[25/03/2004] Santiago

Participants
– Jérôme, joueur jusqu’au bout de la nuiittttttttttt…
– Vincent, idem,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
De temps en temps, les soirées du jeudi à Rochetaillée prennent des proportions démesurées et c’est bien agréable lorsque cela n’était ni prémédité, ni même un tantinet tangible avant que cela se produise… Résultat, alors que l’horaire pourrait être qualifié de tardif, nous nous remettons en selle, nous les vrais joueurs noctambules (private joke ;-)))), autour d’une partie de Santiago, l’un des meilleurs jeux sortis à Essen cette année.
Ayant déjà joué à ce jeu en décembre, j’explique la règle à Jo et Vincent, puis nous partons pour notre premier tour d’enchère, avec Vincent dans le rôle de l’irrigateur, 3 oasis placés sur le plateau tout comme le point d’eau et les couleurs de cultivateurs réparties entre nous : blanc pour Jérôme, violet pour Vincent et noir pour Ludo le gars.


La configuration initiale de la partie : le point d’eau est placé
de manière assez facile (ni bord, ni coin) et les oasis jouent
le rôle d’un cultivateur supplémentaire pour le joueur qui
place une parcelle sur la case concernée…


Vincent calcule comment optimiser ses coups, dans un début de
partie assez pacifique, où chacun ne va pas trop s’implanter en
lisière des parcelles du même type des autres joueurs…


L’ambiance est très (trop ?) studieuse et même si le jeu
tourne bien, nous sommes persuadés qu’il doit être largement
supérieur lorsque plus de joueurs sont attablés…


Il fallait que l’un d’entre nous brise ce déroulement solitaire
et tente une coopération gagnante-gagnante avec un adversaire :
je m’y risque en plaçant une parcelle de banane avec 2 cultivateurs
adjacente au grand champ contrôlé par Vincent…


La partie parvient quasiment à son terme et je vais miser très
cher pour acquérir la tuile banane ici présentée,
dans le but de la placer en haut à droite du plateau, juste à
côté de la mienne, dans une parcelle déjà irriguée…


Jérôme, ayant misé moins que Vincent et moi lors
du premier tour, est l’irrigateur qui place ici le premier canal, sans
tenir compte de la proposition de Vincent (symbolisée par le bâtonnet
violet et qui l’aurait bien arrangée pour irriguer son champ de
pommes de terre)…


Une vue rapprochée où l’on peut voir que les champs sont
bien irrigués et que Vincent s’est adjugé une parcelle juteuse
avec l’oasis sur ses cultures de bananes (on considérera qu’il
possède 3 cultivateurs sur cette case)…


Sur cette photo, on se rend bien compte de la faiblesse de nos taquineries
: seul un champ (les pommes de terre) est occupé par 2 joueurs
différents (je me suis implanté dans le champ entamé
par Vincent), alors que d’autres, comme les piments ou les bananes, sont
lucratifs mais ne servent les intérêts que d’un seul joueur…


Sur la fin de la partie, je deviens irrigateur à 2 reprises
essayant de ne privilégier les intérêts d’aucun de
mes adversaires. En effet, assez bien placé au score, j’évite
ainsi qu’ils s’arrangent mutuellement, quitte à payer assez cher
pour les canaux…


La partie est terminée, après que la grande sécheresse
a eu lieu, et la phase calculatoire va commencer…

Décompte final
Durée de la partie : 60 minutes – Mise en place du
jeu : 10 minutes – Explication des règles : 15 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 109 escudos (dont 9 en argent
réel), devant Vincent avec 99 escudos (dont 9 en argent réel)
et Jérôme avec 70 escudos (dont 21 en argent réel).

Débriefing
Santiago est un très bon jeu mais il n’est pas forcément le meilleur
qui soit à 3 joueurs. Nous avons joués tard (la partie a commencé
à 1 heure du matin) et nous avons peut-être pris un jeu trop bouge-neurones
pour cet horaire tardif. Quoi qu’il en soit, la partie a été fluide,
sans temps mort, et je crois que tous les joueurs ont apprécié
le jeu, à défaut d’être pris de passion subite pour celui-ci.
En ce qui me concerne, la situation est un peu différente car j’avais
eu l’occasion d’y jouer à 4 et c’était vraiment très bien,
alors je suis un poil indulgent en ce qui concerne une configuration plus restreinte.
En fait, j’ai même aimé la partie pour de vrai de vrai…

Santiago n’est pas un jeu facile, il fait partie de ces jeux où l’influence
que l’on exerce sur son voisin est primordiale, où il faut savoir se
montrer discret tout en étant persuasif auprès de l’irrigateur
pour qu’il ne laisse pas vos champs s’assécher. Tout un art…
A la vue de cette partie, il semble qu’il ne faille pas hésiter à
venir se coller à votre voisin, pour au moins deux raisons :
– Vous bénéficiez de la taille de son champ préalablement
construit (et ce d’autant plus si vous placez une seule tuile avec 2 cultivateurs),
– Les intérêts communs se multipliant, vous avez toutes les chances
d’être irrigué par votre voisin, ou, en tout cas, pouvez espérer
un soudoiement bonifié auprès de l’irrigateur.
Sur cette partie, donc, je remporte la mise grâce à mon incursion
réussie dans le champ de bananes de Vincent : je marque ainsi 32 escudos,
tout en lui rajoutant seulement 16 (il en aurait gagné 48 tout seul,
64 avec mes 2 parcelles ajoutées). Or je gagne la partie de 10 points…

Santiago, j’aime beaucoup et j’essayerai de le jouer à 5 la prochaine
fois pour mesurer l’ampleur de la difficulté réputée pour
être irrigué, assez facile à 3 joueurs avec placement de
la source vers le centre…

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