[25/04/2009] Löwenherz, King Lui, Krone & Schwert

Thématique ludique des Ludophiles ce samedi, avec « Les têtes couronnées » au programme ! Ainsi, l’occasion est rêvée de se lancer dans quelques parties
où se côtoient rois, reines et autres couronnes, certains joueurs allant même jusqu’à initier des parties où la guillotine fait son office…
De mon côté, ce seront 3 parties qui rythmeront ma journée :
Löwenherz, évidemment, mon jeu préféré, et en plus je vais le faire découvrir à 3 amis, donc c’est que du bonheur,
King Lui, à l’apéro, avant le souper, un petit jeu sans prétention,
Krone & Schwert, un jeu réalisé par l’auteur de Carcassonne, et comme je n’avais pas encore découvert de nouveaux jeux ce soir, c’était l’occasion de m’y lancer…

Voici les comptes-rendus !

LÖWENHERZ :

 


Deux ans après ma dernière partie sur ce formidable jeu, je profite donc de cette thématique sur les rois pour le faire découvrir à Franck (pièces jaunes), Jacques (pièces grises)
et Pierre (pièces rouges). Quant à moi, je joue avec les pièces violettes et nous bâtissons un plateau de jeu aléatoire avec une mise en place libre et totale (3 châteaux secondés
d’un chevalier chacun)…

La phase de mise en place des châteaux est cruciale et particulièrement délicate à développer. Comme il doit y avoir 6 cases entre deux de ses propres châteaux, et qu’on a envie,
forcément, de pouvoir s’étendre dans des zones lucratives (villes, collines), il n’est pas du tout aisé de se décider et nous pouvons bien, tous, faire nos bus lents…

La voici, la voilà, cette fameuse mise en place initiale ! D’après mes partenaires de jeu, mes deux positions en haut du plateau sont très bien vues, car proches et pouvant éviter
d’avoir trop de conflits avec les autres joueurs. Ah bon ?

Les premières frontières de cette partie sont posées par Pierre, alors que nous venons de goûter aux plaisirs de la première phase de négociation de cette partie prometteuse…

Bon, voici ce qu’a donné ce premier tour : 1 carte politique choisie par moi-même (un p’tit Renégat), 3 frontières posées par Pierre et 1 chevalier ajouté par Jacques. Quant à
Franck, il a négocié de l’argent pour se désister de l’action visée…

Le premier royaume créé est mon oeuvre, avec ce petit (mais précieux et potentiellement ouvert) territoire de violet de 8 cases, comportant 1 ville et 2 collines…

Et ça discute, et ça discute…


Bien, avec le royaume rouge qui vient de se fonder, quelques temps après mon extension sur les 2 collines voisines, les choses sérieuses vont pouvoir commencer…

Histoire de ne pas craindre de me retrouver victime d’un Renégat adverse, je n’hésite pas à m’emparer des 3 cartes en jeu, toutes disposées dans la même pile, et glanées après
3 tours consacrés à leur prise…


Une vue générale de la situation alors que les royaumes se créent (2 violets, 1 rouge, 1 jaune et 1 gris) et que je commence à avoir pas mal d’avance au score…

Je joue ma première carte Renégat pour convertir un chevalier gris en violet (placement dans une forêt d’où paiement de 5 ors de ma part). L’idée est de mettre tout le monde à
égalité dans cette zone, histoire de susciter une attaque du jaune envers le gris (il a une double extension à venir : +1 chevalier jaune puis prise de la ville et de la colline du
bas). Gnark, gnark…

Les négociations sont quand même le coeur de ce jeu éminemment fin et interactif. Délectez-vous, nobles lecteurs de ce blog, en écoutant les arguments avancés par les uns et
les arrangements savamment proposés par les autres…


Ca, c’est de la belle carte Actions : 1 carte politique OU 1 extension OU 2 extensions. En même temps, Jacques et Franck couinent un peu, eux à qui ils manquent des frontières pour
clôturer un second royaume…

