[26/05/2005] Les Chevaliers de la Table Ronde

Participants
– Sylviane, alias Sire Perceval (figurine blanche), chevalier loyal,
– Serge, alias Roi Arthur (figurine rouge), chevalier loyal,
– Romain, alias SireTristan (figurine violette), chevalier loyal,
– Nicolas, alias Sire Palomides (figurine noire), chevalier loyal,
– Cécile, alias Sire Galahad (figurine jaune), chevalier loyal,
– Nicolas, alias Sire Kay (figurine bleue), chevalier loyal,
– Ludo le gars, alias Sire Gauvain (figurine verte), chevalier félon, et votre serviteur.

Déroulement de la partie
Avec la venue exceptionnelle de l’un des deux auteurs du jeu, ce soir, à Rochetaillée, l’occasion était idéale d’organiser une soirée spéciale chevaliers de la table ronde. Au final, deux tables tourneront sur le jeu, pour un total de 14 participants aux anges…
Sur notre table, 7 joueurs motivés, dont seulement 2 connaissaient le jeu auparavant : Serge, forcément un expert, et moi-même, ayant eu la grande chance de jouer 2 parties de ce jeu lors des 2 dernières années. Mais bon, lorsque sont distribuées les cartes d’allégeance, rien ne me prédisposait particulièrement à jouer un chevalier
félon, tâche particulièrement ardue car il faut être capable de manipuler les autres en finesse et bien connaître les rouages du jeu pour mesurer à quel moment se lâcher… Je n’ai pas eu l’impression de m’en sortir très bien, même si, nous le verrons, le résultat de la partie s’est joué à pas grand-chose finalement…


Les 7 chevaliers regroupés à la Table Ronde de Camelot
juste avant l’engagement sans faille pour les quêtes mythiques…
sans faille ? faut voir pour qui 😉


Après un tour, tous les chevaliers sont partis défier
les forces du mal sur l’ensemble du territoire. Tous ? Non, il reste encore
Sire Gauvain, prétextant utiliser son pouvoir de piocher 3 cartes
au lieu de 2 avant d’y aller, et encouragé par le Roi Arthur en
personne pour se bouger un peu…


Une vue générale, avec Sire Palomides au premier plan,
motivé par la quête du Graal où j’avais prévu
de me rendre pour l’épauler (enfin, c’est ce que j’avais dit, mais
je n’y suis pas allée malgré mes 5 cartes Graal en main
;-). La présence de 6 engins de siège offre l’alternative
d’accuser un chevalier si on le souhaite. Tout en haut, on notera la présence
de Sire Gauvain sur la quête désespérée de
Lancelot (3 cartes sur les 5) et qui a choisi de mettre une pitoyable
carte 2 sur le petit côté du full à constituer (« j’y
peux rien, j’ai pas un jeu qui me permette de faire mieux »)…


Mince alors, j’ai râté ma quête de Lancelot 😉
Et 2 épées noires sur la table, 2…


Comme les tours s’enchaînent et que mes actions commencent à
devenir suspectes, je décide, lors de mon probable dernier tour
avant que l’un des chevaliers décide de m’accuser, de jouer mon
va-tout : je place un nouvel engin de siège (7 sur 12 à
présent !) et je me déplace sur la quête du dragon,
je dépense alors un point de bravoure pour réaliser une
action héroïque de plus et je place une superbe carte de combat
de valeur 1 sur l’un des 3 brelans à constituer. Je ne laisse plus
la place au moindre doute sur mes intentions, mais je pourris bien la
quête du dragon ce faisant, et comme elle peut apporter 2+1 épées
noires, je ne vais pas me priver, autant partir en beauté 🙂


Ki-cé-ki le félon ??? Mais c’est Sire Gauvain mes amis…


Sur cette photo on aperçoit la seconde table de la soirée, déjà en route pour leur deuxième partie. Au premier plan, maintenant que l’allégeance de chacun est connue, Serge conseille Sylviane afin que les chevaliers loyaux se consacrent aux seules quêtes
nécessaires à leur victoire : Excalibur + une autre. Comme je ne joue qu’une fois tous les 7 personnages, et comme Sire Kay passe son temps à casser de l’engin de siège, soutenu par les Merlins de Sire Galahad, ma tâche devient de plus en plus difficile
à atteindre : placer 12 engins de siège…

Cliquez pour agrandir !
Les chevaliers loyaux viennent, par l’action héroïque finale
auprès du dragon réalisée par Sire Kay, de remporter
la partie, chacun avec 1 point de bravoure… Assez juste finalement…


De gauche à droite, Sylviane, Serge, Romain, Nicolas, Cécile
(masquée) et Nicolas. Sur cette photo prise juste avant l’entame,
Serge, le seul à partir en mode écuyer (c’est-à-dire
sans son pouvoir spécial), hésite sur la quête sur
laquelle miser pour récupérer son pouvoir le plus rapidement
possible…


L’une des premières cartes noires à sortir est déjà
fort pénalisante pour notre équipe de preux chevaliers,
puisque les brumes d’Avalon, non contrée par la dépense
de 3 cartes Merlin, renforce les défaites sur les quêtes
d’une épée noire supplémentaire. Voilà qui
sert mes desseins les plus vils…


