[28/05/2011] Rumis, Atlantis, Gipsy King, Sumeria

A l’occasion de la Fête du Jeu 2011, notre association Les Ludophiles a proposé du jeu, du jeu et encore du jeu à la population de Saint Just d’Avray, plus communément appelée les Chouettes. Ainsi, munis de nos tout nouveaux tout neufs tee-shirts violets, nous nous adonnons à moult jeux en extérieur en compagnie des passants et autres connaissances de passage… En ce qui me concerne, je ferai jouer à quatre jeux différents : Rumis, toujours aussi bon pour faire toucher du doigt le jeu abstrait moderne, Atlantis, un super jeu de Colovini dans lequel plusieurs stratégies fonctionnent, Gispy King, clairement mon jeu court préféré et, enfin, entre ludophiles plus avertis, en soirée : Sumeria, que j’avais échangé quelques jours auparavant.

 

RUMIS :

 


Bel après-midi en extérieur, sur la place du monument aux morts de Saint Just d’Avray…

Gérard, nouveau venu, place les éléments jaunes, Romain les rouges, et moi-même les verts…

Dommage que j’ai oublié d’apporter le plateau tournant, idéal pour pratiquer ce jeu tout en ayant une vision globale de la situation…

Gérard et Romain se sont adjugés les côtés, du coup, en tant que troisième joueur, j’ai dû me rabattre au centre et tenter d’en sortir d’un côté (par-dessus évidemment)…

On pourrait croire ma situation enviable, mais en fait elle ne l’est guère : la zone de de 9 cases à gauche est d’ores et déjà réservée à Romain…

Vue finale de cette partie, après que j’ai sauvé les meubles, sans pour autant parvenir à revenir sur Romain…

Il y a avait de sacrés spectateurs à Saint Just d’Avray… N’est-ce pas Mademoiselle Leila…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le système ultra-épuré, hyper-tendu et toujours aussi plaisant,
– La variété des plateaux de jeu
. 

On a moins aimé
– La mauvaise adéquation entre le plateau choisi, Pirka, et la configuration à 3 joueurs.

 

Scores de la partie :

Gérard (jaune) : 2 (6 visibles – 4 non placés)
Romain (rouge) : 13 (14-1)
Ludo le gars (vert) : 10 (13-3)

 
Note du jeu (sur cette partie) : 19 / 20

 

Durée de la partie : 30 minutes

 

 

 

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ATLANTIS :

 


Trois pions par joueur sur l’île de départ, la fameuse cité d’Atlantis, avec comme but principal de rallier au plus vite la terre ferme, non sans avoir glané un maximum de vestiges
de la cité avant son engloutissement…

Pierre déplace les pions rouges, Fabrice les bleus, Anne les blancs et moi-même les noirs. La partie est très sympa, sur un jeu vraiment très agréable et simple à
pratiquer…

Après un tour de jeu plein, chacun de nous a fait avancer un pion et un seul trou d’eau est apparu…

Anne semble avoir apprécié ce jeu, elle qui découvre notre association des Ludophiles à cette occasion…

Mon pion noir, à quelques encablures de l’arrivée, semble embêter l’ami Pierre, lequel ne va pas tarder à accélerer le mouvement…

Finalement, c’est Pierre qui rallie le premier la terre ferme, ce qui lui permettra de piocher une carte de plus en fin de chaque tour…

Un pion par joueur au but, donc, à présent, chacun pioche 2 cartes en fin de tour au lieu d’une seule…

J’ai entendu dire qu’il fallait vraiment filer au but le plus vite possible, du coup, sans même trop réfléchir, je m’emballe comme un malade pour faire arriver en un seul et même
tour un deuxième pion !!!

Bilan de cet enchaînement de progressions de malade : 22 points à payer ! Je fais beaucoup rire mes petits camarades et conviens avec eux que c’était peutêtre un peu cher payé (même
si j’étais très très bien au niveau points)…

C’est Pierre qui clôt cette partie en amenant son dernier pion au but. Du coup, Anne et moi allons devoir faire avancer un pion chacun jusqu’au bout et Fabrice devra s’en coltiner
deux…

La vue presque finale du jeu…
Bilan synthétique :On a aimé
– La fluidité des tours de jeu, avec un système certes simple mais diablement malin,
– L’obligation de ne pas filer devant comme un dingue, en dilapidant ses économies… enfin pas uniquement 😉
 

On a moins aimé
– Les tuiles que l’on aperçoit en-dessous, parfois, en déplaçant ses pions,
– Le boulevard offert à Pierre sur un seul coup de ma part mal évalué… 🙁

 

Scores de la partie :

Pierre (rouge) : 51 (41 de tuiles + 10 cartes)
Fabrice (bleu) : 28 (22+6)