Une petite vue de l’extension jaune relatée plus haut et qui a bien gêné Jacques. Il faudra, maintenant, que je sois vigilant par rapport à ce dangereux positionnement jaune,
histoire qu’il ne passe pas par la droite de mon royaume violet…

Surpris que la carte de 5PV de la pile de gauche des cartes politiques soit encore là, je décide de temporiser sur le plateau et de faire cette action, histoire de prendre 5
points de plus, toujours précieux et autant que les autres n’auront pas…


Et voilà comment je joue ma seconde carte Renégat : couplée à l’action de prise d’argent, je m’en sers pour faire l’effet inverse de tout à l’heure, à savoir retirer un chevalier
jaune et en rajouter un à moi. Qui est-ce qui va certainement reperdre sa ville et sa colline ?  😉

Comme mes copains ne semblent pas décidés à prendre les cartes de points de victoire, je leur retire le poids de cette décision en m’en chargeant : et hop, 4PV de plus pour moi,
dorénavant avec 18 points d’avance sur mon premier poursuivant…

Nous sommes au coeur des cartes D et la partie se déroule de manière limpide pour moi : ultra bonifié par les collines (4PV en moyenne, contre 0 ou 1 pour adversaires), ultra pourvu
en Renégats (3 cartes sur les 3 disponibles) et en Parchemins (9PV sur les 12PV disponibles), déjà en possession de 2 royaumes clos, je ne crains plus grand-chose, excepté si mes
camarades m’empêchent systématiquement de jouer les actions proposées…

Très bonne ambiance autour de la table malgré ma très nette domination. Ouf ! Cela n’empêche pas mes camarades de jeu d’apprécier…

Histoire de parachever le travail, je m’apprête à clore mon 3ème royaume et, cela, sans poser la moindre frontière ! Ca a du bon l’extension…

Et voilà le travail : extension de deux cases venant de mon royaume de droite et clôture du royaume violet du haut (et du rouge du centre du même coup). Certes, ceci dit, mon
royaume du haut, immense, est très très faible au niveau défense…

Il sera dit que j’ai en plus eu de la chance lors de cette incroyable partie : le roi se meurt dans la foulée et la partie s’arrête instantanément m’offrant une avance démentielle
que je pense difficile à renouveler de sitôt…

La configuration finale de cette superbe partie, même si mes adversaires n’ont pas réussi à modifier le cours des choses…
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’interaction démentielle de ce jeu, pourtant à aucun moment chaotique,
– La limitation à 3 actions par tour pour 4 joueurs, générant des situations de négociations délicieuses,
– L’immense plaisir global ressenti quand on joue à Löwenherz.

On a moins aimé
– La quasi-obligation d’être 4 joueurs pour pouvoir se lancer dans une partie de ce jeu.

Scores de la partie
:

   Piste de score Collines finales
Total
Franck (jaune) 32 4 36
Jacques (gris) 24 1 25
Pierre (rouge) 19 4 23
Ludo le gars (violet) 58 9 67

Note du jeu (sur cette partie) : 20 / 20


Durée de la partie : 2 heures 45 minutes

 

———————————————————————————————————————————————– 


KING LUI :


Manger les mêmes plats que le roi mais jamais plus que lui. Voilà l’idée du jeu, le fil conducteur qui nous mènera tout au long de cette petite partie d’apéro…

Comme nous sommes 4 à jouer, 8 cartes seront retournées et classées par service. Soit on prend toutes les cartes d’un plat, soit une seule carte de la pioche. Ce qui restera ira
dans l’assiette du roi. On devine déjà les dilemmes…

Franck réalise le service suivant, alors que sur la gauche on peut voir l’assiette du roi qui contient pour le moment : 4 bouteilles de vin et 4 gâteaux…

Il s’en met plein la panse notre bon roi Louis ! Heureusement que son fidèle Emerald le surveille et que, par 5 fois dans la partie, il viendra manger 2 de ses plats…

