[23/04/2011] Egizia

Alors qu’Egizia était arrivé dans ma ludothèque voici un certain temps (Essen 2009), je n’avais pas réussi à le sortir ! Et pourtant, nous avions même mis sur pied une thématique « Au pays des Pharaons » à l’automne, mais sans succès… Du coup, il aura fallu que je prenne le temps de coller sur les cartes les superbes traductions françaises (cartes Nil et cartes Sphinx : merci à Philippe Lalanne et à Ludigaume) pour que nous nous y adonnions enfin… J’avais lu, ci et là, que le jeu dépendait beaucoup des cartes Sphinx et j’avoue que j’éprouvais une relative réticence à ce sujet. Une fois la partie jouée, j’ai failli acquiescer fortement. Et puis non… juste un peu… comme nous le prouvera le verdict de cette très agréable (mais hyper-longue) partie…
A noter que le jeu fourmille de tellement de détails, de petites et grandes subtilités et d’enchaînements malins que j’ai bien du mal à produire un compte-rendu aussi détaillé au niveau des mécanismes qu’à l’accoutumée…

 

EGIZIA :

 

 


Quel matos et quel joli look ! En gros, cet Egizia-là fait vraiment envie, avec ce Nil qu’il va nous falloir descendre pour réaliser des actions, lesquelles nous permettront de
glaner des PV. Le truc génial c’est qu’on ne peut choisir une action qu’à condition qu’elle soit placée en aval des précédentes qu’on a choisies…

Je suis premier joueur (vert) et donc placé en dernier sur la piste de score, suivi de Tristan (jaune), Maitena (bleu) et Béatrice (rouge). L’anneau d’irrigation n’est pas placé à
sa place (au centre) mais nous rectifions l’erreur avant de vraiment attaquer la partie. 10 Cartes sont placées le long du Nil, ainsi que 10 actions « en dur » sur le plateau. Ca
promet de la variété…

Le jeu dure 5 tours en tout, avec pas mal de phases par tour de jeu. Ici, on voit le choix de notre première action du 1er tour, avec le choix d’une carte en ce qui concerne
Béatrice, Tristan et moi, alors que Maitena s’est placé sur une action qui lui permet de renforcer ses positions à la carrière et au marché des céréales…

Même si le jeu est assez complexe à appréhender, mes deux gones semblent s’en sortir. Dommage qu’ils soient un tantinet excités cet après-midi…

Le 1er tour est terminé, c’est-à-dire qu’après avoir choisi nos actions, nous avons nourri nos hommes, récolté nos pierres et construit nos bâtiments. Ensuite, nous avons encaissé
des bonus de construction (1, 3 ou 6)…

En fin de premier tour, Béatrice est toujours devant au score, alors que nous allons attaquer le deuxième tour (les 10 cartes sont placées)…

Les choix sont vraiment cornéliens et obligent à prendre de la hauteur…

Vue de la situation en fin de deuxième tour; alors que je mène le bal, talonné par ma fille aînée…

Les cartes du troisième tour sont placées et on peut constater que les positions sur la carrière et le marché (à droite) sont clairement à l’avantage de Maitena et Béatrice…

Fin de troisième tour de jeu. Au premier plan, on peut voir mes très nombreuses exploitations de pierre, lesquelles sont une réussite (surtout couplées avec la carte permanente me
permettant de transformer de la pierre en nourriture)…

Nos choix lors du début du quatrième tour. A noter que, jouant en dernier, je décide de passer devant tout le monde, en abandonnant la construction du Sphinx pour une fois, histoire
d’avoir enfin des choix quand même pour les actions à venir…

Tristan et Maitena n’hésitent pas non plus à prendre de la hauteur, un peu comme si réfléchir debout était un gage de meilleurs choix…

Nouveau zoom sur les Carrières et le Marché, avec une volonté de ma part de faire descendre mon marqueur sur l’avant-dernière case de carrière, histoire de pouvoir, le cas échéant
en fin de partie, convertir pour 2PV chaque pierre restant dans mon stock…

Fin du quatrième tour et le jeu devient tendu de chez tendu avec une petite avance pour moi (7 points sur Tristan et Maitena) mais mon gone nous balance « Oulhaha, comme je vais vous
laminer ! » en référence à une de ses cartes Sphinx ! Je n’aime pas trop : que peut-il avoir le bougre ?

