[27/03/2013] Bora Bora, Kingdom Builder

J’aime cette période ludique en ce qui me concerne, puisque je rejoue assez fréquemment (enfin, quand le temps me le permet…) à des jeux qui m’ont plu. Ainsi, Tzolk’in, Augustus, ou
encore comme aujourd’hui Bora Bora, retrouvent la table de jeu pour approfondir le système de jeu et en faire ressortir un plaisir décuplé. Pas besoin de se farcir une nouvelle
règle et être assuré de passer un bon moment : l’idéal ! Du coup, effectivement, nous retournons dans îles paradisaques feldiennes, à deux joueurs, en toute fin de matinée. Et on se régale…

Ensuite, plutôt en fin d’après-midi, nous découvrons le Spiel des Jahres 2012 que j’ai enfin réussi à obtenir à l’échange : Kingdom Builder. Et on se régale aussi ! Quelle belle
journée…

 

BORA BORA :


Nous veons d’installer le plateau et chacun de nous a placé sa première hutte : Tristan une noire et moi une verte…

Décidant de partir à fond sur les huttes et les éléments de construction, je choisis un placement m’apportant du sable…

Et voilà que je construis mon premier bâtiment dès le premier tour de jeu, pour un gain sympathique de 10PV…

Voici les dés et les positions choisies par chacun sur les tuiles d’action pour ce premier tour…

Oulha, je réussis vraiment limite ma première tuile verte de la partie (avoir 3 huttes sur le plateau), puisque je suis contraint de défausser une tuile de dieu jaune et une
offrande pour glaner 4PV…

Et voici à quoi ressemble le plateau en fin de premier tour. On remarquera que j’ai placé un prêtre, avec un dé de valeur 3, lequel me rapporte ma tuile de dieu mise en jeu.
Cool…

Tristan me dit vraiment beaucoup aimer ce jeu et il réfléchit consciencieusement à chacune de ses actions…

Les dés du deuxième tour font la part belle aux extensions maritimes et terrestres (pas moins de 4 dés sur 6 !). A noter que je n’achète là que ma première femme de la
partie…

Et la partie se poursuit avec plaisir, Tristan jouant ici ses nombreux hommes et femmes déjà collectés…

Et le plateau en fin de deuxième tour, avec mon prêtre toujours esseulé mais qui me rapporte encore la tuile dieu…

Les dés joués lors du troisième tour…

Et le plateau en fin de troisième tour, avec toujours mon prêtre tout seul et tellement rentable…

A mi-partie, mon stock de huttes a considérablement baissé et mes constructions me vont bien : trois sur six, plus que trois, allez !

Les dés du quatrième tour, avec encore deux extensions pour moi, sans nouvel homme ou femme. Il faut dire que mes deux femmes (identiques) suffisent parfaitement à ma
stratégie : 1 construction supplémentaire de valeur 3 en deux exemplaires, donc je peux construire n’importe bâtiment en activant mes femmes !

Le plateau en fin de quatrième tour, avec de très nombreuses régions déjà recouvertes d’au moins une hutte et toujours mon prêtre solitaire, bientôt un vrai ermite 😉

En cours de cinquième tour, Tristan active ses hommes et femmes, très nombreux, lui qui réussit avec brio à éliminer ses huttes et à ajouter des tuiles dessus. Pas
mal…

Les dés posés lors du cinquième tour, avec pas moins de 3 extensions pour votre serviteur !

Et le plateau en fin de cinquième et avant-dernier tour. Si je vous dis que mon prêtre tient toujours la baraque…

L’ultime sixième tour s’est déroulé avec ces choix de dés nous concernant. Trois extensions pour Tristan, cette fois, histoire de placer effectivement toutes ses huttes, et
deux pour moi, accompagnées d’un gros appel à l’assistant…

Et le plateau en fin de sixième tour, donc en fin de partie avant le décompte. Et toujours mon incroyable prêtre, d’une rentabilité extrême, hein… Fait assez rare : nous
avons tous les deux placé toutes nos huttes, mais je suis souvent passé après Tristan sur les régions les lucratives en poissons. Et oui, tout se calcule…

Les éléments de Tristan une fois la partie achevée, avec deux jolis bonus collectés : épuisement de ses huttes et complétude en tuiles hommes / femmes. En revanche, il échoue
sur ceux liés aux bijoux (4 sur les 6 requis), les bâtiments de construction (2 sur 6 requis), la zone de construction (9 cases sur 12 requises) et les tâches vertes (8 sur 9
requises, suite à mon ultime choix de tuile qui l’empêche de finaliser la 9ème !)…
  Et voici mes
éléments une fois la partie achevée, avec le bonus de bijoux raté (manque de 1 suite à un méchant 1er tour de mon gone : je me venge à la fin sur les tuiles vertes, gnark, gnark) et
celui sur les tuiles hommes / femmes. Mais sinon, c’est tout bonus : huttes épuisées, zone de construction, bâtiments de construction, tuiles vertes !!! Ca, j’avoue, ça me fait bien
plaisir…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La grande facilité pour se remettre dans ce jeu : Tristan n’en avait fait qu’une partie, près d’un mois auparavant, et je n’ai même pas eu besoin de réexpliquer la règle du tout
!
– Les 1000 et 1 manière de jouer et de scorer sans que cela donne l’impression d’une usine à gaz : on voit assez bien comment mener sa barque sans pour autant être limité dans ses
choix,
– Le look des composants, très agréables,
– La durée de partie très plaisante à deux joueurs et cette configuration qui marche bien, même si le jeu est moins tendu.

 

On a moins aimé
– ?

