[23/11/2002] Carcassonne Die Jäger & Sammler

Participants
– Carine, grande joueuse de Carcassonne version 1,
– Eric, grand joueur de Carcassonne version 1,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Cette après-midi, nous allons tester l’un des jeux les plus attendus de ma ludothèque : la nouvelle mouture de Carcassonne, sur un thème de chasse et de pêche au temps de la Préhistoire…
Pour ce faire, Eric et Carine me semblait être les joueurs les plus justifiés pour réaliser ce test, sachant qu’ils pratiquent le premier Carcassonne plusieurs fois par semaine depuis plusieurs mois (comptez, cela représente un nombre de parties assez conséquent…).

La lecture des règles est rapide et simplissime, sachant que j’ai travaillé sur la mise en page de la VF pendant de nombreuses heures, et j’expose donc à mes invités
les modifications les plus notables par rapport à la version 1.
Nous adoptons 2 aménagements par rapport à la règle
officielle :
– Il est interdit de créer des « trous » dans le paysage,
– Chacun possède toujours une tuile en main, puis, à son
tour, en pioche une nouvelle afin d’avoir le choix entre les 2.
Ces 2 aménagements ne surprennent personne puisque ce sont ceux
que nous utilisons dans la première version du jeu (à ce
sujet, j’ai apprécié que la règle de la V2 spécifie
que toute construction non achevée en fin de partie rapporte 0
point, exceptés les réseaux de rivières et les prairies
bien entendu).


Carine place une tuile avec un mamouth à l’extrémité
du jeu. On peut remarquer le placement rapide de 2 huttes de la part d’Eric
(jaune) et Carine (rouge), tandis que j’ai placé mes 5 partisans
verts sur la surface de jeu…


La situation en milieu de partie : Eric et Carine se battent pour le
réseau de rivières du haut, tandis que je me suis approprié
seul le réseau du bas.

La suite de la partie est très agréable
à pratiquer, avec un paysage qui devient très esthétique,
même s’il est plutôt difficile à lire, avec de nombreux
pions qui peuvent malencontreusement recouvrir certains animaux.
Les coopérations, même courtes, ne sont pas très faciles
à mettre en oeuvre, car nous découvrons le jeu et il est
délicat de mesurer qui est en meilleure position pour l’emporter
(les décomptes finaux semblent très lucratifs, et mon avance
relative n’est pas un gage de victoire assurée).

La fin de partie approche, les tours s’éternisent
un peu (n’est-ce pas le gars Eric…) et je procède à des
marquages systématiques avec des rivières (5 points par
ci, 5 points par là), afin de tenter d’accroître significativement
mon avance.
En toute fin de partie, je réussis à placer l’un de mes
partisans dans une prairie inoccupée, qui devrait me rapporter
6 points, ce qui devrait être déjà pas trop mal…
Carine déprîme un peu, sur kla fin, convaincue d’être
très largement distancée aux scores, et Eric est persuadé
que me grande prairie centrale va me rapporter un nombre incalculable
de points, ce que je démens formellement car de très nombreux
tigres s’y trouvent aussi.

Nous verrons bien…


Le début de partie avec la première apparition sur
le web de mon petit Tristan, ici dans les bras de Julie)…

Nous entammons cette partie de découverte
avec des stratégies assez diférentes :
– Eric construit de nombreuses petites forêts qui lui rapportent
des points immédiats,
– Carine place ses partisans sur de nombreuses sections de forêt,
en espérant que celles-ci seront lucratives,
– Ludo le gars investit beaucoup sur les rivières poissonneuses
et les tente de glaner le maximum de tuiles bonus (grâce aux pépites
d’or).

L’une des tuiles de bonus que je pioche
très tôt est le fameux lieu de culte, me garantissant les
points de la prairie sur laquelle je place cette tuile. Une ambiguïté
des règles nous saute aux yeux : si je place cette tuile dans
la grande prairie où je possède déjà seul
un partisan, suis-je obligé d’en rajouter un sur la dite-tuile
? Cela serait contraire aux règles de placement des partisans
(sur une construction où ne se trouve personne). Si je ne place
pas de nouveau pion dessus, en revanche, la tuile n’a aucune raison
d’avoir l’effet escompté (question…). Nous tranchons en disant
que pour fonctionner la tuile requiert un pion placé dessus,
sans pour autant que l’on mette en défaut les règles de
placement des partisans. Aussi, je dois placer cette tuile dans une
prairie non encore investie par un quelconque partisan, ce qui me permet
de placer un pion sur la tuile. Je place donc ma tuile lieu de culte
en angle, de telle ma,ière qu’en en rajoutant une je connecte
la grande prairie et celle du lieu de culte.


Une vue rapprochée de la piste de scores lors du second tour
de celle-ci par chacun d’entre nous. A noter que Carine, qui avançait
au même rythme que moi s’est quasimment arrêté et
qu’Eric est en passe de la rattraper…

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du plateau (après avoir retirés
tous les pions pour cause de décomptes).

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 127 points, suivi
d’Eric avec 100 points et de Carine avec 96 points. Le détail est le
suivant :

Points acquis pendant le jeu
Huttes
Prairies
Total
Eric
66
18
16
100
Carine
68
6
22
96
Ludo le gars
88
13
26
127
Total
222
37
64
323


Débriefing
Magnifique jeu que ce Carcassonne new look ! Très subtil, avec de formidables
idées (huttes, pépites d’or, tigres), ce jeu nous a tous les 3
séduit fortement. Il est truffé de mécanismes ingénieux
et la construction progressive du plan de jeu est une merveille d’esthétisme…

Au niveau des enseignements de cette partie, j’ai envie d’insister sur 4 points
précis :
– Contrairement aux villes du premier Carcassonne, les forêts ne sont
pas très intéressantes, car mis à part les coins à
champignons (très rares d’ailleurs), elles ne rapportent que peu de points,
– Par contre, les rivières, sur lesquelles j’ai beaucoup axé mon
jeu, sont sources de très nombreux points, car il y a beaucoup de lacs
avec des poissons, et il est plus facile de clore une rivière pour marquer
des points, que de clore une forêt…
– L’acquisition de tuiles de bonus, via la complétude d’une forêt
contenant une pépite d’or, me semble, pour l’instant, être un excellent
moyen de marquer des points précieux. Je ne suis pas catégorique
sur la nécessité d’en récupérer beaucoup pour gagner,
mais je pense qu’un joueur qui fait l’impasse dessus ne pourra pas l’emporter.
– Les tigres à dents de sabre sont une arme puissante à qui veut
ruiner les efforts d’un joueur ayant investi tôt dans une prairie. Cependant,
je ne suis pas persuadé que cela suffise à « détruire »
un joueur en avance au score, tout au plus cela peut-il le ralentir (car quand
vous jouez là, vous ne jouez pas vraiment pour vous). Cette facette du
jeu me plaît beaucoup car elle emprunte à la Guerre
des moutons
ce qu’il a de meilleur, c’est à dire la possibilité
d’amoindrir les rendements des adversaires (comme pour le loup).

Au final, Carcassonne Die Jäger und Sammler est un véritable
petit bijou ludique et il m’empresse de le repratiquer avec Julie afin de lui
faire découvrir combien il est riche et attrayant.

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