[25/09/2004] Kardinal & König

Participants
– Octavie, sympathique sœur de Romain, en week-end dans la région,
– Elise, ma belle-sœur, juste avant le match de l’OL, tous ensemble, tous ensemble ;-),
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
En ce moment, j’ai tendance à rejouer à des jeux très bons que j’avais un peu laissés de côté ces derniers temps, pour diverses raisons, dont certainement l’attrait de la nouveauté. Heureusement, les journées thématiques des Ludophiles sont là pour nous faire ressortir ces fameux jeux un peu oubliés, et Kardinal & König s’inscrit parfaitement dans cette catégorie. C’est donc avec plaisir, lors de « Guerre & Paix » que je propose à Octavie et Elise de leur faire découvrir ce jeu (Elise y a joué une fois mais elle nous dit ne pas se souvenir des règles…).
Octavie jouera avec les pions rouges, Elise les bleus et Ludo le gars les verts.
La partie débute après quelques minutes.


Octavie, en tant que première joueuse, a placé sa première
abbaye rouge, et Elise réfléchit à quelle carte jouer.
Elle aurait tout intérêt à positionner une ou deux
abbayes (voire un conseiller) dans la même province qu’Octavie,
mais nous nous rendrons compte, au fur et à mesure de la partie,
qu’Elise se place en spécialiste de l’ouverture de nouvelles frontières…


Je suis le premier à jouer des conseillers dans les provinces
et je gère un peu trop brusquement la chose, en imposant tout de
suite ma majorité dans 2 pays adjacents. Résultat : ni Octavie
ni Elise n’ont intérêt à ajouter des conseillers dans
ces 2 lieux et je marquerai, certes, mais seulement la somme des miens…


Une vue de la situation en fin de partie, juste avant que nous procédions
au décompte final (abbayes + chaînes de longueur au moins
4 + conseillers) : de manière assez saisissante, Elise n’a joué
que 3 conseillers, Octavie 4, alors que je ne dispose de plus aucun dehors
(le dernier a été placé au tout dernier moment en
Bavière à gauche afin d’être sûr qu’elles ne
pourraient pas me reprendre la majorité dans ce pays et que je
pourrai donc m’en servir pour marquer les points de 2 alliances). Il ne
reste plus qu’à procéder au dernier décompte…


Octavie place une sixième abbaye rouge,
alors qu’elle possède déjà un semblant de grande
chaîne assez lucrative. On peut voir que je détiens une
chaîne verte similaire, alors qu’Elise, de son côté
et très finement, réussit le joli tour de force de se
placer seconde assez régulièrement dans les pays avec
une seule abbaye et de marquer, ainsi, pratiquement autant de points
que le premier (un de moins en fait)…


Une vue de la situation à l’issue du premier
décompte (lorsque toutes les cartes de la pioche cachée
ont été prises par les joueurs) : les scores sont extrêmement
serrés, avec un point qui sépare Ocatvie d’Elise et un
point qui sépare cette dernière de moi. A noter qu’Elise
marque ses points avec seulement 6 abbayes sur le plateau, qu’Ocatvie
en totalise 9 et que j’en possède 8 et 4 conseillers, ces derniers
seront utiles lors du décompte final…


Une vue des scores finaux : d’un point c’est
rien (certes 😉 mais Octavie est sacrée grande championne de
Kardinal & König aujourd’hui…

 

Décompte final
Durée de la partie : 45 minutes – Mise en place du
jeu : 5 minutes – Explication des règles : 10 minutes
Octavie remporte cette partie avec un total de 67 points (16+51), devant Ludo
le gars avec 66 points (14+52) et Elise avec 51 points (15+36).

Débriefing
Excellent ! Kardinal & König est toujours aussi tendu, demande toujours
autant de choix à faire (abbaye ou conseiller ? chaîne ou majorité
? main-mise dans une province ou répartition ?) tout en conservant une
large part de sérénité et de fluidité. On ne se
prend pas la tête sur ce jeu, on est simplement attentif et on essaie
de ne pas trop laisser de possibilités aux joueurs à venir. Elise
a très certainement perdu la partie du moment où elle s’est consacrée
à l’ouverture permanente de nouvelles frontières, sur un plateau
où elle avait forcément mieux à faire (d’ailleurs son placement
judicieux d’une seule abbaye dans plusieurs provinces aurait pû l’aider
à l’emporter).
Dernière remarque : ce jeu est idéal à 3 joueurs, car même
si les objectifs ne sont pas toujours très simples à appréhender,
on maîtrise ce qu’il se produit dans le tour actif, alors qu’à
plus de joueurs on ne le pourrait pas (surtout après l’ouverture de nouveaux
pays).
Un grand jeu, rapide et fin.

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