Anne (blanc) : 26 (21+5)
Ludo le gars (noir) : 30 (25+5)

 
Note du jeu (sur cette partie) : 16 / 20

 

Durée de la partie : 45 minutes

 

 

 

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GIPSY KING :

 


L’un des tout meilleurs jeux de la création, dans l’absolu, et probablement le tout meilleur dans le format 30 minutes, aussi bon à 2 joueurs, qu’à 3, 4 ou 5…

Fabrice, joueur jaune débute la partie, suivi de Pierre en rouge et de Daniel en violet. De mon côté, dès l’entame, je décline mon tour et passe pour être premier lorsqu’on
passera à la tuile n°2…

La partie me fait déjà couiner, avec des palabres très rapides et non compris par mes partenaires de jeu, novices sur celui-ci. Du coup, Pierre s’apprête à se gaver avec un axe
rouge central très fort…

La situation a de quoi m’inquiéter grandement alors que nous venons de placer nos caravanes autour de la tuile n°3…

Fin de première manche au grand avantage de Pierre et de Fabrice…

C’est bien là qu’on voit l’avantage non négligeable d’être placé tôt dans le tour lorsque le premier n° est si central et stratégique…

Deuxième manche, avec inversion de l’ordre du tour original et en démarrant par la tuile n°15. Pour le coup, je me sens clairement avantagé, même si je ne profiterai pas autant des
largesses dont Pierre a bénéficié en tout début de partie…

Belle brochette de ludophiles violets…

Le jeu séduit clairement mes partenaires de jeu, ici avec la mine concentrée voire absorbée…

Et voici la vue finale de la partie avec une belle solidité de la part de Fabrice qui aura scoré correctement lors des deux manches…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le jeu parfait… ou presque 🙂
 

On a moins aimé
– La place dans le tour si la configuration aléatoire positionne les n°1 et 15 dans des zones trop stratégiques.

 

Scores de la partie :

 

Poissons 1 Caravanes 1 Poissons 2 Caravanes 2 Total
Fabrice (jaune) 9 22 5 24 60
Pierre (rouge) 6 28 4 18 56
Daniel (violet) 2 18 6 21 47
Ludo le gars (marron) 7 11 6 25 49

 

 
Note du jeu (sur cette partie) : 20 / 20

 

Durée de la partie : 45 minutes

 

 

 

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SUMERIA :

 


Ô la jolie petite boiboîte avec son look de sumérien… J’adore ! Reste à voir si le thème y trouve sa place dans ce jeu que j’ai entendu qualifier d’abstrait…

Le plateau est très agréable à l’oeil, bien lisible, avec 8 régions délimitées et 7 lieux de vie dans chacune (1 cité, 3 villes et 3 villages). Chacun de nous devra essayer d’être
majoritaire dans les régions qui sont les plus puissantes au moment des décomptes (la partie en comptera 6)…

Au départ, nous avons placé 8 pions chacun dans 8 lieux de vie différents (Pierre les rouges, Jean-Luc les jaunes et moi-mêm les noirs). Par la suite, nous pourrons soit en ajouter
un nouveau, soit en déplacer un en suivant une route et en allant au premier lieu vide, soit en retirer un. Notre stock est composé de 14 pions en tout. A noter la présence de
cartes en-dessous du plateau, symbolisant la puissance des régions représentées…

Lors de notre première manche (de 3 tours) sur 6, nous nous demandons bien comment il faut faire pour espérer scorer alors que tout apport dans une région renforce la puissance de
celle-ci, en la faisant se décaler d’un cran vers la droite. On a l’impression de jouer à un jeu de Leo Colovini, avec un peu les mêmes sensations que dans Justinian…

Fin de première manche et les trois cartes les plus à gauche sont celles de Marad, Bad Tibira et Eridu. Le joueur majoritaire dans la première prendra deux tuiles sur les trois
proposées au-dessus de la carte, le deuxième joueur prendra la tuile restante. Dans la région de Bad Tibira, le joueur majoritaire prendra une des deux tuiles, le deuxième prenant
l’autre. Dans la région de Eridu, seul le joueur majoritaire prend la tuile proposée…

A mi-partie (3 manches réalisées), je suis clairement en tête, avec pas moins de 9 tuiles collectées (dont une série de 5 vertes), devant Pierre avec 5 tuiles et Jean-Luc avec 3
tuiles. Ce dernier, d’ailleurs, n’arrête pas de pester, ayant compris mais un peu tard qu’il convient de ne pas abandonner trop de cités en route, sous peine de ne jamais remporter
la moindre tuile en cas d’égalité…

