[25/10/2022] Insecta – The Ladies of Entomology, Ark Nova

Autre découverte des jeux sortis pour Essen 2022, avec inattendu et exceptionnellement esthétique Insecta – The Ladies of Entomology, un jeu sorti chez Mont Taber, éditeur espagnol qui avait commis On the Origin of Species en 2019. J’avais particulièrement envie de découvrir ce nouveau jeu, sur les thème des insectes et des femmes qui en faisaient collection au XVIIIème siècle ! Tout un programme…
Ensuite, on ne pouvait ne pas se laisser aller à un petit Ark Nova des familles… 😉

INSECTA – THE LADIES OF ENTOMOLOGY

Cette nouveauté essénienne me faisait de l’œil, clairement, et en voyant le contenu de la boîte, vous ne devriez qu’être d’accord ! Un jeu sur les femmes collectionneuses d’insectes au XIXème siècle, voilà un thème pas banal, hein !
Une fois le jeu installé, prêt pour démarrer la partie.
Le plateau représente la carte du monde sur laquelle nous allons faire voyager notre exploratrice / collectionneuse afin qu’elle glane les plus beaux spécimens d’insectes sur les cinq continents, en fonction de ce que les trois grandes organisations européennes (tuiles à fond violet, marron ou vert au dos) lui demandent. Notre spécialiste de l’entomologie va aussi essayer de récupérer progressivement des récompenses / médailles qui dépendront de critères précis de sa collection.
Leila incarne Ida Laura Pfeiffer, une autrichienne qui a consacré sa vie à sa passion et qui a publié des journaux de voyages tout au long de ses périples. Les trois cubes orange placés sur sa tuile seront retirés et placés sur les tableaux des récompenses au fur et à mesure de la partie, libérant un pouvoir spécial utilisable une fois.
De mon côté, je joue Margaret Elisabeth Fountaine, une anglaise qui a passé 50 ans de sa vie à étudier les papillons diurnes et qui a amassé une collection de pas moins de 22 000 espèces !
A noter que, dans la loupe en haut, figure l’espèce préférée de ma voyageuse intrépide, présente uniquement en Océanie puisque c’est le continent de départ indiqué sur ma tuile.
A gauche, sur le plateau principal, figure un premier tableau : le tableau d’actions automne / hiver, avec Leila en première joueuse (orange) et moi second (vert).
Le déroulement d’un tour est ultra-simple : on prend son cube et on l’envoie réaliser l’action de son choix sur le second tableau d’action (printemps / été) à droite du plateau. En fonction de l’action choisie, cela déterminera aussi l’ordre du tour suivant.
Leila a choisi de voyager et de collecter un insecte, sachant qu’elle peut très bien ne faire qu’une des deux actions, voire aucune, ou les faire dans l’ordre de son choix.
Dans la foulée, je me suis placé au-dessus d’elle (donc je serai premier joueur au tour suivant), pour aller réaliser une action de contrat à prendre parmi les 3 étalés en-dessous du plateau (les fameuses lettres envoyées par les trois sociétés internationales d’entomologie).
En fin de premier tour, Leila a donc un insecte devant elle et moi un contrat. La position de nos tuiles n’a pas d’importance pour le moment mais, par la suite, on ne pourra en ajouter qu’en respectant les règles suivantes :
– Contre une tuile déjà posée ou en diagonale,,
– Jamais insecte contre insecte, ni contrat contre contrat,
– Toute sa collection doit tenir dans un rectangle de 6 colonnes et 4 lignes.
Je reviens ci-dessous sur la technique de réalisation des contrats, mais sachez qu’il convient de faire matcher les insectes avec les contrats posés, évidemment…
