[24/02/2007] Venedig

Les nouveautés Amigo sont nombreuses ces temps-ci et je me les teste en batterie : ce soir ce sera le tour de Venedig, le nouveau Wrede, l’auteur de Carcassonne. Disons-le tout de go : il n’a rien à voir ! En effet, on a affaire ici à un vrai jeu de plateau, de facture très classique et à vrai dire sans surprise. Un p’tit compte-rendu ? Ca vient…

VENEDIG :

Oui, je sais et je suis d’accord : le plateau fait très très mal aux yeux ! Je crois bien n’avoir
jamais rencontré un plateau aussi violent… M’enfin, reste à voir si le jeu est bon. Pour situer, il s’agit d’un jeu où l’on doit maximiser ses points de victoire, lesquels se
collectent sur le plateau via la construction de monuments vénitiens…
Mon deuxième tour de jeu : j’ai l’architecte des ponts bleus (2 cartes sur 3 devant moi) et celui
des basiliques violettes (2 cartes sur les 4), ainsi que une carte orange me permettant de participer à la construction d’un palais (1 carte sur les 3 requises pour ce faire)…
Une vue du plateau de jeu alors que la partie prend une tournure franchement étonnante : je possède
5 points d’avance sur Julie, laquelle en a 8 d’avance sur Sylvain qui a pourtant remonté très sensiblement au score !
Si Sylvain éprouve des difficultés à grimper haut, c’est notamment en raison de bâtiment pas
toujours très lucratifs. Ici, il vient de réaliser une place (pion vert), mais elle ne lui rapporte que 2 PV (2 cases occupées autour d’elle)…
Sylvain se montre plus que sceptique sur ce jeu. Relégué à plusieurs longueurs, il ne voit pas trop
comment revenir dans la partie. En ce qui nous concerne, avec Julie, on trouve le jeu très réussi, même s’il n’est pas très fluide : il faut bien choisir les bâtiments à construire
et savoir s’impliquer dans ceux des autres afin d’engranger quelques points supplémentaires. Mais par dessus tout, il semble qu’il ne faille pas rater les bonus en pièces d’or,
offerts lorsque son marqueur de score est adjacent à une zone où vient de se construire un bâtiment…
Une vue générale de la partie, alors que rien ne s’arrange pour Sylvain et que je creuse un peu
l’écart sur Julie, pourtant extrêmement favorisée par les maisons (bâtiment constructible tout seul pour 1PV mais avec un jeton de pièces d’or à la clé). Il va me falloir bien
négocier les derniers tours, tout particulièrement en ce qui concerne ma main de cartes car, sur ce point, j’ai un souci : je suis le plus souvent à flux tendu avec une main vide ou
quasiment…
Plus que quelques points à parcourir sur cette géniale piste de score : la position du marqueur joue
sur les possibilités de jeu (une chouette idée)…
L’inconcevable se produit : Sylvain nous remonte et nous dépasse !!! Il s’est redoutablement relancé
en accumulant une grosse main de cartes, suivie de constructions nombreuses et lucratives. Mais bon, il a moins de jetons d’or que nous…
De plus en plus fort : Sylvain clôt la partie en plaçant la dernière maison sur le plateau,
considérant qu’il ne peut pas espérer mieux. Du coup, sa petite avance de 3 PV sur moi me fait du souci, notamment parce que mes jetons d’or amassés ne sont pas si balèzes que ça.
Et quand je pense qu’avec Julie on aurait pu facilement l’empêcher de placer son pont à 10 points, il y a de ça quelques tours…
La partie est totalement terminée et Sylvain l’emporte à notre grand dam et à son immense surprise.
En effet, il n’imaginait pas qu’un tel écart pourrait se produire au niveau des jetons d’or collectés par chacun. Au final, le sentiment général que nous éprouvons est donc celui-ci
: pourquoi tant de hasard dans les jetons d’or ? Une variante s’impose…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le rôle des marqueurs de score dans la partie : leur position offre des possibilités de jeu
– Sauter les marqueurs de score des adversaires : progression plus rapide
– La coopération dans la construction des bâtiments : on a souvent intérêt à « aider » quelqu’un histoire de plus le gêner qu’autre chose
– Les différents bâtiments et leurs contraintes de placement

On a moins aimé
– La place trop importante du hasard : il faudrait placer les jetons d’or du plateau face visible (valeurs de 0 à 2) et ceux offerts en bonus devraient avoir une valeur
forfaitaires (5 ors = 1 PV par exemple)
– Le look général du jeu : mauvais mariage entre les couleurs du plateau, celles de la boîte et la qualité des très jolis pions

Scores de la partie :

 

Piste Jetons Total
Julie (rouge) 50 5 (27 ors) 55
Lucarty  (bleu) 56 6 (32 ors) 62
Ludo le gars (vert) 53 4 (20 ors) 57

Pour info, sachez que Julie a placé 8 maisons (contre 3 à Sylvain et 2 à moi) mais qu’elle a tiré 10 jetons 0 (contre 5 pour moi et 1 seul pour
Sylvain)…

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

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