[25/02/2012] New York New York, String Railway Transport

Après une petite semaine de vacances sur Paris, histoire de disneylandiser, de arcdetriompher et de toureiffeliser, nous voilà repartis pour de nouvelles aventures ludophiles… Au programme aujourd’hui : New York New York, un jeu de Wolfgang Kramer âgé d’une vingtaine d’années et que j’ai rapporté d’Essen 2011 après l’avoir cherché pendant trois ou quatre ans. avec une règle simplissime et un matériel de très bonne facture, ce jeu constituera la très très bonne surprise de la soirée dans la catégorie petits jeux malins.
Ensuite, nous jouerons à Dixit Odyssey avec la boîte apportée par Jean-Luc, ce qui explique le non-compte-rendu de cette partie (ben oui, il faut bien des critères sur mon site
sinon je passerais mes nuits sur tous mes CR….).
Enfin, pour clore la soirée, une partie vraiment trop longue de String Railway Transport, même si les mécanismes sont tout bonnement géniaux…

 

NEW YORK NEW YORK :

 


La règle de ce jeu de construction de paysage basé sur New York est limpide : à son tour on ajoute une des 6 tuiles de sa main en recouvrant l’éventuelle tuile de même numéro déjà
jouée. Le but étant d’avoir, en fin de partie, un maximum de tuiles à sa couleur sur le dessus du paysage…

Après un tour de jeu, quatre tuiles ont été jouées, à savoir la 8 bleue (couleur de Quentin), la 9 et la 11 jaunes (couleur de Tristan) et la 12 verte (ma couleur). Pour le
moment, aucune tuile rose de jouée, ce qui est plutôt une bonne chose pour Jean-Luc puisque, ainsi, il peut espérer que sa couleur serve moins de fondations que celle des
autres…

Ultra-fluide et pourtant ultra-malin, ce jeu ne dépareillera pas aux côtés de jeux tels que For Sale ! ou Non Merci. Vraiment, je suis bluffé par ce mécanisme tout bête et pourtant
si jouissif… On ressent un peu du Justinian en y jouant…

Plus la partie progresse, plus le paysage se forme et plus on regrette de voir les tuiles de sa couleur déjà posées. En effet, elles ont toutes les chances d’être recouvertes plus
tard. Mais ce n’est pas sûr ! En effet, si vous prenez les tuiles en question en main et que vous ne les jouez jamais, on vous verra toujours au sommet…

La réserve de tuiles cachées est épuisée et le paysage ressemble à cela à ce moment du jeu. A noter que le joueur rose s’en tire fort bien, à condition d’être dans le bon timing
pour poser ses propres tuiles vers la fin…

Petite vue des 6 tuiles proposées encore à la pioche visible, et ensuite on jouera jusqu’à ce que l’on veuille passer ou que l’on ait fini sa main… Un dilemme, d’ailleurs,
prévisible : quand sera vraiment le bon moment pour passer ?

Tristan hésite sur la tuile à jouer, lui qui est vraiment très visible encore sur le paysage central. D’ailleurs, une fois la pioche épuisée, il passera tout de suite, ce qui
m’apparaît quand même comme trop tôt (mais il n’a plus de tuiles à sa couleur en main nous dira-t-il post-partie)…

Petite vue du dilemme hallucinant qui se présente à moi : j’envisage de réaliser la suite 7, 8 et 9 (sachant que la tuile 7 m’est d’ores et déjà acquise). Comment faire ? Jouer la 8
ou la 9, au risque de me fraire recouvrir par Jean-Luc ? Me recouvrir ma propre tuile 10, histoire de temporiser ? Mais si la seule tuile 10 qui me manque (la bleue) est chez
Tristan, ce serait quan même un beau gâchis… Après quelques secondes de réflexion, j’opte pour cette solution, pensant ainsi profiter de ma position de dernier joueur pour
recouvrir les tuiles 8 et 9 que Jean-Luc jouera avant moi…

La configuration finale de cette partie après que j’ai réussi à figurer au sommet des piles 8 et 9 comme escompté. La prochaine fois, ceci dit, on jouera autant de manches que de
joueurs afin que chacun puisse profiter de la position de dernier, effectivement avantageuse mais que l’on doit savoir intégrer à sa stratégie de jeu (ne pas prendre que ses propres
tuiles en main afin de pouvoir faire autre chose à la fin que de se voir recouvrir dans la foulée, choper deux ou trois tuiles de même numéro avec la sienne afin de ne pas se faire
contrer au tout dernier moment, …). En tout cas, le jeu est vraiment excellent et mériterait une réédition, c’est clair !
Bilan synthétique :On a aimé
– La limpidité de la règle et son efficacité dans le plaisir ludique !!!
– Le matériel proposé, très agréable,
– Les choix à faire lorsqu’on pioche : prendre ses propres tuiles ou celles des autres ?
– La mémorisation requise des tuiles prises par les autres joueurs, surtout sur des numéros que l’on vise (et oui, il faut avoir des objectifs).

