[22/06/2002] Attila

Participants
– Gaël, le roi des jeux de placement et de majorité,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Une fois exposées les règles d’Attila à Gaël, nous entrons dans le vif du sujet, avec les marqueurs blancs pour Gaël et rouges pour moi.

Le premier siècle, même s’il est globalement équilibré, m’est favorable à l’arrivée, grâce à un décompte que j’initie.

Le deuxième siècle tourne également à mon avantage, pour la même raison : je choisis le moment du décompte. Notons cependant que je ne réussis pas à prendre une avance aussi confortable que je l’aurais souhaité après avoir joué ma tuile d’action d’influence : je n’ai que 6 ou 7 points d’avance à l’aube du troisième siècle.

Lors de ce troisième siècle, justement, Gaël comprend l’importance de lancer le décompte et il se fait un plaisir de l’initier, non sans avoir au préalable assuré des points précieux, en cloisonnant notamment les possibilités d’expansion des tribus grises.

Le quatrième et dernier siècle est âprement disputé : Gaël possède 6 ou 7 points d’avance et il compte bien les conserver jusqu’au bout. Cependant, je déduis de la situation qu’il faut que je concentre mes efforts sur les tribus vertes et jaunes, éventuellement rouges. Pour ce faire, je change 5 cartes de ma main grâce à une tuile d’action, et je me retrouve avec un jeu intéressant : 4 cartes vertes, une jaune et une noire.
Je parviens à m’imposer dans les verts et les jaunes, mais je dois laisser la majorité à Gaël dans les rouges. Il parvient également, le bougre, à se placer deuxième sur les bleus et les jaunes, suffisamment près pour marquer des points lors du dernier décompte que je lance.

Décompte final
Je remporte la partie avec un total de 73 points à 66, soient 7 points d’avance (écart retrouvé tout au long de la partie, dans un sens comme dans l’autre).

Débriefing
Gaël a beaucoup aimé Attila. Adepte des jeux de placement et de majorité, selon ses dires, il a trouvé qu’Attila était très subtile (décompte et influence), tactique au possible (que faire : étendre ou concentrer les tribus ?), et au final remarquable.
De mon côté, cette partie a conforté l’impression que j’avais eu à l’issue de celle jouée avec Julie : un jeu très riche, qui doit prendre sa pleine mesure à 3 joueurs, même s’il
est très bon à 2.

Une remarque sur le décompte : la variante proposée à 2 joueurs ne précise pas si, en cas d’écart de plus de 2 cases d’influence sur une tribu, le joueur majoritaire marque un nombre égal au nombre de pions tribus du plateau seulement, ou ajouté au nombre de
provinces où se trouvent cette tribu. Avec Julie, nous avions opté pour la deuxième solution, avec Gaël, nous avons retenu la première, en se basant sur le fait qu’une règle non écrite n’est pas à deviner

Pour finir, je dirai que Attila, si l’on accepte de dépasser l’absence du thème, est un très bon jeu, une sorte de concentré des jeux de placement germaniques : majorité, gestion des égalités, décomptes tordus, cartes pour s’implanter, durée courte…

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