[28/10/2019] Podcast n°117

Dans la lignée du podcast n°112, diffusé voici quelques jours, ce nouveau numéro a été enregistré pendant notre trajet de retour d’Essen, ce lundi 28 octobre, mais , une fois n’est pas coutume, avec un sacré fil conducteur et un thème bien travaillé et anticipé.
En effet, depuis avant même le trajet aller, nous avions projeté de réaliser un podcast qui aurait comme sujet principal l’augmentation du prix des jeux… mais pas que !
Il fallait donc se préparer à vous en parler, afin de ne pas dire trop de bêtises, et en étant capables d’illustrer notre propos par des exemples puisés sur le salon. C’est donc chose faite.

A noter que nous poserons plus de questions que nous n’apporterons de réponses, c’est normal, nous ne connaissons pas tous les rouages de la production ludique actuelle…

Le titre : L’inflation ludique dans tous ses états.

Le lien pour l’écouter tout de suite :

Pour le télécharger et l’écouter plus tard (clic droit sur l’image suivante et « Enregistrer la cible du lien sous ») :LogoSiteTelechargement

A noter que la musique d’intro et de final est du super génialissime groupe Rue de la Muette, lequel a sorti plusieurs albums que j’aime écouter régulièrement…
Pour la musique d’intro, on a affaire à « Mon joli carrosse » écoutable ici : Mon joli carrosse. Merci à Patrick Ochs pour son autorisation d’utilisation.

7 commentaires à propos de “[28/10/2019] Podcast n°117”

  1. Un petit commentaire sur l’inflation des prix et des ludos.
    Je pense que la communauté des jds a vieilli et financièrement est mieux installée. Les entreprises l’ont bien compris et proposent des produits plus luxueux (matos mais pas forcément), donc plus cher.
    De même, je pense qu’il y a un biais quand Grissom demande autour de lui de combien de jeux sont dans les ludos. Il est logique que ce soit plus important que quelques années en arrière. Si les joueurs qui connaissaient y a 5, 6 ans ont acheté des jeux chaque année…bah logiquement, la ludothèque a grossi (cf. aussi le début de mon commentaire on a plus les moyens pour ça qu’avant).

  2. Podcast très intéressant. Je me faisais justement la réflexion il y a quelques jours sur le prix des jeux, surtout les Kickstarter qui ont des versions deluxe qui frôlent souvent les 60€ sans les frais de port (souvent de 10€).
    Pourquoi les prix augmentent autant ? Je n’ai pas de réponse non plus. Mais quand je vois que les jeux à plus de 50€ se vendent assez bien, je ne vois pas pourquoi, en tant qu’éditeur, je me priverais de suivre le mouvement et d’augmenter le prix. Tapestry coûte environ 90€ et malgré tout il se vend. Je ne dis pas que tout le monde va l’acheter (c’est pas mon cas déjà, mais plutôt parce que le jeu ne m’intéresse pas plus que ça), mais j’ai déjà vu pas mal de gens partager leur photo de leur acquisition du dernier SM Games.

    Autre question par rapport à votre podcast : Le prix d’un jeu doit-il être fonction de son matériel ? Pour moi, oui et non. Oui car il faut reconnaître qu’avoir plus de matériel coûte plus cher, tout comme avoir des meeples ou ressources personnalisées. Non car certains jeux ont demandé un énorme travail de développement afin d’être parfaitement équilibré et ce travail ne se matérialise pas, mais il faut bien le rémunérer.

    Sinon, les mini-torches ne sont pas incluses dans Mystery House. Dans la règle, ils conseillent pourtant d’utiliser une lumière, mais celle du smartphone fait bien l’affaire.
    Pour les jeux à application, il faut noter que pour Chronicles of crime, l’éditeur a affirmé que s’il mettait la clé sous la porte, le code serait en libre accès pour continuer à exister (je ne sais plus quel est le terme exact pour exprimer cela). Peut-être que d’autres éditeurs ont prévu de faire pareil.
    Et pour Rockwell, on le trouve plutôt à 10€ qu’à 40€ car il est bradé un peu partout (en tout cas, chaque année, il est en déstockage à Essen sur le stand de l’éditeur et cette année il était à 10€).