L’une des 5 cartes Emerald de la pioche, qu’un joueur peut décider de prendre (à la place d’une autre action à son tour de jeu), afin de choisir les 2 cartes de plat qui
seront retirées de l’assiette du roi…

Vue générale à quelques encablures de la fin de partie et alors que nous déplorons que les cartes Emerald soient sorties aussi tôt, la fin de partie ne réservant plus vraiment
de surprises quant aux plats du roi…


L’assiette finale du roi et des gains juteux pour tous les plats, mais particulièrement les poulets, les jambons et les fruits (6 points par carte acquise par les joueurs). Le tout,
évidemment, est de ne pas avoir emmagasiné plus de cartes que le total du roi…

Chacun de nous a étalé sa main de cartes et a classé ses plats. Première -bonne- surprise : personne n’a excédé la quantité mangée par le roi, quel que soit le plat. Deuxième
enseignement : il faut surtout avoir beaucoup de cartes en main car les gains se valent presque…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le système pervers : ce qui n’est pas mangé va au roi, mais, du coup, cela renforce un plat qu’on n’a pas pris !
– La rapidité et la fluidité du jeu.

On a moins aimé
– Le peu de profondeur du jeu, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande,
– Le peu d’engouement réel, on s’amuse bien, OK, mais après on passe à autre chose (je ne suis qu’assez peu client de ce genre de sentiment ludique).

Scores de la partie :

Franck : 69
Jacques : 71
Pierre : 72
Ludo le gars : 81

Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20


Durée de la partie : 15 minutes

 

———————————————————————————————————————————————– 



KRONE & SCHWERT :


Avec son look moyen-âgeux mais également très verdâtre un poil « caca », ce jeu n’a pas tout plaire de prime abord. En même temps, ne le connaissant pas et voulant essayer de
découvrir les jeux de ma ludothèque non encore pratiqués, je le suggère à mes camarades de jeu ce soir. Une fois la règle lue, la première impression est qu’on va galérer sur le
coup des actions et les conditions requises…

Nous venons de mettre en place le matériel : 4 planches de jeu (nous sommes 4 joueurs) avec des cases de plaines (vert clair), de forêts (vert foncé) et de de montagnes (grises),
ainsi que le positionnement initial de 2 blasons par joueur (bleu pour Romain, jaune pour Jacques, orange pour Sébastien et rouge pour moi), sur des cases non adjacentes (lieux où
l’on peut construire)…

Voici ma main initiale de cartes, sachant que chacune d’elles peut être utilisée de 3 manières différentes : pour son action (construire une ville X2, construire une cathédrale,
construire un château-fort), pour sa valeur en combat (2, 2, 3 ou 2) ou encore pour étendre son royaume d’une ou deux cases (avec placement d’un blason à chaque fois)…

Après un tour de jeu, on voit que nous avons tous réalisé les mêmes actions ou presque : extension d’une case et construction d’une grande ville (pour Romain, Sébastien et moi),
alors que Jacques a construit un château-fort à la place de la ville. A son tour, comme on ne dispose que de 3 points d’action, cela va assez vite…

Ayant réussi, dès mon deuxième tour, à posséder une ville et un château-fort, je deviens le premier roi de la partie et lève des impôts (gain = 1 PV pour chacun de mes
châteaux-forts)…

Bien, je serai resté roi 2 tours (d’où un encaissement de 2PV en tout), et Romain a décidé de lancer une révolte, couronnée de succès, lui octroyant du même coup, le droit de
devenir roi à son tour…


A présent, c’est Jacques qui est roi, et le moins que l’on puisse dire c’est que la position de roi est tout sauf sécurisée… Il faut savoir qu’avec la règle d’allégeance qui
impose aux autres joueurs de choisir leur camp (mauis face cachée), on a quand même souvent affaire à des révoltes victorieuses…

Sébastien construit la première cathédrale du jeu, ces dernières ayant principalement pour rôle de rapporter des points de victoire lors des changements de roi, pour peu d’être dans
le camp des vainqueurs…