Alors, premier exemple : sur la tuile de contrat violette, qui émane donc de la société d’entomologie allemande, je devais positionner sur deux des quatre cases à côté d’elle un insecte de taille moyenne (bord jaune au-dessus de l’icône d’insecte) et un autre de grande taille (bord rouge). C’est donc réussi et je score 2 PV avant de retourner la tuile de contrat sur son autre face.
Ça ne vous fait penser à rien ? Nous, furieusement à Nova Luna, Habitats ou encore Sagani. On baigne exactement dans la même mécanique !!!
Et voilà le travail ! 😉
Au-dessus du plateau, on dispose de trois zones (différentes à chaque partie !) qui constituent les récompenses (ou médailles) qui sont petit à petit validées quand on y place un de nos trois cubes. Leila vient d’en placer un sur la zone la plus à droite car elle en remplit une condition : avoir des insectes de taille moyenne. Comme elle n’en a qu’un, elle a placé son cube sur la petite case avec le 1 à côté, ce qui lui octroie une action bonus immédiatement (à droite). Par la suite, si elle récupère d’autres insectes de taille moyenne et qu’elle réalise une action de récompenses / médailles, elle fera monter son cube et obtiendra les actions bonus qu’elle n’a pas encore jouées.
Pas besoin que je précise les critères des deux autres zones, je pense que vous avez compris…
Ci-dessus, vous pouvez voir que j’ai le choix entre trois tuiles d’insectes du continent asiatique. Beaucoup de paramètres interviennent dans nos choix : taille de l’insecte, type d’insecte, espèce préférée ou non, provenance, …
Petite particularité mécanique : les tuiles défaussées sont replacées face visible en-dessous des piles ! Et, quand on pioche, on choisit si on prend en haut ou en bas des piles ! Un petit aspect mémoire…
En ajoutant ce contrat à cette place, ça me va bien : il est déjà validé !
La parti est bien agréable et pas trop complexe, même si on sent que l’ensemble est bien plus fouillé que les trois jeux précurseurs cités dans le début de mon article…
A mon tour d’aller récupérer des récompenses ! Ayant trois insectes de taille moyenne, je vais pouvoir réaliser les actions suivantes en bonus : 1 déplacement + choisir 1 contrat parmi 2 issus de la pioche des lettres + empocher 2 PV.
Sur la droite, vous pouvez voir que j’ai remplacé un de mes cubes verts par un noir, ce qui indique que j’ai réalisé l’action one shot de prise d’une tuile insecte d’Océanie.
La zone de 6 colonnes par 4 lignes commence à bien se dessiner dans nos collections respectives…
Et la partie s’arrête quand ? Tout simplement quand l’un de nous aura joué soit 12 insectes soit 12 contrats ! On y est presque en fait…
Sur la droite, vous pouvez admirer la splendide boîte de On the Origin of Species, édité par le même éditeur en 2019 et que je voulais montrer à Leila…
Ça sent le money-time…
Je vais réaliser ma dernière action en déplaçant mon cube vert sur le tableau d’action automne / hiver…
Ça laisse Leila dubitative que je termine le jeu ainsi, un peu précipitamment pour elle…
Et oui, j’ai ajouté un insecte et un contrat, ça a bien accéléré la fin de partie… Quant à elle, Leila n’a ajouté qu’un insecte après un éventuel déplacement.
Voici donc la situation finale sur ce plateau.
La collection de Leila…
Et la mienne, avant le décompte final qui nous permettra d’ajouter des PV en fonction de nos espèces favorites récupérées, de la provenance d’au moins un spécimen de chaque continent et du nombre de fragments de journal de voyage atteints sur les zones de récompenses / médailles. On sent bien que c’est ce dernier point qui va générer un écart, tous les autres critères semblant trop peu discriminants…

