[24/11/2006] Die Säulen von Venedig, Taluva

Jouer à Essen, le soir après le salon, c’est bien mais ce n’est guère propice à des parties parfaitement exactes au niveau des règles (manquements, fatigue, …). c’est pourquoi je souhaitais vraiment refaire une partie comme une découverte de Die Säulen von Venedig, un jeu superbe au niveau matos mais qui m’avait laissé un peu dubitatif quant au système de jeu. En fait, on voit déjà bien mieux ce qu’il faut faire lors d’une seconde partie, surtout que nous n’avions pas commis d’erreur de règle à Essen…
Ensuite, fraîchement réceptionné, voici Taluva qui est sorti sur notre table ludique. Un très beau jeu pour un mécanisme très abstrait. Enfin, mais il n’y aura pas de compte-rendu n’ayant pas moi-même rapporté ce jeu, nous avons découvert le bien fun Gift trap.

DIE SÄULEN VON VENEDIG :

Cette photo montre clairement qu’après quelques tours de jeux on a bien mesuré l’obligation de préparer ses constructions via le positionnement de pilotis. En revanche cette photo ne montre pas que chacun d’ entre nous est suréquipé en bâtiments à placer…
Le jeu est clairement plaisant et Charles et Anita, qui n’y avaient jamais joué, apprécient vraiment la fluidité du mécanisme, à défaut peut-être d’en utiliser toutes les finesses (par exemple, le gondolier ne sera joué qu’en toute fin de partie, Charles l’ayant conservé en main jusque là)…
Le fin du fin dans ce jeu ? Jouer des cartes pour acquérir des bâtiments ou des PV avec des spéculateurs ou autres marchands, en laissant les petits copains poser les pilotis et en se servant de ceux-ci, soit en usant de l’avocat, soit en dédommageant le joueur concerné d’un seul piloti…
Le grand moment de la partie : Charles vient de jouer la carte du gondolier alors que la partie s’achemine vers son terme. Et dire que je croyais que c’était Anita qui l’avait (du coup j’ai pioché 2 tous d’affilée dans sa main). Il ne lâchera plus la gondole et cela renforcera vraiment sa position de leader…
La partie va s’achever dans rien de temps (il ne reste que 5 pilotis dehors) et Charles possède toujours une avance d’environ 5 points. Ceci dit, c’est moi qui ait des bâtiments à poser, pas lui, et Anita placera 4 pilotis ce tour, rendant la fin de partie inéluctable le tour suivant…
Une vue générale une fois la partie terminée : je la gagne au couteau, à égalité avec Sylvain revenu dans la course in-extremis, grâce au placement de 2 bâtiments le tour d’avant (et dire que j’ai dédommagé Sylvain de 3 PV). Un final dans un mouchoir…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système de rôles associés à des cartes qui passent de main en main
– Le matériel de jeu vraiment agréable
– Les possibilités de faire couiner les adversaires : vol de piloti pour construire dessus (avocat), épuiser le stock de pilotis, …
– Le côté tranquille du jeu : on s’amuse bien sans se péter la cervelle !

On a moins aimé
– La trop grande rapidité des parties qui semblent se terminer au moment où chacun commence vraiment à jouer
– La pioche dans une main adverse en début de tour (premier joueur), qui peut briser une stratégie, sans garantie
– Les scores qui se jouent sur rien. En même temps, il faut prendre ce jeu pour ce qu’il est : un agréable divertissement

Scores de la partie :

Charles (blanc) : 32
Anita (rouge) : 27
Lucarty (bleu) : 33
Ludo le gars (vert) : 33

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

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TALUVA :

La partie a débuté depuis deux tours, initiée par Sylvain en rouge, et il est clair que commencer semble assez redoutable lorsque l’on ne connaît pas le jeu : on peut allègrement poser une tuile sur son camarade de jeu…
Sauf en cas d’un bon retour de ma part, Sylvain s’envole vers une victoire facile, avec le placement de 6 huttes (sur 20) et d’un temple (sur 3). Pour gagner il faut placer 2 catégories de pièces sur 3 en entier. Mais pour perdre il suffit de ne pas pouvoir jouer. Donc, gare de ne pas se retrouver dans l’impasse…
Sylvain jubile, tranquille, malgré mes tentatives de diversifier mes placements (histoire de ne pas grouper toutes mes constructions dans la même cité). En effet, il faut dire qu’un seul temple et une seule tour peuvent se trouver dans une même cité, donc il faudra tôt ou tard aller ailleurs…
La partie semble tourner. Et ce n’est pas le regard enjoleur du père Sylvain qui changera quoi que ce soit à ma réflexion : je commence bel et bien à voir qu’on a tout intérêt à se créer plusieurs cités à 3 hexagones afin de pouvoir y construire une tour (au niveau 3) et un temple (cité de taille 3 minimum)…
Le plateau modulaire s’est fortement rempli de pièces rouges et marrons. Je suis à présent tout près du but grâce à ma très grande cité, visible ci-dessus, laquelle n’a ni temple ni tour (on va y remédier)…
La partie s’achève sur mon épuisement de temples et de huttes, la raison revenant à ma diversification de positions, laquelle m’autorisait plusieurs réponses si Sylvain me gênait d’un côté ou d’un autre. Bien sympa. A revoir à 3 (configuration que je soupçonne d’être très intéressante).
Bilan synthétique :

On a aimé
Le matériel de jeu absolument sublime (les tuiles sont plus épaisses que celles de Java, c’est dire…)
– La condition de défaite immédiate (ne pas pouvoir construire à son tour) qui oblige à ne pas prendre de risque démesuré au mauvais moment
– L’élévation du plateau (jeu en vrai 3D), ce qui donne une nouvelle dimension au jeu
– La simplicité de la règle

On a moins aimé
– La très grande rapidité des parties : un peu trop peu pour une boîte de ce format (Amun-Re, Tour de Babel…)
– Le jeu à 2 joueurs semble donner un avantage fort au premier joueur (quand on part à égalité de connaissances)

Scores de la partie :

 

Lucarty (rouge) : 17 huttes sur 20 ; 1 temple sur 3 ; 1 tour sur 2
Ludo le gars(marron) : 20 huttes sur 20 ; 3 temples sur 3 ; 0 tour sur 2

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20

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