[27/12/2011] Walnut Grove

Découvert il y a deux semaines à deux joueurs, ce jeu méritait de ressortir assez rapidement à trois pour voir ce qu’il avait dans le ventre… Ce soir, donc, en compagnie de Tristan et de Julie, je rejoue à ce remake de « La petite maison dans la prairie » ou Walnut Grove comme inscrit sur la boîte…

 

WALNUT GROVE :

 


On vous le dit « Welcome to Walnut Grove », faites leur confiance…

Les bâtiments contiennent autant de pions et/ou de tuiles que de joueurs, donc à 3 il y en a 3 dans chacun…

Premier été de cette partie, avec, en ce qui me concerne, un cube de céréales et deux cubes de bois produits. Pour l’instant, évidemment, on joue sur le très court terme, à savoir
nourrir et chauffer son premier employé…

Fin de la première année, sur les 8 que comprend le jeu. Je me suis rendu à la poste, avec mon pion vert, alors que Tristan est allé au magasin, avec son pion naturel et que Julie
est allée à l’église avec son pion rouge…

Séance de pioche de 4 tuiles dans le sac au printemps suivant, avec pose à faire de 2 d’entre elles. Cela va ouvrir des possibilités…

Petite vue de mon domaine en été de la deuxième année. Je produis 3 céréales et 3 moutons, ce qui va me laisser de la marge pour le tour suivant…

L’ambiance est studieuse et Julie commence à comprendre qu’il va bien falloir se creuser les méninges…

L’été de la troisième année, après que j’ai embauché un nouvel ouvrier, blanc, en fin de deuxième année. MEs productions, notamment de pierre et de poissons, sont prévues pour les
tours suivants…

Nous allons attaquer la quatrième année, sachant que pour le moment j’ai déplacé mon pion vert, à chaque automne, que d’une case par une case !

Les choix semblent difficiles à faire pour ma dame…

L’été de la quatrième année me permet de glaner 2 pierres, 2 céréales et 2 bois. A noter que je mise sur les petits espaces clos (pour les gains de 1PV par espace clos en fin de
partie), ce qui restreint clairement mes capacités de production (ma rentabilité par pion est faible voire très faible) …

Comme prévu, je consacre l’action de l’automne de la quatrième année à l’achat d’une tuile de développement particulièrement utile dans mon cas : les chevaux. En effet, ceux-ci me
gratifieront d’un point de victoire de plus par espace clos !

La situation de la ville, donc, à mi-partie…

La cinquième année, particulièrement délicate, me donne un aperçu de ce qui constituera ma fin de partie : pallier au plus pressé, à flux extrêmement tendu, sans avoir trop le
loisir de de me lancer dans des productions exotiques…

Et voici que j’accepte mon premier panier issu de la banque alimentaire (je ne veux pas sacrifier l’une de mes deux pièces, chacune de valeur 1). Je vais devoir faire attention à le
rembourser (contre 3 cubes de mon choix) rapidement…

C’est la prise de tête pour mon gone ! Il faut dire qu’avec déjà une partie au compteur, si on voit mieux le jeu, on a surtout envie de faire des choses plus fines, plus élaborées,
donc plus prise de tête…

La situation m’inquiète au plus au point lors du printemps suivant : on pioche deux tuiles et on en posera une, sachant que l’hiver à venir sera particulièrement rigoureux (2
nourriture par pion quelle qu’en soit la couleur + un malus de 2 boisà payer !!!). Pour couronner le tout, j’ai déjà un panier de la banque alimentaire devant moi, très peu d’avance
en cubes et un quatrième employé à héberger…

Julie voit ses hommes se prendre la tête et cela la fait forcément rire… Il faut dire qu’elle n’a pas les mêmes problèmes que moi en tout cas : je n’ai pas de grands domaines de
production et je dois donc optimiser véritablement chaque tour de pose. C’est vraiment difficile, peut-être trop même, d’avoir un domaine fractionné en autant de petites
parcelles…

Après avoir acheté une tuile de développement particulièrement bien sentie (la banque, lui rapportant 1PV par pièce de son domaine en fin de partie), Julie vend 3 cubes au magasin
et empoche 4 pièces (l’un des cubes est celui bonifié à cet automne-là). Comme elle avait acheté l’une des deux réserves proposées dans la ville, elle a de quoi stocker tout ça…