 

On a moins aimé
– L’avantage d’etre dernier joueur, heureusement lissé si on joue autant de manches que de joueurs.

Scores de la partie :  

 

Jean-Luc (rose) : 17 (5+12)
Quentin (bleu) : 18 (2+3+10 + bonus de 3)
Tristan (jaune) : 21 (4+6+11)

Ludo le gars (vert) : 31 (1+7+8+9 + bonus de 6) 

 

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20


Durée de la partie : 15 minutes

 

 

 

 

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STRING RAILWAY TRANSPORT :

 


Un matériel très original dans la petite boîte japonaise : des cordelette colorées pour représenter des rails de chemin de fer et des tuiles carrées pour représenter les gares que
l’on reliera…

A cinq joueurs, ça va être quelque chose ! La zone intérieure à la cordelette noire représente le terrain de jeu et la zone blanche la montagne. Chaque tuile carrée à l’intérieur
est soit une gare colorée (pour recevoir les cubes livrés) soit une gare de banlieue (apportant des cubes à livrer)…

Comme prévu, le jeu, même s’il ne se déroule qu’en 5 tours par joueur, va durer, durer, durer…

En fin de premier tour, les tuiles d’ordre du tour sont redistribuées en fonction du nombre de cubes livrés (au hasard en cas d’égalité)…

Il est vraiment délicat de ne pas faire tout bouger en posant sa cordelette, surtout à 5 joueurs avec toutes ces cordelettes qui se retrouvent à la limite de la connexion de
certaines gares et qui se chevauchent parfois…

Je prends un risque débile, disons-le, en piochant une deuxième carte d’objectif sans avoir réalisé ma première ! En plus, je suis assez mal placé même pour faire la première !
Heureusement que j’ai investi dans une meilleure locomotive par deux fois afin d’avoir 5 PA au lieu de 3 pour les trois derniers tours…

La tension monte, avec des temps de réflexion qui s’allongent et, problème non négligeable, des temps d’attente qui sont quand même exagérés entre deux de ses tours…

Quentin pose une nouvelle voie marron…

Au tour de Tristan, avec ses voies oranges…

Petite vue générale, totalement illisible pour un non-initié au jeu, juste avant l’ultime tour…

Je réussis, in-extremis, mes deux objectifs aux deux derniers tours, non sans pester contre Quentin qui termine la partie en jouant à la parlante avec son paternel : du coup, je me
fais chiper un cube blanc qui me semblait promis et je perds le gain de 2 ou 3 autres cubes colorés que j’aurais pu livrer si je n’avais pas eu besoin d’aller chercher un cube blanc
distant pour réaliser mon dernier objectif …

Jean-Luc réalise son ultime tour, sous le contrôle de Quentin qui l’aide à optimiser ses gains… Comment ça, je semble rancunier ?   😉

Et voici la vue finale de cette partie, une fois que les décomptes ont été effectués. Même si le jeu est indéniablement une réussite, il reste à la fois un goût amer pour moi sur
cette fin de partie et une vraie impression de lenteur finale. Clairement, le jeu gagne à être joué à moins de 5, trois ou quatre joueurs me semblant plus adapté pour que l’on
n’attende pas trop longtemps entre les tours…
Bilan synthétique :On a aimé
– L’originalité du matériel : une vraie réussite qui donne vraiment envie de jouer !
– Les finesses stratégiques et tactiques du jeu, une sorte d’Age of Steam joué avec trois bouts de ficelle…

 

On a moins aimé
– Les temps d’attente entre les tours, surtout à 5 joueurs,
– La difficulté pour ne pas tout faire bouger quand on ajoute une cordelette,
– L’importance de l’ordre du tour, trop souvent résolu au hasard (même nombre de cubes livrés).

Scores de la partie :  

 

Tristan (orange) : 26 (10 d’objectifs + 15+1 de séries)
Maitena(violet) : 26 (5 d’objectifs + 15+6 de séries)
Quentin (marron) : 36 (5 d’objectifs + 15+15+1 de séries)
Jean-Luc
(rose) : 31 (0 d’objectifs + 15+10+6 de séries)
Ludo le gars (vert) : 26 (10 d’objectifs + 15+1 de séries) 

 

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20


Durée de la partie : 1 heure 45 minutes

 

 

 

 

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