[28/09/2019] Papua

Parmi les jeux sortis pour Essen 2018, l’un d’entre eux me faisait clairement de l’œil depuis le début et, ce jour, je suis plus que ravi d’avoir eu enfin le loisir de le découvrir… J’ai nommé Papua, sorti chez l’éditeur espagnol Devir.
Je vous raconte tout ça…

PAPUA

Papua, un grand jeu, avec plein de matos, dans une petite boîte…
Le plateau principal représente la Papouasie avec différents lieux dans lesquels on va pouvoir y placer nos explorateurs (= nos ouvriers). Il y en a 6 en tout, avec des actions relativement classiques sur lesquelles je reviendrai.
Chacun dispose d’un paravent pour cacher ses explorateurs et son butin constitué de trois monnaies : les explorateurs, l’argent et la bouffe. Sur le paravent, figurent les éléments pris en compte pour le décompte des PV. Il y a une sorte de salade de points des grands jours…
En début de son tour, le joueur actif lance les 5 dés prévus (et place comme il le souhaite, s’il a amélioré cette capacité-là, quelques autres dés sur la face de son choix). Ensuite, les dés catastrophe le pénalisent, puis il doit affecter les dés aux lieux (au départ les lieux n’ont pas de numéros, mais cela changera assez vite : dès qu’un joueur choisit un dé à y placer).
Ci-dessus, après que Leila a pris son tour et moi aussi, on peut voir qu’on a placé des explorateurs sur divers lieux, sauf le dernier à droite qui était bloqué, dès l’entame, avec une tuile d’interdiction. Ensuite, on va résoudre les actions, lieu par lieu, dans l’ordre des numéros.
Comme nous jouons à deux joueurs, Leila en jaune et moi en vert, on est contraint d’utiliser une couleur neutre pour rendre plus difficile le gain de certains lieux. Ci-dessus, par exemple, je suis en conflit avec le neutre (le bleu) pour prendre une des deux tuiles de bonus. Comme le bleu est réputé être plus en forme que moi (piste au-dessus, Leila va défausser une tuile et j’aurai droit à l’autre. Pas très facile à expliquer, désolé…
Elle me laisse la tuile qui remonte ma condition physique de 5 points, d’où le résultat ci-dessus.
Le jeu n’est pas très facile à aborder, avec pas mal de petits points de règles pas si simples, en tout cas sur les premiers tours. Ce n’est, disons, pas toujours très naturel, notamment au regard des 3 monnaies du jeu et des manières de contourner telle ou telle difficulté du jeu…
L’une des actions, celle pour récupérer des cartes d’exploration, rappelle furieusement l’enchère de Isle ok Skye, avec la pose d’explorateurs derrière son paravent en face du (ou des) lieux visés avec éventuellement des pièces pour remporter les égalités. Ci-dessus, j’ai misé sur le baobab et le volcan avec un explorateur à chaque fois…
Même si le jeu est un peu difficile pour Leila, au final on s’accorde pour le trouver plutôt bien fichu et titillant. Oui, il m’aura bien donné envie d’y revenir, mais à plus de deux joueurs pour éviter le joueur neutre et jouer sans cette contrainte ajoutant encore des règles.
Comme j’ai acquis cette carte de journal sur un lieu d’action (fièvre inconnue), Leila devra jouer avec 2 dés de moins au tour suivant. La carte de gauche est, quant à elle, un petit pouvoir unique différent selon les joueurs.
Parfois le tirage du nombre d’explorateurs à placer pour le joueur neutre est redoutable : avec 3 meeples bleus par zone de cartes, les enchères derrière le paravent vont coûter cher !!!
Vilaine c’te fillotte : elle vient me chiper le gain de la carte de journal à venir, en plaçant autant d’explorateurs que moi sur cette zone, sachant qu’elle remportera l’égalité en raison de sa meilleure condition physique !
Comme l’un de nous a atteint la case 25 de condition physique, nous passons au paquet II des cartes de journal. Plein de bonnes idées ce jeu déroutant…
Même si ce n’est pas indiqué expressément dans les règles nous trouvons utile de positionner le marqueur de condition physique neutre par rapport à nous. Ça aide à réfléchir à ses actions…
Plus la partie avance, plus on a de possibilités et de choses à penser : la face de certains dés peut être choisie, l’argent permet de modifier leur valeur, pourquoi placer telle valeur sur telle lieu, quelle action rapportera le plus de PV, … Franchement une belle surprise que je n’avais pas vu venir…
Petit exemple de lutte pour l’acquisition des cartes d’exploration. Leila a un explorateur sur la zone et moi deux : elle doit se positionner sur une carte et moi deux.
Et ça donne ça. Au final, je me fais avoir sur l’une des deux cartes puisque Leila a misé plus que moi : 1 pièce en plus !
Je décide de jouer alors ma carte spéciale du départ afin de ne pas perdre les points de condition physique que j’aurais dû perdre malgré cette défaite.
Là, ça va se battre encore !
On n’est pas bien, là ?
Fin de partie ! En effet, Leila est tombée à 0 ou moins en condition physique…
Mes cartes d’exploration vont être déterminantes…

Durée de la partie : 2 heures 45 minutes – Note de cette partie : 15 / 20

Scores de la partie :

Piste Journal Cartes = Cartes diff. Argent Poissons Energie Meeples Total
Leila (jaune) 12 3 12 15 0 2 0 13 57
Ludo le gars (vert) 0 10 20 30 5 2 2 12 81

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– Les très nombreuses bonne idées présentes dans ce jeu : numéros des lieux, enchères à la Isle of Skye, monnaie de meeples, gestion des dés, …
– Le matériel proposé, de toute beauté,
– La taille vraiment compacte de la boîte pour un jeu de ce calibre, ça nous change !
– L’envie d’y revenir à 3 ou 4 joueurs,
– La grande et très intéressante interaction omniprésente,
– L’aisance qui s’impose au fil des tours et les bonnes réflexions qui pointent alors…

On a moins aimé
– Les points de règles pas toujours simples à mémoriser : une aide de jeu serait la bienvenue,
– La durée exagérée de cette partie,
– Le calcul des PV vraiment trop varié,
– La configuration à deux joueurs en raison des points de règles additionnels liés au joueur neutre.

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