comme qui dirait… En même temps, je n’ai
pas toujours misé sur des valeurs super élevées,
préférant créer un maximum de films et tenter un
film correct sans plus dans les jaunes (valeur 13+), couleur laissée
de côté par mes adversaires. Autre phénomène
important : j’ai acheté 3 sur 4 tuiles de réalisateurs
quatre étoiles, ce qui m’a récompensé sur cette
facette supplémentaire…

Cliquez pour agrandir !
Une vue des productions de Forest : médian,
il n’a pas réussi à imposer ses films de grosses valeurs.
Il aurait pu créer la surprise s’il avait réussi à
glaner plus de récompenses. En quelque sorte, ses films étaient
de grande qualité, mais ils n’ont pas séduit le public,
passant après des productions certes moins alléchantes,
mais sortis plus tôt au cinéma (les miennes)…

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 123 points, devant
Forest avec 85 points et Elise avec 42 points.
Le détail, critère par critère, est le suivant :

Valeur des films
Récompenses
Contrats
Total
Elise (studio 2)
26
5
11
42
Forest (studio 3)
56
15
14
85
Ludo le gars (studio 1)
57
55
11
123

Débriefing
Quel jeu ! Encore un de Knizia ! Il est trop fort cet auteur ! Je ne sais comment
dire mon plaisir de découvrir sans cesse des jeux toujours plus fins
de ce génie ludique.
Fabrik der Träume c’est du très grand Knizia, avec un thème
accrocheur, des choix incessants et des configurations d’une interactivité
folle.
Tous les joueurs ayant pratiqué ce jeu ce soir l’ont trouvé très
bon, surtout que le thème colle bien au jeu. Seul le mécanisme
(les enchères) font « sortir » du thème, car il est bien
rare que ce soit de cette manière que se déroulent les transactions
(quoique…).

Au niveau des enseignements, il y aurait une multitude de choses à dire,
aussi j’ai préféré en distiller certains dans les légendes
des photos, mais je vais quand même faire ressortir, ci-après,
quelques autres éléments :
– A 3 joueurs, lorsque l’on enchérit, on a tout intérêt
à se débrouiller pour que le résultat de l’enchère
laisse une tuile résiduelle après partage. En effet, par ce biais,
on en est susceptible d’en récupérer soi-même une partie
si l’on ne gagne pas l’enchère suivante. Cela signifie que si aucune
tuile n’est présente au centre au moment où on gagne l’enchère,
autant la gagner avec une valeur impaire, et paire sinon. Simple, mais efficace.
– Il semble très important de terminer au plus vite un film dans l’une
des couleurs pas trop avancée par vos adversaire, afin de récupérer
la récompense Premier film, toujours bonne à prendre. En plus,
ce faisant, on récupère un jeton (comme souvent il n’y en a qu’un
par valeur autant se servir en premier) et on concourt pour la récompense
de meilleur film en fin de manche. Du tout bon, donc.
– Il semble, aussi, qu’il soit important de travailler dès l’entame pour
créer un bon gros navet, car ce n’est pas si facile d’y parvenir. En
plus, comme l’a justement souligné Forest, si un autre joueur fait un
film de même valeur, il prend le jeton de valeur inférieure et
dans le cas où on vise un nanar, c’est très pertinent de ne pas
aller trop vite (la récompense intervenant tout à la fin).
– L’acquisition d’acteurs semble fondamentale et assez urgente si l’on veut
disposer d’un maximum de choix lors des partys.
– Les tuiles de réalisateurs 4 étoiles sont également très
importantes, non seulement car elles sont susceptibles de faire grimper la valeur
de vos films, mais également parce qu’elles peuvent contribuer à
vous faire gagner la récompense concernant le staff des meilleurs réalisateurs.
– Les tuiles agence sont difficiles à jouer et je ne les trouve pas aussi
intéressantes que je le supposais au départ.

Bref, tout est extrêmement important et on ne peut pas tout faire. Un
vrai Knizia en somme… Vous en doutiez ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


1 × = quatre