Nous sommes en cours de 4ème manche et Pierre tente de trouver l’idée géniale, sur un jeu qui nous a paru quand même assez statique (au niveau de la position de nos pions) tout en
étant, paradoxalement, trop dynamique (au niveau de la puissance « tournante » des cartes »)…

La partie s’approche de son terme puisque nous allons attaquer la dernière manche de cette sympathique partie…

Voici la situation juste avant que nous distribuions les tuiles…

Et voici la situation une fois la distribution effectuée…
Bilan synthétique :On a aimé
– L’élégance coloviniesque du décalage
des cartes de puissance (à la Justinian), obligeant parfois à viser des montées indirectes ou en
prévision du tour suivant,
– La simplicité du système de jeu et du décompte des points : pas besoin de plus !
– Le look général du jeu, de ses composants et de sa boîte.
 

On a moins aimé
– Les erreurs irrattrapables si un joueur abandonne sans y faire attention trop de cités à ses adversaires : le jeu se déséquilibre (j’attends donc de revoir une partie de ce jeu
sans cette faille qu’il faudra bien énoncer aux joueurs).

 

Scores de la partie :

Pierre (rouge) : 34 (28+3+3)
Jean-Luc (jaune) : 21 (10+10+1)
Ludo le gars (noir) : 50 (28+15+6+1)

 
Note du jeu (sur cette partie) : 14 / 20
(à revoir après une autre partie « plus sérieuse »)

 

Durée de la partie : 1 heure

 

 

 

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5 commentaires à propos de “[28/05/2011] Rumis, Atlantis, Gipsy King, Sumeria”

  1. Sur votre partie d’Atlantis je suis étonné de voir deux ponts sur deux tuiles d’eau adjacentes, alors que’un seul pont permet justement de passer toute une zone d’eau, quelle que soit sa taille,
    il me semble. Et avez-vous essayé la variante avec les navires à la couleur des joueurs leur permettant de passer gratuitement une zone d’eau mais faisant aussi payer une taxe aux autres joueurs
    ?

  2. Ce qui m’a étonné dans la position de ces deux ponts, c’est qu’il n’y a pas la tuile d’eau intermédiaire qui a remplacé la tuile de terre ayant disparu. Je n’avais pas pensé que vous aviez pu
    rapprocher les tuiles d’eau. Visuellement, ça faisait penser à une mauvaise interprétation de la règle (et je m’en étonnais de ta part ^^).

    Perso, après un certain nombre de parties, j’ai ressenti le même problème que relevait deepdelver ailleurs. Et j’y joue moins, ou alors avec les enfants.

    Quant à la variante, elle apporte un petit côté fun de plus : chaque joueur a un bateau à sa couleur, en plus du pont, qu’il place quand il veut sur une zone d’eau. Le bateau permet au joueur qui
    l’a posé de passer gratuitement cette zone d’eau, tandis que les autres joueurs doivent payer la taxe habituelle, non pas à la banque, mais au joueur possédant le bateau. Eh oui, ils empruntent
    un bateau, il doivent louer ce privilège.

    Pas un renouvellement fondamental, mais un petit peu d’interaction supplémentaire qui plaît bien aux enfants qui sont ravis de nous plumer avec leur bateau.

  3. Sur votre partie d’Atlantis je suis étonné de voir deux ponts sur deux tuiles d’eau adjacentes, alors que’un seul pont permet justement de passer toute une zone d’eau, quelle que soit sa taille,
    il me semble. Et avez-vous essayé la variante avec les navires à la couleur des joueurs leur permettant de passer gratuitement une zone d’eau mais faisant aussi payer une taxe aux autres joueurs
    ?

  4. Ce qui m’a étonné dans la position de ces deux ponts, c’est qu’il n’y a pas la tuile d’eau intermédiaire qui a remplacé la tuile de terre ayant disparu. Je n’avais pas pensé que vous aviez pu
    rapprocher les tuiles d’eau. Visuellement, ça faisait penser à une mauvaise interprétation de la règle (et je m’en étonnais de ta part ^^).

    Perso, après un certain nombre de parties, j’ai ressenti le même problème que relevait deepdelver ailleurs. Et j’y joue moins, ou alors avec les enfants.

    Quant à la variante, elle apporte un petit côté fun de plus : chaque joueur a un bateau à sa couleur, en plus du pont, qu’il place quand il veut sur une zone d’eau. Le bateau permet au joueur qui
    l’a posé de passer gratuitement cette zone d’eau, tandis que les autres joueurs doivent payer la taxe habituelle, non pas à la banque, mais au joueur possédant le bateau. Eh oui, ils empruntent
    un bateau, il doivent louer ce privilège.

    Pas un renouvellement fondamental, mais un petit peu d’interaction supplémentaire qui plaît bien aux enfants qui sont ravis de nous plumer avec leur bateau.

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