[27/01/2010] Auf Heller und Pfennig

Découvrir un Knizia non encore joué par chez nous, même s’il a déjà plus de 15 ans depuis sa sortie, reste un événement ludique en soi. Ayant acheté à bon prix, à Essen en 2009, une boîte en excellent état de Auf Heller und Pfennig, il me tardait de l’essayer avec mes enfants, même si je pensais bien que le système de calcul pourrait poser quelques soucis à mon gone. Certes, on l’a aidé, Maitena et moi, à calculer la valeur réelle des cases lorsqu’on y joue. Comme on a affaire à des multiplications entre la valeur des jetons joués par la somme des tuiles alignées, on voit que c’est aussi un excellent exercice pour que Maitena révise ses tables…

AUF HELLER UND PFENNIG :


Superbe boîte (enfin, moi j’aime bien), avec le thème bien ancré : on incarne des marchands recherchant les meilleurs emplacements sur la place du village, c’est-à-dire ceux où les
clients sont les plus enclins à acheter sa camelote. Ce sera l’un des rares moments où l’on fera référence au thème, particulièrement absent du jeu en lui-même…

A son tour, le joueur actif place une tuile du stock (piochée aléatoirement) ou celle qu’il avait devant lui au début de la manche ou il peut décider de placer un marchand (valeur
1 à 4) sur l’une des cases du plateau. ici, on voit que l’on a placé une tuile chacun issue du stock (assez logique pour démarrer sans trop se dévoiler)…


La situation : 3 marchands sont placés (un de 2 pour Maitena en bleu et deux de 1 pour Tristan, en rouge, et moi, en vert), 4 tuiles de clients ont été posées (deux positives de
valeur 2 et 5 et deux négatives de valeur 2 et 4) et deux tuiles spéciales ont été jouées également (les sacs d’or qui doublent la valeur de la ligne et de la colonne où ils se
trouvent, ainsi que le feu, qui bloque le passage)…

Mes gamins sont très attentionnés et ils essaient à la fois de jouer vite et pas trop n’importe comment 😉 A noter que c’est quand même bien difficile pour Tristan, lequel éprouve
des difficultés pour comptabiliser les vraies valeurs des lignes et des colonnes du plateau. Bon, en même temps, l’important est surtout de jauger le potentiel de l’une d’entre
elles au moment de jouer, car on a quand même peu de certitudes…

Je viens de jouer la tête de Janus, à 4 faces, à côté des feux, et cette tuile n’aura pas d’effet sur cette manche, car je l’ai posée à un endroit où elle ne me pénalisait pas. Sa
fonction : annuler les clients positifs sans éliminer les clients négatifs, ce qui pourrait faire mal !

Fin de première manche et premier décompte, donc, sur les trois que comptera la partie. Le système est très simple puisque l’on procède de même pour chaque ligne et chaque colonne :
on multiplie la valeur de ses marchands par celle des clients.

Nous attaquons la seconde manche, après avoir éliminé les marchands de valeur 2, 3 et 4 que nous avons joués. Ainsi, en les jouant trop tôt, ou à des moments inopportuns, on
les perd pour la suite de la partie…


Tristan a une de chance de dingue, lui qui a remporté le plus de points lros de la première manche, puisqu’il vient de piocher la tuile de reine de valeur 6, juste après le roi de
même valeur…

La reine de Tristan est posée de manière bien curieuse, et je le lui dis bien, puisqu’il l’a posée dans la colonne la plus à gauche, espérant, je pense, se mettre dans le coin.
Mais, ce faisant, il m’a offert moult points (j’ai des marchands verts pour un total de 5)…

Fin de seconde manche où Tristan s’est effondré au score, avec un seul marqueur rouge sur le plateau, qui plus est de valeur 1, alors que je vais engranger un nombre de points
hallucinant…

Pour attaquer la troisième manche, je vais devoir faire sans mon 4, mes deux 3 et deux de mes 2. Autrement dit, je vais tenter de me battre avec mes 1 et un 2, c’est-à-dire surtout
tenter d’éviter un retour de mes adversaires du soir…

La troisième manche démarre et, comme d’habitude, on a placé chacun une tuile issue du stock, préférant conserver celle picohée au départ pour le moment où il faudra
surprendre les autres…


Je viens de jouer la tuile de tête de Janus dans la colonne de droite, ruinant les espoirs de gains de Tristan et gênant, du même coup, l’expansion programmée de Maitena dans cette
colonne et dans la ligne associée, encore vide de tuiles et de pions…

Il faut le dire, Tristan couine bien. En fait, il se demande bien pourquoi il est attaqué, lui, mais mon coup visait surtout à restreindre les possibilités de score de sa soeur, la
plus proche au score de moi…

La partie va s’achever très bientôt, avec les 3 dernières cases à remplir. A Maitena de jouer. Et là, elle dit exactement le truc de ouf à son frère : « Je joue une tuile du stock,
tu fais pareil, et comme il n’y en pas d’autre et que papa a joué celle de sa réserve, il sera obligé de poser son dernier marchand dans la ligne tout en haut et marquer plein de
points négatifs ! ». Superbe intervention, parfaitement justifiée, mais son frère ne la comprend pas parfaitement et il joue atre chose…

La partie s’achève avec mon dernier placement de marchand, Tristan ayant joué la tuile de sa réserve au lieu de celle du stock, qui plus est dans le coin en haut à gauche. Maitena
tique pas mal, mais, soyons honnêtes, cela n’aurait pas changé grand chose s’il avait suivi ses conseils…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La simplicité de son coup à son tour de jeu,
– La tension liée au choix à effectuer : jouer un marchand sur une bonne place mais on risque de se faire attaquer, jouer une tuile mais la joue-t-on vraiment pour soi ? très
sympa…
– Le look du matériel proposé, même si le jeu est on ne peut plus abstrait
,
– Le côté « je peux contraindre les autres à m’avantager parce qu’ils doivent jouer » (on ne peut pas passer et on sait ce qui reste comme tuiles).

 

On a moins aimé
– Le risque qu’un joueur en favorise un autre sans le vouloir, juste parce qu’il doit jouer,
– Le côté quand même un peu abstrait du jeu, alors que le thème aurait pu être porteur…

Scores de la partie :

 

Maitena (bleu) : 258 (50+49+100+59)
Tristan (rouge) : 167 (50+57+7+53)
Ludo le gars (vert) : 292 (50+50+136+56)


Note du jeu (sur cette partie
) : 15 / 20

 

Durée de la partie : 1 heure 15 minutes

 

 

———————————————————————————————————————————————–

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


× un = 1