[24/11/2007] … Giganten der Lüfte, Auf Achse

Poursuite de la soirée avec la découverte de Giganten der Lüfte et une partie complètement foirée à cause d’une traduction de règle trouvée sur internet et approximative malheureusement.
Enfin, pour clore cette grande journé de jeux, une partie du Spiel des Jahres 1987 (il y a 20 ans !) : Auf Achse, refaçonné mode 2007 par l’auteur himself et réédité chez Schmidt Spiele. Là aussi, on a pas mal galéré pour les règles…
La première série de comptes-rendus de cette journée est .

GIGANTEN DER LÜFTE :

Chacun d’entre nous représente une nation qui s’implique dans la construction de
dirigeables. Ici, mon plateau individuel, sur lequel je placerai mes cartes acquises via des dés et qui représentent mes priorités d’investissements : 6 couleurs de cartes + cartes
de dirigeables déjà construits…
Cyrille débute de manière exemplaire, en accumulant carte sur carte, au moyen d’une
martingale qui n’est normalement pas possible (voir plus bas)…
Je mise sur la construction de dirigeables au lieu de trop axer mon développement sur les
cartes de couleurs. En effet, chaque dirigeable construit rapporte des points de victoire (ici 1). Pour gagner cette carte, j’ai jeté 2 dés blancs (car mes cartes du plateau me
le permettent) et j’ai conservé le meilleur (car un seul n’est requis pour le gain de la carte). J’ai fait 3 ou plus (valeur indiquée en haut) et j’ai donc empoché la carte…
Explication de la martingale réussie, à
tort
, par Cyrille : avec cette carte (gagnée en ayant fait 5 ou plus avec 2 dés blancs comptabilisés), il gagne 2 jetons à chaque fois qu’il l’utilise pour tenter de
gagner une autre carte de la piste. Or, s’il échoue, il gagne 1 jeton de compensation. Du coup, il a gagné 3 jetons sur ce tour de jeu. Et comme il a le droit de rejouer un
tour entier en dépensant 3 jetons, il rejoue jusqu’à la gagner !
Et voilà notre Cyrille qui met à profit la mauvaise traduction de la règle ! Celle-ci dit
: « Un commandant apporte (au moment de la tentative d’achat d’une carte) de 1 à 3 jetons bonus exceptionnels » alors qu’elle devrait dire : « Un commandant apporte une
seule fois
 (au moment où sa carte est achetée) de 1 à 3 jetons bonus exceptionnels. » Ce n’est pas tout à fait la même chose et cela nous a ruiné la
partie…
Céline est assez dépitée par la tournure des événements : Cyrille nous enfonce, nous
massacre, et on ne voit pas comment rivaliser… On remarque, sur le plateau, que beaucoup de cartes sont proposées et qu’on peut choisir librement celle que l’on souhaite essayer
d’acheter : trop de choix à notre goût.
L’une des piles de dirigeables est épuisée, ce qui donne à partir de maintenant, la
possibilité de participer à la construction du grand dirigeable du haut…
Mon plateau individuel s’est doté d’une carte similaire à celle qui a fait la fortune de
Cyrille : le commandant qui intervient sur les dés rouges…
Maud s’apprête à jeter des dés Je vous ai dit qu’on passe son temps à en jeter ? 🙂
Petite vue générale de cette partie très très décevante et on sait pourquoi…
A mon tour, donc, de jouer sur la martingale de la mort et de gagner carte sur carte sur
la fin de partie, tout en faisant mieux que Cyrille, puisque je parviens à gagner plusieurs cartes successives et à investir dans le grand dirigeable du haut…
Je vous laisse en compagnie de mon plateau individuel de gros bill…
Lors de mon dernier tour, je clos la partie en investissant dans les deux dernières
tuiles du grand dirigeabl, ce qui empêche Cyrille de rejouer…
Mon plateau individuel une fois la partie achevée. On analyse le déroulement de celle-ci
et, là, miracle, on comprend enfin le sens de la règle en utilisant la version allemande. Bon, on n’allait pas en faire une autre ceci dit, car même si on s’est planté, il ne nous a
pas semblé que le jeu puisse être très passionnant quand même…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le look des composants du jeu,
– Le choix à faire entre investir dans les dirigeables et les progrès internes.

