[28/07/2012] Java

Les bons gros jeux des années début 2000 sont quand même toujours sympas à ressortir. Avec un certain prestige, une aura particulière et, pour ainsi dire, un quelque chose que les dernières
productions n’ont que très rarement (oh, le vieux con ! 😉
Et ce n’est pas le Java que nous ferons ce soir avec Julie qui me fera dire le contraire…

 

JAVA :

 


Quel matériel ! Avec sa boîte colorée, ses pions en bois à l’allemande et ses tuiles très épaisses, Java condense tout ce qui se fait de mieux depuis une quinzaine d’années dans le
monde du jeu. Ajoutons à celà un mécanisme de développement orienté sur un seul axe de PV (les palais, voire les bassins dans une moindre mesure), et vous comprendrez pourquoi Java
fait partie de mes chouchous…

Comme dans les trois jeux de la trilogie Tikal – Java – Mexica, les joueurs disposent de 6 PA pour réaliser leurs actions sur le plateau. Ce système, propice à l’Analysis
Paralysis a certes vieilli mais il offre un champ de liberté énorme aux joueurs. Si le jeu était réédité aujourd’hui, il serait probablement adapté avec soit une action par
joueur, soit avec un coût de plus en plus élevé pour réaliser plusieurs actions… On tient les paris ?

Premier tour de jeu avec Julie en première joueuse, laquelle retrouve immédiatement ses sensations, à savoir celles de ne pas imaginer très bien sans les poser comment les
tuiles en 3D peuvent bien s’assembler…

Finalement, elle opte exactement pour la configuration que je lui avais présentée à titre d’exemple lors de l’explication de la règle ! Cela lui rapporte 1 PV pour le palais ainsi
construit…

A mon tour, au lieu d’aller jouer à l’autre bout du plateau (trop facile et solitaire à deux joueurs), je me cale juste à côté d’elle en reproduisant pratiquement la même
configuration, à l’exception près que je me colle à un bassin préexistant au lieu de placer une tuile de bassin (je prends une carte de fête à la place)…

La partie est définitivement lancée, suite à l’agrandissement du palais du bas en taille 10, dans lequel j’y fais une fête que je remporte tout seul et empochant, ainsi, un
total de 10 PV + le gain du bassin pour 6 PV de plus…

Elle a couiné sur le tour précédent, la dame, mais finalement elle me rattrape super rapidement et ne tarde pas à faire la course en tête…

Petite vue rapprochée, notamment pour apprécier la qualité du matériel, mais aussi pour observer mon anticipation de la fin de partie : je place des cylindres blancs le plus
près possible des palais, sur ou en-dehors des villes (pour l’instant)…

L’une des grandes finesses stratégiques du jeu est de savoir construire ou agrandir un palais, puis se fractionner tout seul sa ville pour repartir sur un nouveau palais
juste à côté (deux gains et deux endroits où l’adversaire aura du mal à venir se placer)…

Julie mise beaucoup sur les bassins et elle s’assure ainsi une petite mais permanente avance au score. Cependant, elle a un peu l’air d’oublier qu’il faut prévoir ses positions de
fin de partie au plus tôt, car, sur la fin, on n’a souvent ni le temps ni la place de le faire…

On s’achemine vers la fin de partie, suite à l’épuisement progressif des tuiles communes de taille 3…

Julie est toujours en tête mais il est clair que j’ai mieux préparé le terrain auprès des palais pour le décompte final…

Allez, c’est parti, je vais poser les deux dernières tuiles de taille 3, en ayant minutieusement anticipé la montée d’au moins un niveau de mon pion blanc présent auprès du seul
palais de valeur 10 dans lequel Julie est au-dessus de moi…

J’hésite sur le meilleur endroit où placer la deuxième tuile de taille 3, sachant que je n’en ai pas franchement besoin, le reste de mon tour m’ayant permis d’être premier dans tous
les palais du plateau, avec même une fête en préparation dans un de taille 10…

Bon, je pose cette tuile en bordure du terrain, sans grande conviction et sans raison de développement particulier. J’ai dû mettre 10 minutes à jouer mon tour, car je pensais
possible de construire un nouveau palais de valeur 4 après en avoir scindé un autre, ce qui aurait probablement été à mon seul bénéfice puisque Julie n’aurait pas pu se battre sur
tous les fronts…

Grâce à l’unique carte que je viens de piocher, alors que Julie en a une aussi, je réussis à faire la fête tout seul dans ce dernier palais de valeur 10, ce qui me
permet d’empocher 5 PV supplémentaires. A noter la présence de deux pions blancs, afin de contraindre Julie à vraiment me dépasser en hauteur si elle veut effectivement marquer 10
PV ici…

Vue générale juste avant mon décompte final, sachant que Julie rejouera ensuite puis effectuera le sien…

Elle tente de marquer un maximum de points, ce qui lui est possible dans 3 palais de valeur 10 que je n’avais pas assez protégé + un de valeur 6. Finalement, ça ne devrait
pas jouer de beaucoup…

La partie est terminée et le décompte de Julie a été effectué. Elle échoue à 8 PV de son homme, ce qui est très peu au vu de la partie, sachant que :
1/ j’ai grapillé 5 PV lors de ma fête finale ;
2/ elle aurait pu marquer 15 PV au lieu de 9 PV lors de la construction d’un bassin de taille 3 (au lieu de 5 possible) tout à fait à gauche du plateau il y a deux ou trois tours…
Bilan synthétique :On a aimé
– Le superbe matériel proposé,
– Le développement progressif des rizières irriguées, avec une seule vraie manière de scorer,
– Les coups vicieux et autres pièges que l’on peut tendre à son adversaire,
– La bonne jouabilité à deux joueurs, même si finalement tout le monde est quasi sûr de marquer sur tous les palais…

 

On a moins aimé
– Le temps d’attente entre les tours, surtout qu’on n’en a perdu l’habitude avec la mode des jeux à 1 action / tour / joueur…

 

Scores de la partie :Julie (rouge) : 118 (71 avant décompte + 47 de décompte)
Ludo le gars (blanc) : 126 (68 + 58)

Note du jeu (sur cette partie) : 18/ 20


Durée de la partie : 2 heures 15 minutes

 

 

 

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