[27/12/2003] Industria

Participants
– Jérémie, alias Turbo on the web,
– Eric, alias Gargamel on the web,
– Stéphane, alias Arthemix on the web,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Histoire de ne pas perdurer dans mon impression mitigée laissée par la partie jouée ici-même avec François et Jérôme voici un gros mois, j’accepte que Stéphane nous
fasse découvrir ou re-découvrir ce jeu, mais dans une configuration à 4 joueurs, qui devrait mieux convenir aux mécanismes.
L’exposé de la règle est rapide et chacun choisit la couleur de ses composants : bleu pour Jérémie, jaune pour Eric, rouge pour Stéphane et vert pour Ludo le gars. Hop, on tourne la manivelle et c’est parti pour un voyage dans le temps, à l’époque de tous les progrès.


Le début de partie me convient bien : je suis le seul qui aie
amassé et argent (plus de 10) et bâtiments (2 rapidement).
Pour les autres joueurs, notamment Jérémie, les temps sont
durs, voire très durs…


Un set de tuiles assez délicat à vendre pour le commissaire
priseur que je suis…


En cours de dernière époque, il faut prendre des risques
: je suis l’ultime commissaire priseur, aussi je prends un petit risque
en vendant une tuile parmi celles sorties, afin de récupérer
un petit peu d’argent (1PV pour 3 pièces), puis -je ne sais plus
trop- puis enfin celle que je souhaite (la dernière technologie
à droite)…


Pratiquement en fin de première époque, on peut voir
que Stéphane (rouge) produit du Steel alors que je produis du
Holz. En complément, nous sommes tous les deux implantés
dans la première ligne des technologies (non visible ici)…


Tendu, Jérémie ne sait comment
relever sa fortune, alors que Eric et Stéphane croûle sous
les piécettes. En ce qui me concerne, je suis un peu à
cours aussi, aussi je passe mon tour de commissaire priseur à
vendre… les 4 tuiles aux 4 joueurs ! Le tout sous les yeux héberlués
de Stéphane, qui ne sait pas encore que c’est probablement à
ce moment-là que la partie se joue (avant-dernier tour de l’avant-dernière
époque)…

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du jeu (une erreur sur
la place de mon marqueur de score : il me manque 3 points)

Décompte final
Je remporte cette partie avec un total de 45 points, devant
Stéphane avec 39 points, Eric avec 34 points et Jérémie
avec 24 points. Le détail est le suivant :

PV acquis
Chemins usines
Chemins technologies
Types de matières premières
Argent
Total
Jérémie
12
6
0
4
2
24
Eric
24
3
3
4
0
34
Stéphane
19
3
0
16
1
39
Ludo le gars
26
3
12
0
4
45

Débriefing
Industria est un bon jeu, voire très bon, en tout cas très très
tendu, l’un de ceux où l’on se prend bien la tête pour savoir ce
qu’il vaut mieux faire : acheter, pas acheter, vendre ci ou ça, faire
monter une enchère, mais c’est risqué, … Bref, du tout bon !
L’ensemble des joueurs ont trouvé le jeu solide et bien huilé.
Il est clair que le jeu est équilibré et qu’aucun temps mort ne
vient entraver le cours des choses. Le rôle du commissaire priseur est
délectable (il me fait penser au rôle de séparateur de cartes
dans Canal Grande) et il faut
savoir être à la fois persuasif, gourmand mais pas trop et surtout
éminemment psychologue pour ne pas se retrouver avec une tuile non souhaitée
et le rôle qui transite vers son voisin de gauche ! Passionnant.

Sur le plan des mécanismes, on a affaire à un jeu d’enchères
et de gestion qui tourne, froid c’est certain, mais pas autant que ma partie
de découverte aurait pu me le laisser croire. Le principal défaut
du jeu réside peut-être dans une sorte de sensation bizarre : le
jeu semble parfois tourner tout seul, un peu comme si le tirage des tuiles et
le tracé immuable des chemins sur le plateau dictait la manière
de jouer. Un commissaire priseur qui n’a que des tuiles de ressources et de
bonus aura du mal à bénéficier de son avantage. En revanche,
celui qui obtient bâtiments et technologies va se frotter les mains
s’il sait prendre des risques lors de la vente (gain d’argent et acquisition
à la fin, pour rien, de la tuile qui l’intéresse). C’est préjudiciable
au jeu, à mon humble avis, mais c’est également ce qui lui apporte
un peu de fraîcheur.

Au final, Industria est un jeu intéressant et je le recommande à
ceux qui aime les jeux d’enchères et de gestion. Dans son genre, il est
impeccable.

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