 

 

 

Scores de la partie :

 

Piste Tâches finales Tuiles dieux Poissons Bijoux Bonus Total
Tristan (noir) 57 6+6+0 0 11 14 6+6 106
Ludo le gars (vert)) 97 6+6+6 10 25 21 6+6+6+6 195

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 18 / 20


Durée de la partie : 1 heure 30 minutes

 

 

 

 

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KINGDOM BUILDER :


La boîte de Kingdom Builder est bien lourde et son illustration laisse à penser qu’on va avoir affaire à un matériel de fou, avec des figurines dans tous les sens, des pions,
des cartes à n’en plus pouvoir et des règles bien touffues. Et bien non ! Que nenni ! Le jeu, estampillé Spiel des Jahres 2012, est un modèle de jeu rapide, au matériel sobre et
épuré (bien qu’hyper modulaire) et aux règles hyper courtes ! Rien à voir avec le souffle épique éventuellement pressenti à la vision de la boîte… Mais est-ce si grave en somme
?

En début de partie, nous tirons 3 cartes de personnages sur les 10 que comporte le jeu et ce seront le seules utilisées lors de cette partie pour donner les conditions
d’acquisition de PV. Ainsi, les parties promettent d’être très très différentes… Ce soir, donc, nous jouons avec la citoyenne, laquelle donne 1PV par maison de son plus grand
village, l’ermite, lequel donne 1Pv par village (oh la magnifique contradiction avec le personnage précédent !) et le pêcheur, lequel donne 1PV par maison en bordure de rivière…

Le plateau est constitué de 4 quadrants sur les 8 que contient la boîte. Là encore, ceux-ci sont aléatoirement placés, ce qui génère une variété de parties assez
délirantes… Sur chacun figure un type de lieu, deux fois représentés, avec un bonus lié : la grange, la tour, l’enclos et la ferme ce soir…

A son tour, c’est du basique : on pose sa carte de terrain piochée au tour précédent (5 types de terrains constructibles) et on doit construire 3 maisons sur des terrains de
ce type, en respectant, tant que faire se peut, la règle d’adjacence à une maison à soi. Ici, avec mes maisons orange, je me suis installé sur de la plaine, en bordure de rivière et
juste à côté d’une tour (j’en ai récupéré une des tuiles), puis Tristan est venu se coller à moi sur un parterre de fleurs, avec ses maisons noires, histoire de glaner, lui aussi,
la fameuse tour…

Le jeu est très fluide et très rapide, même si les tuiles de lieux acquises aux tours précédents deviennent utilisables et permettent de bien comboter…

Voici la situation un peu plus tard, alors que tout l’art du jeu, visiblement, réside en deux points : bien gérer ses tuiles de lieux (quand jouer le bonus : avant ou après
son action obligatoire ?) et savoir prouver qu’on ne peut placer de manière adjacente pour aller se mettre où on veut…

On va entrer dans le dernier tour -déjà !- puisque je n’ai plus qu’une seule maison en stock et que la partie s’achève à la fin du tour où un joueur épuise son stock.
D’ailleurs, celui-ci n’a pas forcément gagné : il fat compter les PV en fonction des cartes de personnages conservées pour cette partie…

Mon ultime tour expliqué : j’utilise le pouvoir de mon enclos pour faire sauter une de mes maisons déjà placées à 2 cases de distance (de la forêt par-dessus la rivière),
puis je joue mon action principale pour ajouter ma dernière maison à côté d’elle (juste à côté du château pour 3PV, car tout château relié = 3PV)…

Le plateau une fois la partie achevée, sachant qu’au dernier tour, Tristan est bien revenu au niveau du nombre de maisons placées (il n’en a plus que 4 dehors)…

Nos tuiles de lieux respectives : seulement 3 pour Tristan en haut (deux tours et un enclos) et 5 pour moi en bas (deux tours, deux fermes et un enclos)…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La variété hallucinante des parties quand on sait que 3 personnages sur 10 sont utilisés (et combinables, évidemment) et que 4 quadrants sur 8 le sont aussi (et tournables
évidemment) !!!
– L’évidence des règles : du grand art !
– Les choix cornéliens qui semblent se dessiner à partir d’un système hyper simple, surtout en fonction de l’ordre dans lequel on joue ses actions bonus et obligatoire,
– La fausse impression que le jeu est aléatoire : « Quoi ? On subit la carte terrain ??? », alors qu’en fait on a déjà beaucoup beaucoup à penser…
– La très grosse envie d’y revenir pour voir comment ça peut tourner dans une autre config et avec d’autres cartes,
– La désignation du vainqueur qui n’est pas forcément celui qui a épuisé ses maisons en premier, j’en suis convaincu (pas seulement un jeu de course, donc).

 

On a moins aimé
– Le look pas forcément hyper séduisant du matériel installé, le jeu ne donnant pas une irrésistible envie d’y aller,
– La rédaction des règles assez désastreuse pour un jeu aussi évident.

 

 

 

Scores de la partie :

 

Châteaux Citoyenne Ermite Pêcheur Total
Tristan (noir) 6 8 7 12 33
Ludo le gars (orange) 6 7 8 19 40

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 17 / 20 (et ça devrait monter…)


Durée de la partie : 40 minutes

 

 

 

 

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4 commentaires à propos de “[27/03/2013] Bora Bora, Kingdom Builder”

  1. Bonjour,

    En effet, la rédaction des règles est tellement catastrophique que l’on n’a tout simplement « pas » joué à Kingdom Builder lors de la première partie : une véritable honte pour un KennerSpiel des
    Jahres !

    Je suggèrerais à tous de faire usage de la règle corrigée et améliorée disponible sur Jeuresume pour bénéficier de la meilleure expérience de jeu possible :
    http://jeuresume.wordpress.com/2012/10/24/regle-kingdom-builder/

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