Une vue de la table ronde, lors de l’attribution de la première
épée blanche, sous l’effet des actions héroïques
de Sire Kay et Sire Tristan…


Sylviane réfléchit à ce que son personnage, Sire
Perceval, a intérêt à faire durant son tour. Avec
le pouvoir de consulter la première carte noire de la pioche, elle
possède un atout non négligeable pour le félon, à
mon avis : en optant pour le placement d’un engin de siège (un
de plus, gniark, gniark) à la place d’une carte qui sortira forcément
à un moment donné, elle incite les joueurs suivants à
faire comme elle. Et le félon en rajoute une couche, des fois que
certains envisagent de piocher quand même…

Cliquez pour agrandir !
C’est Nicolas, au fond, qui finalement se dévoue pour m’accuser,
lui qui, par ses actions jugées bizarres, m’a permis de laisser
planer un doute sur mon allégeance félone. Cécile,
ici en train de dépenser un point de bravoure, saura, de son côté,
utiliser au mieux son pouvoir de jouer une carte spéciale de plus
par tour, en combinaison avec le pouvoir spécial d’Arthur, qui
est d’échanger une carte avec le joueur de son choix…


Une vue générale de la situation lorsque je me suis révélé
en tant que félon : 7 engins de siège, 5 épées
blanches contre 2 noires + 1 blanche liée à l’accusation
pertinente. A noter que la quête du Graal est assez mal entamée,
que la quête du chevalier noire est déjà perdue et
que la quête du dragon démarre très mal, avec une
carte noire cachée de valeur 7 (placée par qui-vous-savez)
et un brelan débutant avec un 1…


La partie approche de son terme et malgré mon impression d’avoir
assez mal géré le félon, la situation n’est pas aussi
facile que cela pour les chevaliers loyaux : certes, la quête du
dragon bénéficie d’une chance certaine (aucune carte piochée
en plusieurs tours), mais 3 pictes sur 4 sont présents, 4 cartes
de chevalier noir sur 5 aussi, 9 engins de siège sur 12 sont installés
devant Camelot, et une seule quête perdue donne la victoire au félon
que je suis…

Décompte final
Durée de la partie : 1 heure et 45 minutes – Mise en place du jeu : 15 minutes – Explication des règles : 30 minutes
Les chevaliers loyaux, c’est-à-dire tout le monde sauf Ludo le gars,
ont remporté cette partie.
Le détail est le suivant :

Epées blanches/noires
Engins de siège
8 / 4
11 / 12

Débriefing
Que c’est beau une partie des chevaliers… et que c’est dur de jouer le félon
! Je n’avais jamais eu l’occasion d’interpréter ce rôle et je peux
vous dire qu’il est vraiment loin d’être évident et naturel de
jouer le mal en voulant faire croire que l’on joue le bien ! Après la
partie, le petit debriefing organisé entre les participants, dont l’éclairage
particulièrement utile de Serge, m’a surpris : j’aurais certes jouer
le félon de manière un peu trop visible, mais je l’aurais joué
de manière efficace avec un bon pourrissage de quête du dragon et
des engins de siège fort nombreux. C’est vrai que lorsqu’on regarde la
situation finale, on se dit que ce n’est pas passé loin pour le félon…
Sinon, sur le plan des enseignements généraux sur ce jeu, je dirais
que l’on a mesuré comment l’ordre de sortie des cartes dirige en quelque
sorte la partie (ce n’est pas un défaut, hein…). Ainsi, le fait que
les brumes d’Avalon soient sorties très vite a incité les joueurs
à perdre le moins de quêtes possibles par la suite. Le fait que
les cartes Lancelot soient sorties à fond pendant le début de
partie a rendu la quête du même nom franchement compromise et il
y avait bien qu’un félon pour y aller quand même pour tenter de
sauver la baraque ! D’ailleurs, à ce sujet, je n’ai pas été
très subtil, puisque j’aurais dû dépenser un 5 de combat,
comme la quête était déjà probablement perdu… Cela
m’aurait évité une suspicion précoce… mais je ne suis
pas assez expérimenté sur ce jeu pour y avoir pensé. Dommage.
A propos de mon rôle de félon, d’ailleurs, j’ai pu mesuré
comme il est plus facile d’être louche que neutre, malgré tous
ses efforts:
– Entamer une paire de 2 sur la quête de Lancelot (conté plus haut),
– Rester un peu trop longtemps pour collecter des cartes à Camelot et
dire par la suite qu’on a une main déplorable,
– Donner l’impression de stagner, glander, … là j’y suis bien arrivé
😉
– Encourager trop fortement les autres chevaliers à placer des engins
de siège pour éviter les effets dévastateurs des cartes
noires,
En y repensant, j’aurais pu tenter de semer le doute, en accusant à tort
un chevalier loyal, par exemple l’un des deux Nicolas, ce qui aurait aussi permis
d’ajouter une précieuse épée noire à la table ronde.
Dommage…

Au final, cette partie aura été pour moi un peu comme un baptême
: première partie sur le vrai jeu fini avec mes figurines peintes avec
amour et première fois le rôle du félon. Donc, et malgré
ma sensation d’avoir été moyen dans mon rôle, cette partie
restera comme un moment particulièrement sympathique, avec la présence
de Serge, que je remercie encore pour son amicale venue 🙂

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