Je parviens à redevenir roi, au prix de pas mal de dépenses de cartes, mais cette fois, je sécurise un de mes tours grâce à une providentielle visite papale en mon royaume…


Tout va, tout change, c’est à nouveau Romain qui s’est emparé du sceau du roi, et il vient d’annoncer qu’il n’est pa si loin des fatidiques 20 points de victoire, synonyme de la
mise en route de la fin de partie…

Jacques, très actif sur cette partie, construit une nouvelle cathédrale, ce qui est bien venu pour un roi… Quant à Sébastien, il est ultra discret, ne soutenant jamais par des
cartes lorsqu’il fait voeu d’allégeance à l’un ou l’autre des camps, et ne lançant lui-même jamais la moindre révolte. Du coup, il stocke les cartes le bougre…

Derrière mon paravent, on voit que j’ai accumulé 19 points de victoire, mais cela me paraît bien peu par rapport à ce que doit posséder actuellement Romain et Jacques (valeurs non
annoncées car pas en position de nouveau roi pour le moment)…

C’est Jacques qui provoque la mise en route de la fin de partie, avec sa prise de pouvoir et ses 28 points de victoire déjà amassés. Pfouhh, cela va être dur de revenir sur
lui…

Sébastien, roi du stockage de cartes, attend le moment opportun pour tenter le ravissement du pouvoir (5 PV une fois la partie achevée) tout en défendant alors bec et ongle sa
position. En aura-t-il le temps ?


La partie s’achève presque instantanément après la photo précédente, c’st-à-dire alors qu’il restait 19 cartes à piocher (la carte Spielende avait été placée aléatoirement dans les
20 dernières). Du coup, Sébastien est bel et bien roi, mais in-extremis et en plus il avait pris le risque de ne jouer qu’une seule carte contre Romain (ce dernier s’en mord encore
les doigts de ne pas avoir défendu avec toutes ses cartes, il aurait alors gagné le combat et la partie). La partie se termine en eau de boudin, Sébastien ayant démarré trop tard
pour espérer quoi que ce soit et Jacques remportant la victoire au nez et à la barbe de Romain, victime malheureuse le tour précédent…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La notion d’alliances tournantes entre les joueurs,
– Les 3 utilisations possibles des cartes,
– La relative simplicité des règles, une fois le jeu digéré, ce qui pourrait donner un jeu sympa dans un groupe de joueurs qui serait prêt à y revenir souvent.

On a moins aimé
– Le côté au final assez froid et peu enthousiasmant du jeu,
– Le look des composants avec cette étonnante alternance de cases carrées et octogonales, dans des tons peu engageants,
– Le trop grand nombre de retournements de situation avec ces révoltes incessantes,
– La difficulté pour miser des cartes de manière discrète en complément de sa carte d’éllégeance (on a décidé de le faire finalement selon la variante ci-dessous).

Variante

Pour ne pas être gêné pour placer des cartes sous sa carte d’allégeance, on peut décider d’annoncer, à tour de rôle, en
commençant par le joueur assis à gauche du roi, combien de cartes on place. Ainsi, en parlant en dernier, le roi peut essayer d’estimer s’il doit se défendre et à quelle
hauteur.

Scores de la partie
:

   PV Régions
Constr. Roi Total
Romain (bleu) 33 2 7 0 42
Jacques (jaune) 35 5 8 0 48
Sébastien (orange) 23 2 8 5 38
Ludo le gars (rouge) 27 5 7 0 39

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20


Durée de la partie : 1 heure 45 minutes

 

———————————————————————————————————————————————–

Une réponse à “[25/04/2009] Löwenherz, King Lui, Krone & Schwert”

  1. Löwenherz:
    J’ai bien aimé ce jeu, il faut à la fois négocier avec ses partenaires de jeu et essayer de tirer son épingle du jeu.
    J’aimerai bien rejouer à l’occasion.

    A+
    Franck

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


trois × 9 =