[29/01/2004] Black Monday

Participants
– Fabrice, de plus en plus assidu aux soirées jeux rochetaillardes,
– Sylvain, le réflexionnant du lieu ;-)))
– Charles, arrivé juste pile poil pour s’attabler avec nous, sachant qu’il nous dit clairement sa forte envie de jouer à un jeu de bourse,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Ayant traduit la règle dans le courant de la semaine dernière, il est clair que tester Black Monday ce soir ne pouvait pas être une trop mauvaise idée. Aussi, lorsque Sylvain se montre particulièrement motivé pour essayer ce jeu, je lui accorde audience 😉 et je luis expose les règles du jeu. Arrivent coup sur coup, Fabrice et Charles, qui s’installent alors avec nous et qui vont donc participer à cette partie spéculative.
Les règles sont exposées assez rapidement, la partie débute en une quinzaine de minutes, avec un capital de 20000 $ par personne, la détermination initiale des taux de chaque type d’action et le rôle de premier joueur qui incombe à Charles, placé à gauche du banquier (Sylvain).


Les taux initiaux sont variés : 200 pour Rouge, 700 pour Bleu,
200 pour Vert et 900 pour Jaune. La partie peut débuter…


Une vue globale de la table de jeu, alors que Fabrice s’apprête
à vendre des actions jaunes. Ses investissements lourds commencent
à payer : des ventes à hauteur de 13000, 13000 et 20000
$ qui pèseront lourd en fin de partie…


Une vue rapprochée des taux actuels alors que ceux-ci sont incroyablement
élevés toutes actions confondues. Nous constaterons la difficulté
de faire redescendre ceux-ci à un niveau acceptable pour les achats
ultérieurs…


Malgré l’austérité apparente du jeu, l’ambiance
est très conviviale et les coups méchants sont nombreux
ce qui génère de très sympathiques moments…


Les 4 marchés sont à présent
clos et la partie est terminée. Nous retiendrons que, malgré
l’arrivée tardive des cartes de clôture, aucun véritable
bénéfice n’a pu être enregistré par les joueurs
lors de la seconde manche : il est bien plus difficile que l’on pourrait
le croire de faire évoluer les taux des actions…


Les coups d’oeil et autre tentatives de destabilisation sont légions
dans ce jeu. Ici, fabrice tente de ne pas se laisser influencer par
l’attitude de Sylvain qui lui faisait remarquer la folie de ses investissements
: de très nombreuses actions au sein d’un portefeuille élargi…


Sylvain et Charles apprécient grandement
ce jeu qu’ils trouvent vraiment réussi. Ici, Sylvain, après
sa phase intense de réflexion habituelle, faire varier les taux
des actions sur le plateau central…


Une vue du même plateau une fois que Charles
et moi avons joué. Subtilement, il vient de faire baisser le
taux de l’action verte à 900, puis en a acheté quelques
actions, et je viens d’en acheter 7 avant de faire remonter immédiatement
le taux à 1300 $. Quel bon calcul pour Charles et moi, ce qui
pénalise clairement Fabrice dans la foulée (mais bon,
il doit être en avance)…


Une banqueroute sur les actions jaunes, consécutive
à une spéculation raisonnable de la part de Charles et
de votre serviteur (pas plus de 7 ou 8 actions à nous 2), mais
surtout d’un acte de folie de Fabrice qui en achète une quinzaine
d’un coup ! En plus, il ne prend même pas la peine de relever
le taux de ce type d’action avant de passer la main. Résultat
prévisible et délectable pour lui : Sylvain conduit immédiatement
les actions jaunes en banqueroute et nous défaussons toutes nos
actions de cette couleur…

Décompte final
Fabrice remporte cette partie avec un total de 42 600 $,
devant Charles avec 32 400 $, Sylvain avec 29800 $ et Ludo le gars avec 29 700
$.

Débriefing
Pas mal du tout ! Charles et Sylvain ont été emballés par
le jeu et j’avoue que si je n’avais pas été gêné
par les contraintes liées à la main de cartes (tendance à
bloquer le jeu en limitant les possibilités des joueurs) j’aurais éprouvé
certainement un enthousiasme débordant tout comme eux. Fabrice, philosophe,
nous expliqua après la partie qu’il était bien conscient d’avoir
construit sa victoire durant les tous premiers tours de la partie et qu’après
il a essayé de gérer sa probable avance. Il estime qu’il ne faut
pas hésiter à prendre des risques, en investissant de manière
lourde plutôt que de tâtonner avec des porte-feuilles d’actions
peu garnis. C’est une logique de jeu.
Au niveau des enseignements de jeu, je voudrais souligner plusieurs points :
– Il semble intéressant de pouvoir mesurer son retour sur investissements,
comme le suggérait Charles. Aussi, vous pouvez trouver, en aide de jeu
(en cliquant ici), un tableau
pour noter au fur et à mesure de la partie les achats et les ventes d’actions
réalisées. Véritable outil de gestion, ce tableau ne devrait
plus quitter ma petite boîte noire.
– Il semble envisageable de mettre sur pied une variante pour offrir plus de
possibilités aux joueurs, afin de ne pas souffrir délibérément
d’une main de cartes bloquantes. Je propose donc une variante pour permettre
à chacun de prendre des actions du type qu’il souhaite (cliquez
ici
pour télécharger la variante).
– Les 4 cartes Market Closed, disposées aléatoirement dans la pile
de pioche de la seconde phase du jeu ne produisent pas trop de déséquilibre
ou de chaos, alors qu’on était en droit de le supposer au départ.
En effet, lorsque l’une d’entre elles sort, les joueurs vendent leurs actions
au cours actuel, ce qui ne les prive pas de rentrée d’argent. En fait,
on a eu l’impression que l’on ne perdait pas d’argent à ce moment-là
(on n’a pas eu forcément le temps d’en gagner beaucoup mais au moins
on n’a pas été frustré par des pertes non maîtrisées).

Au final, Black Monday est un très bon jeu, qui, avec les deux aides
de jeu (variante et
tableau de suivi), pourrait
bien devenir l’un des fleurons de ma ludothèque. Si, si…

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