Voici l’étalage de cartes du dernier tour de jeu, sans aucune cartes Champs à présent (il fallait se débrouiller avant !). La plupart des cartes sont puissantes et intéressantes,
mais il ne faut pas perdre de vue, pour autant, nos objectifs personnels (inscrits sur les cartes Sphinx amassées depuis le début de la partie)…

Premier choix de chacun pour cet ultime tour. A noter que Tristan se permet le luxe d’aller directement prendre une carte assez loin (« Possibilité de garder deux cartes Sphinx au
lieu d’une seule »). En même temps, il a devant lui la fameuse carte qui lui permet de remonter le Nil une fois par tour, donc il devrait pouvoir aller se ravitailler au Sphinx quand
même…

Ca s’observe et ça cogite grave…

Le jeu est vraiment tendu tendu et c’est très bon…

Vue générale avant que nous construisions nos bâtiments…

Vue juste après la construction. Plus que 4 points d’avance sur Tristan…

Les éléments personnels de Maitena une fois la partie terminée, avec deux cartes Sphinx réussies et deux cartes avortées…

Les éléments de Tristan, avec ses 4 cartes Sphinx réussies ! Rien que ça…

La voilà sa fameuse carte si lucrative selon lui. Elle lui confère 10% de ses points précédemment acquis en bonus. Evidemment, ça va douiller sec : je me gourre en comptant (croyant
qu’il avait 135 points, je lui en donne 13 de plus)…

Les éléments de Béatrice, avec ses 3 cartes Sphinx réussies et l’une d’elles mal interprétée la fait bien couiner (elle ne marque que 3 points au lieu des 15 qu’elle avait
estimés…

Mes éléments en fin de partie, avec 3 cartes Sphinx réussies sur 4. Celle que j’ai ratée l’a été bien intentionnellement, puisque j’avais bien vu que Tristan se battait aussi dessus
et qu’il avait les reins plus solides que moi sur ce coup-là (au moins 7 marqueurs à ma couleur à la pyramide, contre 6 pour Tristan)…

La vue finale laisse croire que Tristan me dépasse de 4 points (148 à 144) alors qu’en fait, en corrigeant l’erreur stupide de calcul que j’avais commise (j’ai cru qu’un tour de
piste faisait 100 points au lieu de 50), il termine 1 point derrière moi. On en parle post-partie, et même s’il est déçu de ne finalement pas avoir gagné, il comprend bien que sa
carte Sphinx aurait été trop puissante si elle lui avait rapporté 13 points…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de choix sur le Nil offrant des dilemmes vraiment tendus et sympas,
– Les stratégies de chacun qui sont guidées par les cartes Sphinx obtenues (à la Mauer Bauer ou Dschunke),
– Les trois types de cartes Nil : permanentes, uniques ou immédiates, apportant encore des choix cruciaux et donnant à chaque joueur un profil particulier,
– Les constructions qui n’ont que 3 places à chaque tour et l’adéquation à trouver pour construire effectivement : dépense d’autant de pierres et de force d’hommes

que la valeur inscrite (et PV gagnés en retour),
– Le système d’irrigation qui laisse toujours planer un doute sur l’alimentation effective qu’on pourra assurer,
– Les scores hyper-tendus, en raison notamment d’un rééquilibrage à chaque tour de l’ordre du tour (inverse des scores),
– Le matériel du jeu, très agréable.

 

On a moins aimé
– Les cartes Sphinx prises tout à la fin et qui sont, par chance, déjà réalisées par les constructions personnelles ou communes,
– La durée excessive de cette partie.

 

Scores de la partie :

 

Piste Pierres converties Tombeaux Sphinx Total
Maitena (bleu) 61 0 0 11 72
Tristan (jaune) 67 0 0 26 93
Béatrice (rouge) 54 3 5 16 78
Ludo le gars (vert) 71 1 5 17 94

 
Note du jeu (sur cette partie) :  16 / 20

 

Durée de la partie : 3 heures

 

 

 

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