[22/02/2003] Evo

Participants
– Sophie, énormmmmmme amatrice de jeux,
– Julie, femme préhistorique installée en ce lieu,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Sophie, en vacances pour une soirée jeux au domicile de votre serviteur et de sa grande sœur (donc, si vous êtes perspicace, vous en aurez déduit que c’est ma belle-sœur ;-)), va découvrir quelques jeux modernes en peu plus complexes que ceux qu’elle est habituée à jouer. Je suggère Evo, subtil compromis entre la simplicité du thème et du déroulement du jeu, et la rigueur liée à l’enchaînement des phases et l’anticipation des actions.
Nous commencerons donc par ce jeu, persuadés que nous allons en pratiquer plusieurs ce soir…


En fin de second tour, pendant la phase d’enchère sur les gènes
: le meilleur moment du jeu à mon avis…

Les premiers tours de jeu n’excèdent
pas 3 minutes chacun (!), puisque nos dinos sont placés à
distance respectable les uns des autres et que les effectifs faibles et
le petit nombre de naissance ne requièrent que peu de jugeotte.
Il est amusant de constater que lors de ces premiers tours ne sortent
que des gènes de type haricot, carte action, queue ou fourrure.
Mais où sont les pattes et les oeufs ?


Une vue générale du jeu, au tiers de la partie, lorsque
Sophie et moi nous disputons pour la place de premier joueur (queue et
effectifs)…

Julie, très en retard sur la piste
de scores à cause du faible nombre de points marqués à
chaque tour, bénéficie d’une bonne dose de chance lorsque
je joue une carte d’action interdisant les naissances sur un tour donné.
En effet, alors que’elle possède à présent 3 oeufs
et devient dangereuse, elle sort une carte de fécondation surpuissante,
qui lui permet d’effectuer des naissances à distance (3 cases)
!
Dans la foulée, alors que je joue une carte « On crâme »,
éliminant les effets d’un parasol lors de la phase de survie, elle
dispose d’une carte spéciale qui garantit la vie à tous
ses dinos placés en zone chaude !


Ludo le gars vient de positionner son marqueur d’enchère près
d’un gène…

Julie n’est plus qu’à 6 ou 7 points
avant le décompte de survie précédent la case 1-2-3-4
de la météorite. Une fois les points attribués, elle
me talonne littéralement à un tout petit point derrière
moi…
La météorite clôt la partie dans la foulée,
et je respire un grand coup !!!

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du plateau

Et c’est là que Julie me fait un grand,
grand, très grand même, sourire, avec un je ne sais quoi
dans le regard qui veut dire eh eh eh… Elle prend tout son temps, de
manière extrêmement théâtrale, afin de sortir
de son paquet de cartes action la carte qui change tout : un gène
inattendu lui procure 2 points de mutation de plus sur la piste de scores,
ce qui lui permet de me doubler in-extremis…
Jubilant, Julie exige que je prenne une photo de la situation et me rappelle
aux bons souvenirs de la partie
de Tikal
, jouée quelques jours auparavant, où je l’avais
doublée lors du tout dernier tour, et d’une seule case…

Sophie choisit de jouer les ptérodactyles
jaunes, Julie les diplodocus bleus et votre serviteur les tyrannosaures roses bonbons.
J’explique les règles en quelques minutes et nous nous attaquons à la partie, en prenant soin de s’imprégner des effets de ses cartes action (difficile pour Sophie, comme quoi l’usage de cartes action a tendance à complexifier un jeu simple au demeurant…).


Sophie et Julie semblent décontenancées : et oui, on
n’est pas dans la peau d’un dinosaure tous les jours 😉

Par la suite, ayant misé sur les
gènes de haricot (3), je peux acheter à moindre coût
les gènes qui apparaissent, et notamment la première patte
qui se présente.
Sophie, très intelligemment, tente de ramasser également
quelques haricots (2) afin de pouvoir rivaliser avec moi sur les gènes
les plus intéressants.

Autant les premiers tours de jeu ne donnaient
lieu qu’à de faibles empoignades sur les enchères, autant
les batailles qui se déroulent à présent sont animées…
Par exemple, lorsque surgit le premier gène d’oeuf, Julie parvient
à l’acquérir à petit prix, sachant que Sophie s’est
placée sur la corne et qu’en voulant feinter en me plaçant
sur le 3ème gène, je me retrouve avec ce dernier, certainement
pas celui que je visais…


Une vue rapprochée du plateau, montrant la prédominance
des dinosaures roses, alors que les bleus ne vont pas tarder à
se reproduire en masse et qu’avec leurs cornes, ils sont plutôt
effrayants…

La partie peut se terminer à tout
moment : la météorite arrive à proximité
de la zone des dés sur sa piste. Julie revient très fort
dans la partie, avec 9 ou dinosaures sur le plateau. Heureusement que
je la laisse prendre des gènes coûteux et que je me rabats
sur des gènes moins chers, car j’espère tenir jusqu’à
la fin, avec ma petite avance…


Julie se montre particulièrement belliqueuse sur la fin :
son espèce à 3 cornes tente d’éliminer l’un de
mes dinos, ce qui lui permettrait de placer l’un des siens en sureté
et de réduire mes points…


Une vue rapprochée réalisée sur la demande expresse
de Julie : en jouant une sempiternelle carte spéciale, elle marque
2 points de plus et double mon marqueur d’une case… OK, ca va…

Décompte final
Julie remporte cette partie d’Evo avec un total de 63 points,
devant votre serviteur avec 62 points et Sophie avec 53 points.

Débriefing
Evo est un jeu de placement, d’enchères et d’évolution que j’apprécie
toujours de faire découvrir aux autres, car il constitue un sympathique
mix de mécanismes et n’est pas trop sujet au hasard… Enfin, sur ce
dernier point, il ne semblait pas l’être trop jusqu’à la partie
de ce jour… Car là, indubitablement, la partie a été
très marquée par le hasard.
Julie a bénéficié de 3 cartes action absolument providentielles,
qui lui ont permis de remporter une partie qu’elle se préparait à
perdre d’au moins 10 à 15 points derrière Sophie. Son ultime carte
d’action « Gène inattendu » constitue l’illustration qu’une partie
peut se jouer sur un coup de dé : tu pioches cette carte ou pas !
Bref, je l’ai un peu de travers, surtout qu’il m’avait semblé que ma
stratégie basée sur les haricots fonctionnait bien et que j’ai
possédé pendant longtemps la seule patte du jeu. Sophie doit aussi
avoir mal digéré cette victoire de Julie, surtout qu’elle s’était
montrée à son avantage durant la majeure partie du jeu et que,
sur la fin, elle s’est effondrée.

Au niveau du jeu, nous avons été particulièrement impressionnés
par les caprices du tirage de gènes : 2 pattes en tout et pour tout,
3 œufs mais uniquement dans les 4 derniers tours et 5 haricots sur 6 possibles
! Curieux hasard, une fois encore…

Le jeu est définitivement plaisant, rapide à jouer, mais peut
s’avérer frustrant si l’un des joueurs est victime d’une poisse mémorable…

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