[22/03/2002] Urland

Participants
– François H., qui, au vu de la tenue de ses Ichtos, aime bien se marcher sur la tête…,
– David, sans gène très gentil, avec gène très méchant,
– Yoan, à ne pas confondre avec un dinosaure,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Beaucoup attendu par notre équipe de joueurs, Urland va s’apprêter à être défloré ce soir (ça promet, toute une peuplade d’Ichtos prêts à en découdre, en plein milieu de la Maison des Jeux de St-Fons…).

François prend les jaunes, David les violets, Yoan les noirs et moi les rouges.
Mise en place du jeu, les règles en lecture parallèle, et difficulté générale à
s’inscrire dans la logique du jeu :
– Placements initiaux longs et un poil fastidieux,
– Mécanismes nombreux et à intégrer,
– But du jeu et méthode de comptage des points difficiles à cerner dès l’entame.

Au bout de 30 minutes environ, nous entrons dans le vif du sujet, avec le premier tour de jeu : François est le Joueur d’environnement, je suis le Mort et Yoan et David sont les deux premiers Joueurs d’Ichtos.
Nous avons tous le sentiment étrange de jouer vraiment au hasard :
– Quelles actions faire (déplacement en vue d’une reproduction, débarquement, …) ?
– Quelle région sera choisie par François ? On nage (c’est le cas de le dire) en plein marasme interrogatif…

Les tours suivants, jusqu’aux 2 éruptions volcaniques, renforcent cette impression de ne rien maîtriser du tout et d’être en tête ou en retard sur la piste de scores, sans vraiment savoir pourquoi…
La première phase de mutation nous permet de découvrir la notion de mise et de paiement particulière à ce jeu, et de se rendre compte que certains gènes semblent assez puissants. François achète le gène de Glande nauséabonde (cherche-t-il le mimétisme avec ses bébêtes ? 😉 . Je penche pour le gène Turbo et Yoan retient celui de Vol.
Les tours suivants promettent d’être variés…

La deuxième époque se déroule de manière un peu plus contrôlée, puisque chacun commence à assimiler le fonctionnement du jeu et l’apport des gènes permet de réaliser des actions plus diversifiées et surprenantes. Pour se donner un peu d’air au moment opportun, David pense à utiliser l’un de ses 2 jetons de coups supplémentaires, ce qui lui permet de gagner des points précieux et le fait recoller aux scores.
La deuxième mutation génétique révèle l’importance des gènes : les mises sont importantes (environ 5 Ichtos chacun) et les 3 premiers enchérisseurs achètent bel et bien 3 gènes.
La troisième et dernière phase de mutation ne tarde pas et clôt la répartition des gènes : 9 vendus et attribués comme suit :
– François : Glande nauséabonde, Reproduction favorisée et Membres,
– David : Assimilation et Morsure,
– Yoan : Vol et Sang chaud (combinaison redoutable…),
– Ludo le gars : Ponte et Turbo.
Les gènes Mucles et Ecoute n’ont pas trouvé preneur.

La troisième époque se déroule dans un climat plus belliqueux, notamment avec David qui, alternativement, transforme des Ichtos à sa couleur pour 2 Ichtos de couleurs différentes adverses (Assimilation) et élimine directement des Ichtos adverses (Morsure).
Ces 2 gènes coordonnés conduisent l’espèce mutée à être particulièrement dangereuse pour tout Ichto se trouvant dans sa zone. Il est intéressant de constater qu’il y a beaucoup moins d’Ichtos sur le plateau à ce moment-là qu’en début de partie !
La combinaison Vol et Sang chaud de Yoan est extrêmement puissante puisqu’à chaque tour, il peut jouer 3 actions et se rendre où il le souhaite sur le plateau ! Avec seulement 2 gènes, il est inquiété nul part et peut aller partout.
Les combinaisons que François et moi avons constituées se révèlent progressivement comme peu valables : sans Ichto dans les océans, nous ne pouvons plus jouer et nous nous dirigeons vers une extinction totale de nos espèces.

Avant le dernier décompte lié à une phase de scores classique, les positions sur la piste de scores sont très resserrées : une file indienne d’Ichtos, François en tête en case n°29.

Décompte final
David est déclaré Maître du monde et Roi des dinosaures, avec un total de 34 points, Yoan finit avec 31 points, François avec 29 et moi-même bon dernier avec 26 (une fois n’est pas coutume, bande de petits salopards…).

Débriefing
Très enthousiastes avant la partie, très sceptiques en fin de première époque, nous jugeons finalement ce jeu comme particulier et nécessitant de bien connaître la puissance de certains gènes pour jouer correctement dès le premier tour (avant les mutations génétiques, en prévision des achats de gènes proposés).
David trouve que le jeu est un peu long avant la première phase de mutation, avis que je ne partage qu’à moitié, puisqu’à mon sens, cette période reflète la lenteur des évolutions génétiques, colle très bien au thème et sert en quelque sorte de round d’observation et de préparation aux mutations.

Le deuxième élément à retenir est l’originalité du jeu, qui pourrait d’ailleurs se simuler sans l’intervention des joueurs, à la façon du jeu de la vie (Conway, mathématicien de la deuxième moitié du XXème siècle). Il y a une sorte de fascination, me concernant en tout cas, à voir les Ichtos se reproduire, survivre, s’éteindre, muter et recommencer. Ce cycle de la vie et de l’évolution me passionne, et ce jeu, même en moins fort que dans Ursuppe, le rend assez bien.
Je suis persuadé qu’une deuxième partie, avec plusieurs des mêmes joueurs, saura révéler de grandes finesses tactiques et être vraiment beau. En effet, ce jeu de Doris & Frank vaut beaucoup par la magie de son originalité.

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