On a moins aimé
– Jeter des dés à tout bout de champ,
– Le trop grand nombre de cartes disponibles à chaque tour,µ
– Les erreurs de traduction (je sais que c’est sympa de traduire et que cela prend du temps, mais là franchement c’est difficile d’accepter de telles erreurs, même
bénévoles…).

Scores de la partie :

Cyrille (France) : 16
Céline (Italie) : 7
Maud (Allemagne) : 13
Ludo le gars (Etats-Unis) : 21

Note du jeu (sur cette partie) : 11 / 20

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AUF ACHSE :

Dernier jeu de cette grande journée et nouvelle galère +++ au niveau des règles : trop
d’ambiguités, des manques, des phrases incomplètes… Enfin, merci quand même au traducteur 😉 Ici, une vue du plateau en situation initiale : chacun a mis son camion sur la ville
de son choix et possède 3 cartes d’itinéraire en main…
Le plateau est très difficile à lire, surtout quand on n’est pas allemand et qu’on doit
chercher sans arrêt où se trouve telle ou telle ville (il n’y a pas de localisation sur les cartes comme dans les Aventuriers du Rail). On est clairement dans un jeu
d’optimisation du problème du voyageur de commerce (livrer dans plusieurs villes en minimisant les déplacements)…
Benoît choisit la carte qu’il met aux enchères, sachant que son camion vient de rallier une ville
précisément. Sympathique système qui incite à bien estimer si on peut se permettre ou pas d’ajouter un nouvel itinéraire à sa main, réalisable avant la fin de partie et rentable. De
plus, il faut être en mesure de charger tous les cubes requis dans les villes de départ pour les acheminer vers leurs villes de destination (utilisation de remorques)…
Ma main de cartes alors que l’on est à la moitié de la partie : je pense aller charger à
Salzburg, après avoir rempli à Genève, et ensuite rallier Wien, où je chargerai en prévision de Trieste, puis Trieste, où je chargerai en prévision de Genève, puis Rotterdam. Cela
me semble jouable, mais j’omets deux paramètres importants : même si les blocages (panneaux) ne sont pas très pénalisants mes camarades vont s’en donner à coeur joie (n’est-ce pas
Benoît) et, deuxièmement, le temps va me manquer cruellement pour tout faire…
Benoît et Eric sont bien en place dans cette partie (surtout Eric..), alors que Sylvain nous a
rejoint pour cette ultime partie de la journée ! A plus d’une heure du mat’, il était temps…
On s’achemine très vite vers la fin de la partie, car Eric va réaliser son dernier contrat sous
peu et que les contrats exposés ont tous été pris ou défaussés. Notez l’erreur de traduction dans la règle : lisez « La partie prend fin dès qu’il n’y a plus de contrat visible et
qu’un joueur a joué tous ses contrats » au lieu de « … et que tous les joueurs on joué tous leurs contrats ».
Dernier contrat réalisé par Eric : il a rallié Graz depuis Bern avec 5 cubes noirs et il
empoche 5000 € pour cette transaction. Il va nous étriller… (ce qui pour moi constituera ma seule défaite de la journée !)
Bilan synthétique :

On a aimé
– La pureté du problème du voyageur de commerce, très bien rendu,
– Le système d’exposition de contrats et leurs mises aux enchères.

On a moins aimé
– La difficile lisibilité du plateau,
– Les cartes Evénements qui génèrent des trucs pas très « modernes » (avancez de 3 cases de plus, …) : je ne suis pas fan,
– Le manque de gêne possible avec les 2 panneaux proposés,
– Le déroulement assez froid de la partie.

Scores de la partie :

Benoît (rouge) : 14 100 €
Eric (orange) : 19 900 €
Lucarty (jaune) : 12 400 €
Ludo le gars (vert) : 10 600 €

Note du jeu (sur cette partie) : 12 / 20

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