[23/11/2011] Kahmaté

La coupe du monde rugby terminée depuis pile un mois, il me tardait d’essayer ce petit jeu sur le rugby, Kahmaté, sorti en 2008 chez Id&al Editions, les mêmes qui ont édité
Burdigala à Essen cette année. En compagnie de mon gone, donc, nous allons nous lancer dans une partie de découverte qui aura le doux parfum du Stade Jean Dauger de Bayonne, les maillots bleu ciel nous immergent bien dans l’ambiance, lesquels affronteront évidemment les rouges du LOU. D’ailleurs, hasard du calendrier, le vrai match Bayonne – LOU se déroule ce vendredi 25 au soir !!!.

 

KAHMATE :

 


Chacun dispose de 6 joueurs, avec 5 profils différents : le coriace, le costaud, le rapide, l’agile et le normal. A son tour, on peut réaliser deux déplacements (en général de 3
cases) et coupler ça à des passes, des coups de pieds, etc…

Etant le plus costaud de nous deux, j’entame la partie en envoyant un joueur normal et un gros à la conquête du ballon ovale…

Tristan ne pouvant pas s’en saisir tout de suite non plus, je m’en empare au tour suivant et donne un bon coup de pied en envoyant le ballon 3 cases plus loin…

Il est obligé de venir défendre le gamin. Et, comme au rugby, en occupant le terrain adverse, on ne risque pas de se prendre de points dans le dos (en tout cas pour le moment)…

Toutes les actions en dehors des déplacements sont résolues à l’aide de cartes d’endurance (un set de cartes de valeur 1 à 6 chacun). On en joue une face cachée que l’on retourne
ensuite. La plus forte désigne le vainqueur, après avoir ajouté ou retranché les bonus/malus dépendant des joueurs impliqués. Lorsque les 6 cartes ont été jouées, on les reprend
toutes en main… Ici, j’ai tenté un plaquage sur un joueur bleu ciel, en sachant très bien que je ne le réussirai pas (d’où ma carte 1 utilisée sur ce coup) !

Le jeu est étonnant lorsque les joueurs parviennent à enchaîner les passes, évidemment vers l’arrière. On s’y croirait presque ! Ici, Tristan amorce une jolie contre-attaque que je
peine à repousser, tant le système de cartes (que l’on doit utiliser pour résoudre un éventuel plaquage par exemple) est dangereux : s’il joue sa plus forte carte, je rate mon
plaquage et je me retrouve out pour un tour, ce qui le mènera probablement à l’essai…

Oulhalha, je prends de sacrés risques en laissant l’ailier bayonnais filer jusqu’à une case de ma ligne d’essai ! En même temps, il valait mieux que mes deux défenseurs ne se
livrent pas sur l’ancien possesseur du ballon, car, avec le rapide joueur qui l’a maintenant, je devrais réussir à le lui chiper…

Et hop, plaquage parfait réussi (2 points d’écart) donc je m’empare directement du ballon. En revanche, je ne peux pas poursuivre mon mouvement et je ne peux faire ni passe
(personne derrière) ni coup de pied (des joueurs rouges devant) ! Comment m’en sortir avec la courge ?

Après moult séquences de progressions lentes et defensives dans l’angle en bas à droite du plateau, je parviens à faire surgir mon ailier, lequel va, en deux tours, progresser de 8
cases en direction des poteaux adverses ! Tristan est désemparé…

Les bayonnais tentent deux plaquages de la dernière chance sur mon gros qui, malgré sa lenteur, tient fermement son ballon. Et oui, avec son bonus défensif de 1 point, il n’a guère
de mal à résister aux velléités des frêles joueurs basques…

Dernier coup de collier pour aplatir derrière la ligne d’en-but. Et c’est l’essai du LOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !

Petite vue du stade Jean Dauger après le match, les supporters ayant déjà déserté l’enceinte sportive…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La très bonne retranscription thématique du jeu, qui nous fait croire qu’on y est, alors que les aménagements de règles, inévitables, sont nombreux,
– Les enchaînements de passes vers l’arrière, générant un jeu très dynamique lorsque ces mouvements décalent le ballon d’une aile à l’autre,
– La bonne réalisation matérielle, claire et agréable à manipuler,
– Le hasard très limité finalement si l’on excepte la phase de résolution des conflits : un gros plus !

 

On a moins aimé
– La règle du coup de pied qui interdit de botter si un joueur à soi est présent devant le botteur : quid du pauvre défenseur replié ? (j’ai bien vu une variante sur TricTrac et
je vais l’incorporer à mes prochaines parties),
– Le système de cartes, assez prévisible, en fonction de la dangerosité de l’action en cours,
– Les déplacements orthogonaux : qu’est-ce qu’on aurait envie de se déplacer en diagonale avec vélocité…

 

Scores de la partie :

 

Tristan (Aviron Bayonnais) : 0 essai
Ludo le gars (LOU Rugby) : 1 essai

 

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 45 minutes

 

 

 

 

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3 commentaires à propos de “[23/11/2011] Kahmaté”

  1. pas du tout d’accord sur le commentaire lié au coup de pied..c’est le côté le plus technique et thématique du jeu..la quintescence du rugby..en gros la transposition du hors jeu…sans ça kahmaté
    ne serait qu’un jeu de baston..

    la stratégie la plus jouissive…placer un ailier le long de la ligne de touche…botter du milieu du terrian pour mettre le ballon dans l’angle du terrain et rusher avec l’aillier pour choper le
    ballon avant le gros loourdaud ‘arrière qui l’a aps vu venir…

    c’est ce qui fait le sel de kahmaté

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