[23/03/2003] Torres

Participants
– Nathalie, lyonnaise en vadrouille dans les contrées toulousaines en compagnie du célèbre JMT,
– Marie-Edith, toulousaine rien qu’à l’accent en découverte de Torres,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Afin de clore en beauté le salon du jeu de Toulouse, je propose à ces 2 charmantes jeunes filles une partie de Torres dont je vais pouvoir leur expliquer la règle, étant donné que ce jeu est à classer dans mes grands favoris…
Je n’ai d’ailleurs eu aucun mal à les convaincre d’essayer ce jeu, sachant qu’elles l’avaient choisi parmi les montagnes de boîtes proposées sur le salon.

Je me sers de la règle Oya livrée
avec la boîte (j’avais oublié la difficulté de lecture
associée…) afin de retracer les grandes lignes du jeu : placement
initial, points d’action, cartes d’action, positionnement du roi et décomptes.
En quelques minutes, cette étape de mise en route est blouclée
et nous entrons dans le vif du sujet, en décidant de faire tourner
le premier joueur d’une manche à l’autre : Nathalie s’y colle pour
la première avec ses pions noirs, puis ce sera Marie-Edith avec
ses pions verts et enfin votre serviteur avec ses pions oranges.


Marie-Edith se prépare à entamer la seconde manche…

La dernière manche me sera encore plus
profitable que les 2 précédentes : je parviens à
accroître encore la valeur de mon grand château isolé
(superficie au sol et élaboration de 2 tours de même niveau
empêchant la technique de l’ascenseur); et je suis bon deuxième
dans 2 autres châteaux lucratifs.

En revanche, il est étonnant de constater
que Nathalie a préféré placer le roi dans un château
composé d’un seul bloc, afin, dit-elle, de m’empêcher de
m’y mettre au 3ème niveau. En faisant cela, elle réduit
surtout les possibilités de l’une ou de l’autre de marquer de précieux
points dans l’optique de me rattraper…

La manche parvient à son terme et l’ultime
décompte a lieu, sans de véritable surprise ou coup de Trafalgar
de dernière seconde.


La partie est terminée et les cerveaux ont bien chauffé
!


Nathalie entame la partie en faisant preuve de beaucoup de réflexion…

Mes adversaires de cette après-midi
découvrant le jeu, la première manche tourne à
mon avantage sans de réels problèmes : utilisation notable
des cartes actions que je me surprends à mémoriser en
totalité…
La seconde manche creuse encore les écarts, puisque non content
d’accroître la taille de l’un des châteaux où je
suis seul, je réalise des coups d’opportunisme en venant notamment
me placer sur l’une des 2 tours jumelles qu’étaient en train
d’élaborer Marie-Edith (ascenseur). Enfin, je tente de faire
rentrer plus de chevaliers que mes adversaires, ce qui renforce encore
mes possibilités de marquage.


Marie-Edith s’apprête à consulter ses cartes actions
patiemment collectées, à l’aube de la troisième
et ultime manche que je vais commencer…


Une vue rapprochée de la situation finale du jeu

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 223 points, devant
Marie-Edith avec 176 points et Nathalie avec 174 points.
Les décomptes intermédiaires sont les suivants :

Manche 1
Manche 2
Manche 3
Nathalie
27
78
174
Marie-Edith
24
92
176
Ludo le gars
36
105
223

Débriefing
J’adore ce jeu ! Vraiment. Je le trouve splendide lorsque les châteaux
se développent et les chevaliers s’élèvent. Le hasard est
vraiment réduit au minimum et le jeu n’est ni trop simple ni trop complexe.
J’espère avoir réussi à transmettre ma passion pour cette
création majeure de Wolfgang Kramer, ce qui, d’après la discussion
qui suivit la partie, se pourrait fort bien, surtout de la part de Marie-Edith.

En terme de jeu, je conseille vivement de « faire tourner » le premier
joueur afin de limiter les effets d’être toujours premier ou dernier notamment.
D’autre part, je pense aujourd’hui que si Torres est un jeu éminemment
tactique, il se révèle surtout comme un jeu d’opportunisme : à
quoi bon construire des blocs si l’on n’est pas capable de s’assurer des positions
sérieuses dessus ? En effet, un bloc posé n’appartient à
personne et s’il bénéfice à quelqu’un d’autre, vous aurez
vraiment perdu votre temps…

Une fois la partie achevée, j’ai pu mesurer l’importance d’un coup que
je venais de provoquer à l’entame de cette dernière manche : le
grand château central était investi des chevaliers de chacun, ce
qui n’incitait pas à accroître sa taille. En revanche, subtiliser
un bloc posé au sol de ce château (avec une carte action) pour
agrandir le château où j’étais tout seul m’apportait un
bénéfice considérable. Je le fis, provoquant
un tollé autour de la table ! Content, le gars…

Une très belle partie, qui, je l’espère vivement,
donnera envie à mes adversaires de cette soirée de re-pratiquer
ce jeu ultérieurement pour progresser. Torres est un jeu qui le mérite
amplement et qui se bonifie avec les parties.

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