Durée de cette partie : 1 heure 30 minutes – Note de cette partie : 15 / 20

Scores de cette partie :

Piste Insectes favoris 5 continents Fragments de journal Total
Leila (orange) 24 2 5 1 32
Ludo le gars (vert) 25 2 5 4 36

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Le look absolument incroyable du jeu et la qualité d’édition quasiment surproduite !
– La bonne reprise d’une mécanique ayant fait ses preuves en la poussant encore plus loin, en ajoutant d’autres mécaniques autour d’elle,
– Le renouvellement assuré des parties, notamment parce que les récompenses / médailles sont au nombre de 17 et qu’on n’en utilise que 3 à chaque partie, mais également parce que les exploratrices sont au nombre de 5 différentes avec pas mal d’asymétrie.

On a moins aimé
– Une règle confuse et brouillonne qui est assez ardue : aucune répétition des points essentiels, on doit même attendre le dos du livret de règle pour comprendre quand et comment jouer les pouvoirs de nos personnages, on doit aussi parfois partir des exemples pour deviner la règle !
– Une impression un poil dérangeante quand même de retrouver autant de proximité mécanique avec Nova Luna, Sagani ou encore Habitats…

————————————————————————————————————
ARK NOVA

Père et fille sur LE jeu : un super bon moment assuré !!!
Le plateau Association en début de partie avec deux projets de base sur les espèces (Espèces diversifiées et Reptiles) contre un seul sur les continents (l’Europe).
Leila a choisi le plateau asymétrique du Port commercial, ultra fort pour avoir de l’argent régulièrement…
De mon côté, je ne prends pas l’Institut de recherche que j’avais eu au choix, préférant opter pour les Stands de glaces, une valeur sûre que je ne joue pas souvent…
Ma main de 4 cartes conservées : deux cartes Mécènes assez redoutables et donc non défaussables, ainsi qu’un Alligator d’Amérique et un Puma.
Mes deux cartes d’objectif ne me font pas rêver et je ne sais fichtrement pas trop vers laquelle je vais me diriger !
Premier tour : je joue Cartes pour étoffer ma main de cartes en prévision du bonus violet spécifique à ce plateau : placer deux cartes en phase de revenus et empocher deux fois 2 points d’attrait. Je n’y suis pas encore mais j’ai bien envie de l’essayer ce bonus jamais joué je pense par chez nous…
Premier Mécène joué : les Sorties scolaires ! J’aime beaucoup la zone marron qui s’y trouve avec l’incitation à aller diversifier mes espèces, tout comme l’un des projets de conservation de base (trop parfaite la liaison)…
Très rapidement, j’accueille mon premier animal dans mon zoo, à savoir ce magnifique Tapir des montagnes ! Ce faisant, je récolte un second point de conservation et vais donc retourner une carte (Construction) ! Déjà…
Leila ne se fait pas distancer : grâce à la Diffusion de brevets, elle réalise elle aussi un gain de 2 points de conservation et opte pour un bénévole ! Quel début de partie mes amis…
Fin de la première manche. On n’a pas traîné ! 😉
Fin de la deuxième manche et déjà trois cartes de retournées chez moi ! a noter que rien n’est passé au niveau des points d’attrait et de conservation sur cette manche. Étonnant tout ça…
J’avais joué l’Expert Amériques en manche 2 mais j’ai du mal à en profiter avec mes deux animaux juste accueillis (Tamarin pinché et Pum), pourtant américains. En effet, il n’est pas chose aisée d’avoir assez de distance pour ajouter deux nouveaux kiosques… 🙁 Ça fait peut-être beaucoup avec ceux gagnés grâce aux stands de glaces…
La pause est quasiment sur la case de fin de manche…
Et Leila a juste le temps d’accueillir l’Éléphant d’Asie, Loulou, dans son zoo !
Très étonnante manche, encore une fois, avec un seul bénévole sur le plateau Association en fin de troisième manche !
Oups, on a quelques soucis avec un Grizzly nouvellement arrivé à la rivière et qui tente de s’échapper par le toit de la station de soins !
Fin de la troisième manche, donc, avec une sacrée stabilité quant à nos positions sur les deux pistes de scores…
Allez, je vais tenter d’emballer un peu tout ça, en ajoutant deux X sur ma carte Association pour aller soutenir un premier projet de conservation…
Ce n’est pas le projet le plus glorieux du monde, les Espèces diversifiées au plus bas niveau, mais bon, je fais comme je pneu ! Il faut dire que je n’ai aucun projet en main et que ceux de la rivière ne me disent rien, donc, comme il faut bien avancer, allez je m’y résous…