    La communication est devenue essentielle pour vendre son jeu car il y a de plus en plus de sorties, comme vous le dites. Communication aussi bien en amont sur les réseaux sociaux ou forums, mais aussi mises en scène en salon qui sont tape-à-l’œil. Mais il est essentiel de se démarquer pour survivre. De mon point de vue de petite blogueuse, j’ai pu constater que le buzz attire bien plus que la découverte. Les articles sur un jeu qui a déjà eu une bonne communication et dont les joueurs ont déjà entendu parler, ne serait-ce que de nom, vont attirer davantage de lecteurs. Alors qu’un article sur une jeu inconnu d’un petit éditeur étranger fait un flop. Du coup, les éditeurs ont sûrement raison de communiquer énormément avant la sortie d’un jeu pour déjà ancrer le jeu dans l’esprit des joueurs. Plus les gens vont le voir passer, plus ils vont s’y intéresser car ils ont peur de passer à côté de quelque chose d’exceptionnel. Alors qu’en fait, je pense qu’ils passent plutôt à côté de quelque chose en ne se renseignant pas sur des jeux plutôt méconnus.

    Concernant les reventes de KS avant de l’avoir reçu, ça rejoint les points précédents : on pledge car le KS fait le buzz mais on ne se renseigne pas dessus et ensuite quand on lit un article ou regarde une vidéo sur le jeu, on se rend compte que ce n’est pas fait pour nous alors que les règles sont disponibles au moment de la campagne et qu’il suffit de les lire. Mais selon moi, c’est un problème global de société : on fait comme tout le monde et on suit le mouvement sans se poser de question.

    Désolé pour la tartine, mais j’aurais bien débattu avec vous à propos du sujet du podcast car ça m’interpelle aussi.

    • Merci Ludivine pour ce retour fourni.
      Un des points de ton intervention m’interpelle. Je te cite : « Alors qu’un article sur une jeu inconnu d’un petit éditeur étranger fait un flop. Du coup, les éditeurs ont sûrement raison de communiquer énormément avant la sortie d’un jeu pour déjà ancrer le jeu dans l’esprit des joueurs. Plus les gens vont le voir passer, plus ils vont s’y intéresser car ils ont peur de passer à côté de quelque chose d’exceptionnel. Alors qu’en fait, je pense qu’ils passent plutôt à côté de quelque chose en ne se renseignant pas sur des jeux plutôt méconnus. »
      Je crois que là tu touches pile poil le pourquoi du comment de mon site : parler de jeux pas forcément les plus exposés, convaincu que je suis que la perle rare existe (ou peut exister) ailleurs. Les jeux japonais, hollandais ou encore espagnols méritent des éclairages. Et je m’y attelle. J’aime ça.

      En tout cas, oui, je confirme à froid après Essen, quelle envolée des prix !!! 😉

      • Et continue à parler de jeux japonais, hollandais et espagnols (et autres aussi quand même ^^). Car moi, j’aime bien découvrir des jeux venus d’ailleurs et qu’on ne trouvera pas dans nos boutiques.
        Et je me rends compte que ma ludothèque contient quand même pas mal de jeux non francophones (bon certains ont été localisés depuis l’acquisition ou vont l’être tout bientôt) dont je ne me séparerais pas car je suis la seule de mon entourage ludique à les posséder.
        Ma remarque sur les jeux méconnus ne se limite pas aux jeux étrangers en fait. Même un article sur un jeu francophone mais qui n’a pas eu beaucoup de communication n’attirera pas les foules. C’est dommage quand même.

  3. Excellent podcast avec un très bon sujet^^

    On s’est posé la même question à notre retour par rapport à l’inflation du prix des jeux. C’était flagrant à Essen. A mon avis certains éditeurs se rendent compte avec les KS que les joueurs sont prêts à sortir leur argent pour avoir toujours lieux a7 niveau du matos et autres… Ils se disent pourquoi pas nous et sous couvert de nous rajouter quelques bricoles pas toujours utiles dans la boîte ils gonflent le prix du jeu.
    On est plus prêt de jeux à 50/60€ maintenant que de jeux à 40/45€ comme il y a quelques années.

    Concernant l’inflation du nombre de jeux et l’effet perversion de devoir les brader derrière, j’ai discuté avec des auteurs/illustrateurs français et c’est le problème de l’internationalisation du monde du jeu : un éditeur doit vendre dans différents pays avec différentes cultures ludiques, faut donc avoir un Max de jeux dans son catalogue pour plaire à tout le monde quitte à avoir des pertes… si tu ne prends pas le perche quelqu’un le prendra pour toi.

    @ Ludo : Romaric Galonnier avec Trésor de Cibola
    Auteur de jeu toulousain dont tu auras sûrement joué à certains de ses jeux : Casting, Yesss, ARGH, Profiler^^

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