[25/10/2011] Burdigala, Gary Gouda

Les jeux d’Essen n’ont pas fini de sortir et de ressortir sur la table de jeux en ces vacances de la Toussaint, propices à la découverte ludique et aux parties. En cette journée, donc, nous découvrons le tout nouveau Cathala, sorti chez une jeunette maison d’édition prénommée Id&al Editions, et portant le très antique nom de Burdigala (comprenez Bordeaux, puisque c’est bel et bien à la construction de ville de Bordeaux que nous nous attellerons). Ensuite, nous nous lancerons dans une partie de Gary Gouda, le gros jeu Haba sorti pour Essen et que j’ai rapporté à mon fils. Il pourra, dans quelques temps, y jouer avec sa petite soeur…

 

BURDIGALA :

 


Le plateau de jeu, représentant la ville de Bordeaux sans ses monuments, est vraiment très réussi : hyper lisible, avec moult petits détails à rechercher, miam ! On voit bien les
disques marron clair, lesquels représentent les chantiers à venir, avec le nombre de cubes requis pour que les monuments soient achevés…

Autant le plateau me plait, autant je trouve la boîte moyenne, avec son look BD qui ne colle pas avec l’aspect très sérieux du plateau. Bon, les goûts et les couleurs…

A Essen, l’éditeur distribuait de jolis sous-bocks pour accueillir de sympathiques verres de Bordeaux, certainement, plutôt que des verres de bière. Dommage que le vin n’ait pas été
offert avec…

A son tour, on jette deux dés et fait avancer l’un de ses deux pions de la valeur de l’un des deux. Ensuite, on doit poser une pierre sur un chantier présent dans un quartier
adjacent et on marque des points pour cela. Si on termine un chantier, on encaisse plus de points mais on donne la possibilité aux autres joueurs d’empocher de précieuses cartes
d’Intrigues…

Une fois que chacun de nous trois a réalisé son premier tour de jeu, on voit qu’un seul chantier a été entièrement réalisé et que les scores se tiennent en 1 point…

Ma belle-mère et mon gone attablés autour d’un jeu : l’image est rare, très rare même, voire même rarissime !

Quatre quartiers du plateau contiennent un jeton de bonus (valeur 2 ou 3) qui est remis à celui qui termine le premier chantier du quartier. Ici, je viens de terminer un chantier,
en dépensant au passage une carte Intrigues pour rajouter une pierre, et je glane donc 2 + 3 points de victoire…

La situation progresse mais on est encore bien loin de la fin de partie, celle-ci arrivant, soit quand tous les monuments ont été construits, soit quand un joueur a perdu ses deux
pions (ce qui se produit si, à son tour, il ne peut pas réaliser les deux actions obligatoires requises)…

J’en rajoute une couche sur le fait que ma belle-mère burdigalise avec nous, mais c’est vrai que c’était plaisant, car si rare, de jouer avec elle…

Le monument construit au centre par votre serviteur me permet de défausser mes jetons de corruption empochés jusque là. Comment les empoche-t-on ? Tout simplement en profitant d’un
résultat double aux dés ou d’un 7 obtenus en tout pour réaliser des actions supplémentaires…

Tristan semble se marrer mais en fait il couine : je viens de lui assassiner sa carte d’Intrigues qu’il venait de piocher en s’écriant qu’elle était trop bien ! Pour ce faire, j’ai
utilisé une des miennes qui s’appelle Trahison…

La partie va se terminer sous peu car il ne reste que trois chantiers non achevés. Devant nous, nous avons des cartes de marchandises face cachée, lesquelles rapporteront beaucoup
de points si elles sont différentes. A noter que ma belle-mère collectionnent plutôt les jetons de corruption que les marchandises…

Le dernier chantier est réalisé par Anne-Marie, après que j’ai réalisé celui de gauche de valeur 4. Elle va marquer ses points puis nous allons procéder au décompte…

Tristan et moi avons pioché notre dernière carte Intrigues, sans que celle-ci puisse nous aider en quoi que ce soit puisque celles qui rapportent 2PV doivent être jouées sur la
table pour être comptabilisées…

Nous retournons nos jetons de corruption et là, c’est le drame : Anne-Marie, en dépit de ses cinq jetons collectés, ne totalise que 5 points de corruption, alors que j’en ai au
final 13 avec mes quatre jetons ! Le pire, c’est que je me suis lâché sur la fin, au niveau corruption, tant je pensais qu’elle était loin devant ! En même temps, vu son faible
total (moyenne de 1 par jeton), je n’ai pas trop de regret à avoir : deux jetons piochés de ma part et j’étais déjà devant elle… Du coup, ça relance tout pour le score final, car
il y a 5 points de pénalité pour celui est le plus corrompu !
Bilan synthétique :

On a aimé
– La lisibilité du plateau de jeu et ses illustrations très agréables à l’oeil, avec des tons très plaisants,
– La simplicité de la règle, générant une certaine fraîcheur en pratiquant le jeu,
– La tension liée au moment où on prend le risque de placer l’avant-dernière pierre d’un chantier
,
– Les choix laissés aux joueurs quant à la possiblité de se corrompre pour en faire toujours plus (se corrompre plus pour gagner plus) !

