[25/04/2002] Le Lièvre et la Tortue

Participants
– Julie, très à l’aise dans le rôle de la tortue…,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Cette première partie du Lièvre et la Tortue a commencé par la lecture des règles et notamment de la prise de conscience de la complexité dissimulée de ce jeu (à tous les niveaux).
Nous sommes 2 (qui a dit « Comme d’habitude ! » ?), aussi nous utiliserons la variante pour 2 joueurs que l’auteur du jeu propose dans sa règle :
– Chacun prend 2 pions (Julie : vert et rouge, Ludo le gars : orange et gris),
– Chacun prend 98 carottes et 5 cartes salades,
– Le gagnant sera celui qui aura terminé le parcours en premier avec ses 2 pions (seul le second aura la contrainte du nombre de carottes maximal pour franchir la ligne).

C’est parti !
Nous passons le premier tiers du parcours très collés les uns aux autres (est-ce normal ?) avec une vitesse de croisière extrêmement lente.

Arrivés aux alentours de la moitié du parcours, je décide alors de prendre le risque de me lancer devant avec mes 2 pions. Ce sera probablement difficile, sachant que je n’ai pas des centaines de carottes en main et que les 2 premières positions ne sont pas très lucratives. Mais bon, je verrai bien…
Je parviens à faire la course en tête, en procédant à des inversions de positions entre mes 2 pions, à chaque tour, afin de gagner des carottes sur des cases telles que les chiffres. Cela fonctionne donc assez bien, même si Julie amasse un nombre considérable de carottes pendant ce temps, ce qui n’est pas fait pour me rassurer.

Sur la fin du parcours, je me retrouve avec un nombre de carottes assez faible, mais qui me satisfait car il devrait m’éviter de temporiser sur les dernières cases, pour en éliminer.
Julie rapplique alors, mais commet l’erreur de s’arrêter sur une case lièvre, alors qu’il semble ne rester que la carte de passage d’un tour…
Et boum, elle la pioche !

Je parachève ma course en plaçant mes 2 pions sur les 2 dernières cases carottes, ce qui m’apporte le confort de stationnement pour gagner ou rendre des carottes éventuelles. Je n’aurai pas besoin de cette avantage, puisque je parviens à franchir la ligne d’arrivée, coup sur coup, avec mes 2 pions, en épuisant complètement et à la case près mon stock de carottes.

Décompte final
Je gagne la course avec mon pion orange, suivi de mon pion gris, tandis que le pion vert de Julie termine troisième et le rouge dernier.
Il ne me reste aucune carotte et seulement 12 pour Julie.
La plus grande avancée en un tour est à mettre à l’actif de Julie avec un bond de 18 cases pour son pion rouge, qui dépense au passage 171 carottes !

Débriefing
Très belle partie de découverte ! Beaucoup de plaisir pris et le sentiment que la partie suivante sera encore plus belle, avec la mémoire de celle-ci et l’appropriation des mécanismes.

Sur le jeu proprement dit, les enseignements sont les suivants :
– Il semble qu’il vaut mieux être derrière dans la première moitié du parcours (pour amasser le maximum de carottes) et devant dans l’autre moitié (pour se placer tranquillement sur les cases les plus intéressantes : notamment les 2 dernières cases carottes du parcours),
– Il semble possible, à 2 joueurs uniquement, de mettre en place une stratégie de déplacement basée sur l’inversion de position à chaque tour. Je m’explique : se placer sur les cases 2 avec un pion, se faire doubler par l’autre pour être deuxième, repartir en gagnant 20 carottes en doublant l’autre pion et en atterrissant à nouveau sur une case marquée 2. Cela paraît jouable même si l’autre joueur fera tout pour vous en empêcher...

Pour finir, je souhaite dire encore combien ce jeu est agréable à jouer, grâce à un graphisme enfantin peu commun et très reposant. Vraiment, cette version du jeu est très belle ; en tout cas, nettement plus que la ré-édition disponible dans le commerce.

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