Quoi ??? Déjà ??? Leila relâche dans la Forêt de bambous son cher Éléphant et elle perd pas moins de 8 points d’attrait pour un gain substantiel de 5 points de conservation. Mais je m’inquiète quand même pour elle au niveau de ses revenus…
Elle a choisi de récupérer une tuile d’Université en one shot.
Petite vue de mon plateau alors qu’il y a un nombre incroyable d’enclos vides !
Leila procède à un second relâchement d’animaux, à savoir celui de son Paradisier petit émeraude. Pas mal deux d’affilée… mais attention à la chute de revenus à nouveau !
De mon côté, je poursuis l’accueil de jolies bébêtes avec un Alligator d’Amérique et un Calao bicorne.
Oui, vous le savez, on est très très bien dans le Paradis jeux ! 😉
Fin de la quatrième manche et la situation a incroyablement changé sur les pistes de scores : l’avance que Leila a sur la conservation correspond à peu près à la mienne sur l’attrait ! Ça promet…
La cinquième manche démarre fort avec l’accueil d’une Martre à gorge jaune et, surtout, d’un Tigre de Sumatra pour votre serviteur ! Leila va-t-elle commencer à flipper ? Elle m’assure que pas du tout et qu’elle sait très bien où elle va ! Bon, on en reparlera…
De son côté, elle accueille un Coati roux puis un Ours brun d’Europe…
Ah, enfin, je vais pouvoir essayer ce bonus sur lequel je m’étais porté volontaire pour le tester : je vais pouvoir placer deux cartes en-dessous de mon plateau tout de suite et empocher 4 d’attrait, puis je pourrai le refaire à chaque phase de revenus. Il n’y en aura peut-être plus beaucoup mais bon, je vais jouer le jeu et me forcer à le faire, même si j’aurai l’impression de sacrifier de bonnes cartes !
Le plateau Association alors que je viens de soutenir un projet de conservation dit Aquatique !
Allez, un petit coup d’Hydrologue et de Représentante, histoire de parfaire ma stratégie : les zones marron (vitales, selon moi, pour la fin de partie) et la piste de réputation (toujours bien utile avec les points de conservation, notamment, qui s’y trouvent)…
Fin de la cinquième manche et je crois pouvoir dire qu’on va attaquer la dernière, au vu de la position de mes deux marqueurs. Leila semble distancée cette fois… Et elle n’a qu’une zone marron sur la table avec que deux cartes Mécènes jouées (elle ne parvient pas à se rappeler d’en jouer me dira-t-elle après la partie)…
Money-time…
Deux animaux hyper-rentables pour moi, particulièrement le Bison d’Amérique du nord qui me rapporte… 12 points d’attrait en tout !!! Le Cerf élaphe, par contre, c’est plus modeste… 😉
Oh la la, Leila sent le souffle de la fin de partie…
Elle sait qu’elle ne jouera plus que deux fois : ce tour-ci et le suivant, car nul doute que je vais clore la partie !
Ça y est, j’ai croisé, grâce à une ultime action Association !
Le plateau Association en fin de partie, après le dernier projet que j’ai eu la chance de pouvoir jouer directement depuis la rivière : Programme de reproduction des herbivores ! En effet, sinon je ne croisais pas tout de suite…
Leila, à son ultime tour, a pu faire de même pour le Programme de reproduction des prédateurs !
Leila n’a pas encore croisé et seul le décompte final va lui permettre, ou pas, de le faire ! Il faut qu’elle fasse 6 points de conservation, avec ses deux cartes d’objectif + l’unique zone marron qu’elle a jouée. Ça va être chaud…
Le zoo de mademoiselle Leila…
Et le mien…
En haut, les cartes d’objectif de Leila, avec 1 + 4 = 5 points de conservation. En bas, la mienne avec 3 points.

Durée de cette partie : 3 heures 20 minutes – Note de cette partie : 20 / 20

Scores de cette partie :

Attrait avant décompte Conservation avant décompte Attrait final Conservation finale Total
Leila (bleu) 31 25 donc 49 31 31 donc 31 31-31 = 0
Ludo le gars (noir) 69 19 donc 67 69 26 donc 46 69-46 = 23

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Les nouveaux enseignements stratégiques de ces dernières parties : importance des zones marron, faire au moins 2 points de conservation par carte d’objectif, ne pas relâcher trop des animaux dans la nature, puissance de la carte Mécènes retournée, …
– L’envie de découvrir les deux nouveaux plateaux… quand ils arriveront à la maison !

On a moins aimé
– ?

————————————————————————————————————

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


2 + quatre =