 

On a moins aimé
– Le look de la boîte, moins réussi que le reste du matériel,
– Les deux cascades d’actions possibles si l’on obtient un double ou un 7 au total : elles ne sont pas du tout intuitives et on a tendance à les mélanger (une aide de jeu les
reprenant, ou une zone résumé sur le plateau, aurait été appréciée),
– Des écarts très (trop ?) importants sur les jetons de corruption…

 

Scores de la partie :

 

 

Piste de score Marchandises Corruption Total
Anne-Marie (rouge) 43 1 -5 39
Tristan (jaune) 38 13 0 51
Ludo le gars (vert) 51 8 -13-5 41

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20


Durée de la partie : 1 heure

 

 

 

 

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GARY GOUDA :

 

logotristan.jpg


Ca c’est de la grosse grosse voir groBe boîte Haba :-))) Avec une utilisation de l’intérieur de la boîte pour obtenir le labyrinthe de .pièces de notre souris Gary Gouda. L’idée,
évidemment, étant que cette souris réussisse à s’empiffrer d’un maximum de fromage, sans se faire choper par Kiki le chat, ni en restant coincé dans l’encablure d’une porte…

C’est la première fois que Tristan a lu tout seul sa règle de jeu et qu’il nous l’explique, sans erreur ! Il est fier de lui et il a bien raison…

La souris démarre dans un coin de la maison et elle va passer de pièce en pièce pour manger son fromage, empilant celui-ci sous elle, la faisant du même coup grossir…

C’est un jeu de « Stop ou Encore », donc on a le choix, à chaque mangeaille, entre décider de continuer à se gaver de fromage et rejoindre le coin de la pièce désigné par le dé…

Voilà comment une souris peut rester coincée… C’est bête, hein, surtout que les morceaux de fromage seront donnés au joueur suivant qui n’en demandait pas tant…

Toute la finesse du jeu est d’évaluer si la souris passera ou ne passera pas par l’encablure d’une porte ! En fait, et nous le comprendrons vraiment après la partie, ce n’est pas
exactement ça : il faut se souvenir des portes qui se soulèvent plus que les autres quand vous essayez de passer. Et là, on a donc affaire à un jeu de mémoire plutôt qu’à un jeu
d’observation de la hauteur relative des portes…

Je suis le dernier joueur à faire progresser ma souris et si je parviens à glaner deux morceaux de fromage, je gagne…

Voilà qui est fait, sous les yeux revanchards de mon gone qui aura bien l’occasion d’en découdre à nouveau, maintenant que nous avons bien compris cette notion de hauteur de porte
et de souris coincée ou pas…

C’est fini : partie de découverte donc pas vraiment représentative… A noter que les portes sont toutes amovibles, ce qui garantit des parties toutes différentes puisque les
hauteurs de portes mémorisées ne seront pas replacées au même endroit la fois suivante !
Bilan synthétique :

On a aimé
– L’originalité de l’utilisation de la mémoire combinée à ce grossissement tout mignon de la souris,
– Le matériel de jeu, toujours somptueux chez Haba,
– Les portes amovibles
,
– La magie qui se dégage toujours de ces jeux Haba…

 

On a moins aimé
– La relative solidité des murs de la maison : je m’en inquiète si les enfants sont un peu excités…
– Le faible pouvoir du chat, lequel ne bloque qu’une porte à la fois,
– La règle qui indique de donner ses portions de fromage quand on reste coincé au joueur suivant : le placement des joueurs autour de la table est forcément déterminant,
– La crainte que le jeu ne se renouvelle que peu d’une partie à l’autre,
– Le manque de clarté de la règle : elle indique que si on veut arrêter son festin dans la maison, on se rend directement au coin d’arrivée. Il semble que ce « directement » oblige
néanmoins à déambuler dans les pièces pour rallier le coin prévu.

 

Scores de la partie :

 

Tristan : 6
Maitena : 5
Julie : 4
Ludo le gars : 7 

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20


Durée de la partie : 30 minutes

 

 

 

 

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