L’hiver est redoutablement coûteux : je paie pas moins de deux cubes jaunes, bleus et blancs pour nourrir mes employés, ainsi que quatre cubes marrons pour chauffer le blanc et le
bleu qui dorment dans des caravanes… En ville, je continue de temporiser avec mon pion, progressant case par case, notamment pour éviter de payer une pièce lorsque je franchirai
la case de taxe… A noter que j’ai remboursé puis repris une tuile de banque alimentaire…

Le disque de la dernière année ne me fait pas franchement rire, avec son malus d’un bois et la double nourriture jaune et bleue en hiver. Le pire, c’est que je suis gourmand : je ne
veux pas perdre de pièce, je veux rembourser la banque alimentaire et je mise sur l’achat d’une autre tuile de développement…

A l’aube de mon huitième été, je rembourse ma tuile de banque alimentaire et mon bilan de production s’élève à 3 cubes de pierre, 3 cubes de céréales, 2 cubes de laine, 2 cubes de
bois et 1 cube de poisson. Ca va passser… presque 🙁

J’achète comme prévu ma tuile de développement, laquelle me rapporte pas moins de 4 PV (2 points par tuile de développement de mon domaine). Pour ce faire, j’ai enfreint mon
principe de progression case par case en ville, puisque j’en ai sauté une 😉

La partie est terminée et voici le plateau de Tristan, lequel réussit la prouesse d’avoir embauché 5 personnes ! Quelle entreprise…

Le domaine de Julie, alors qu’elle a, par opportunisme, rejoint le bâtiment où je venais d’acheter une tuile de développement (deux places) pour acheter la même que moi. Du coup,
cette tuile, couplée à celle de l’argent et aux pioches incroyablement lucratives (8 PV sur les pièces !), va lui permettre de réaliser un score très élevé que je n’avais pas estimé
aussi haut…

Mon domaine, au final, toujours aussi morcelé (7 espaces clos  par des barrières en 8 années). Je n’ai plus aucun cube en stock et j’ai même dû, à contre-coeur total, défausser
une de mes deux picèes de valeur 1 pour payer un ultime cube de bois qui me manquait. Pour tout dire, je crains fort que ce petit point perdu ait de lourdes conséquences…

La disposition finale dans la bonne ville de Walnut Grove…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le condensé de principes à l’allemande qui fait de ce jeu une sorte de modèle du genre,
– Les choix permanents et toujours très délicats, particulièrement quand notre stratégie nous impose de jouer à flux tendu,
– La tension liée aux places limitées en ville, à 3 joueurs, l’ordre du tour ayant vraiment de l’importance,
– L’aspect agréable du jeu et son goût de reviens-y…

 

On a moins aimé
– Le hasard dans la pioche des pièces : après deux parties, je crains qu’une stratégie liée aux pièces soit plus rentable et plus facilement développable que les autres. A
voir…
– La crainte que le jeu devienne chaotique en ville à plus de 3 joueurs.

 

Scores de la partie :

  

 

Zones cloturées Travailleurs Bâtiments Tuiles dév. Pièces Paniers Total
Tristan (naturel) 5 10 3 0 2 0 20
Julie (rouge) 4 6 4 4+5 8 0 31
Ludo le gars (vert) 7 8 3 4+7 1 0 30

 

 

Note du jeu (sur cette partie) : 15 / 20


Durée de la partie : 2 heures

 

 

 

 

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3 commentaires à propos de “[27/12/2011] Walnut Grove”

  1. bon c’est clair il me fait de l’oeil celui-là, malgré le fait que je ressente une certaine réicence chez toi (note pas optimale, qui n’a pas évolué d’une partie à l’autre d’ailluers) mais j’aime
    bien le côté développement du ranch avec ajout des espaces…rhhaa faudrait que j’essaye

  2. Découvert hier, il est, comme tu le dis, un condensé des jeux allemands. Un peu trop même, car 8 tours c’est bien court ! Tu commences à peine à te développer que la partie est déjà fini, d’où
    presqu’un goût de « tout ça pour ça ».

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