[29/02/2008] Thurn & Taxis – Glanz & Gloria, Die Weinhändler

Deux nouveaux jeux pour cette soirée ludophile, deux nouveaux jeux de durée et de complexité raisonnables, deux nouveaux jeux ou plutôt une extension et un vrai nouveau jeu. En ce qui concerne l’extension, il s’agit de la première éditée pour Thurn & Taxis, le Spiel des Jahres 2006, baptisée Glanz & Gloria. Pas vraiment de trucs super top dedans, mais pas déplaisant malgré tout. En ce qui concerne le jeu découvert, il s’agit de Die Weinhändler (le marchand de vin), homonyme d’un jeu de Dominique Erhahrd sorti voici plusieurs années chez Piatnik et non encore testé, un jeu dans lequel on doit gérer au mieux sa cave à vin. Tout un programme !

THURN & TAXIS – GLANZ & GLORIA :

Romain, avec les maisons rouges, Philippe, avec les maisons bleues, Jacques, avec les maisons
jaunes, et moi-même, avec les maisons vertes, nous embarquons pour une ballade dans l’aventure postale allemande, à l’époque où la Prusse était coupée en deux…
La première route postale construite est l’oeuvre de votre serviteur. Petite route, certes,
de 3 villes, nécessitant l’emploi de 3 chevaux, mais qui s’avère intéressante puisqu’elle me permet de placer immédiatement 3 premières maisons (dans 3 zones différentes) et de
remporter un premier jeton (1 point pour l’une des 4 villes libres)…
Philippe et Jacques, un peu plus tard, alors que Philippe a attaqué avec la pose de 4 maisons
et que Jacques construit encore sa route (4 cartes pour l’instant). Romain, lui, a posé 5 maisons pour la même route. Joli !
Petite vue rapprochée laissant notamment voir que la carte est dans la même veine que celle
du jeu de base. On notera que la Prusse offre la particularité d’être divisée en deux parties et que pour gagner son bonus, il va donc falloir s’y prendre avec méthode…
Une route splendide réalisée par Jacques (qui a mis le temps, quand même) : 8 villes
traversées ! Il posera 4 maisons en Prusse pour ce travail et récoltera le bonus de points accordé pour la première route de longueur 8…
A mon tour de réaliser une jolie route postale : 7 cartes et, surtout, 7 régions différentes
traversées, ce qui me permet de placer pas moins de 7 maisons et de mettre ainsi une pression d’enfer sur mes petits camarades…
Vue générale après le précieux placement de mes 7 nouvelles maisons. A ce moment, je me dis
que je suis placé tip top. C’est là l’erreur : je ne vais pas pouvoir rafler aussi facilement que je l’aurais prévu le bonus d’implantation dans toutes les régions (sauf les
villes libres). Pourquoi ? Tout simplement parce que certains font de la rétention de carte rose pâle…
La zone de pioche commence à me courir gravement sur le ciboulot : que des cartes de villes
libres (dont le bonus a été pris) et de Prusse (où je suis mal implanté). Aucun moyen de récupérer la fameuse carte Rostock qui manque à mon palmarès des villes traversées. Je
change régulièrement la pioche mais rien à faire. Je couine en silence…
Plus la partie avance, plus je sens que je vais mal la terminer. En effet, Romain ne va pas
tarder à récupérer la première tuile bonus d’implantation dans toutes les régions et je ne vois toujours pas l’ombre de la carte rose pâle…
La ville de Rostock n’a été visitée que par Romain et elle vaut de l’or pour Philippe comme
pour moi, désireux de pouvoir faire passer une route en ce lieu. Précisons qu’avec les cartes cheval, remplaçant la calèche de la première version, il est fort probable que
plusieurs de mes camarades l’aient placée face cachée en utilisation chevaline…
Ne parvenant pas à récupérer Rostock, je change de stratégie et tente de glaner d’autres
bonus, comme ici le bonus vert (malheureusement tombé à 1 dans l’intervalle). Je rate également, pour de mauvais choix, le bonus de 5 points lié au remplissage de la Prusse, car
je conclus la partie sur cette route de 5 villes (2 maisons placées)…
Comme j’étais le premier joueur, l’ensemble des autres joueurs peuvent encore jouer une fois
chacun. Romain assure le coup en clôturant une route, puis Philippe fait de même, alors que Jacques ne peut absolument rien faire lors de son tour et sera donc recalé plus loin au
score…
La configuration finale de la partie met clairement en évidence que je n’ai pas obtenu le
précieux sésame du bonus d’implantation (pour une seule ville ratée), pas plus que celui de la Prusse (pour une seule ville ratée également). Malgré le bonus d’un point pour avoir
terminé le jeu et le fait qu’il ne me reste aucune maison, cela devrait faire juste…
Bilan synthétique :

On a aimé
– La tension liée au fait qu’on peut très bien se faire doubler sur un bonus visé
,
– Le système de villes libres bonfiées d’un point et ne comptant pas pour le bonus d’implantation,
– La possibilité de jouer des cartes villes en cartes chevaux.

On a moins aimé
– La perte de tension de cette version par rapport au jeu de base : à chaque tour, on est assuré de pouvoir jouer une carte même si on ne peut pas allonger sa route (on joue une
carte cheval),
– Le manque d’apport de cette extension qui s’avère franchement inutile pour le jeu (et en plus, livrée sans les maisons, elle n’est pas jouable si on n’a pas acheté le jeu de
base avant !).

Scores de la partie :

Romain (rouge) : 18 (19 de bonus – 1 maison)
Philippe (bleu) : 16 (18 de bonus – 2 maisons)
Jacques (jaune) : 9 (15 de bonus – 6 maisons)
Ludo le gars (vert) : 16 (16 de bonus – 0 maison)

 

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

Durée de la partie : 1 heure 45 minutes

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DIE WEINHÄNDLER :

Ce jeu, extrêmement déroutant même s’il rappelle Alles im Eimer et Money, propose d’acheter
un lot aux enchères, mais les moins disants ne conserveront pas leur offre : ils prendront celle du mieux disant supérieur…
Exemple : si le meilleur enchérisseur propose un total de 37 € de vin, le second 24 € et
le troisième 10 €, le mieux disant prendra l’offre publique proposée (les 4 bouteilles présentées sur la photo de gauche), le second prendra le lot à 37 €, le troisième prendra
le lot à 24 €, sa propre offre débutant la prochaine offre publique. Compris ?
Une fois achetées, les cartes de vin, conservées en main, devront tôt ou tard rejoindre
notre cave personnelle (dès qu’on a plus de 6 cartes en main). Là, on entre dans du Tétris, avec un placement en pyramide qui oblige à placer d’abord au sol et à s’élever si deux
bouteilles sont placées dessous. L’idée est de stocker des cartes comportant beaucoup d’étoiles (bons millésimes) et de réaliser des groupes de bouteilles de même couleur. Ici, la
cave monocolore de Philippe…
Et voici ma cave, également monocolore, laquelle vient de me rapporter 13 points. En effet,
mes 3 grosses bouteilles vertes me rapportent chacune 3 points (donc 9) et leur alignement me rapporte 4 points de bonus. Vous avez repéré la bouteille vide à droite ? Cette
dernière pourra, plus tard, être remplacée par la bouteille de mon choix, pour peu que j’en éprouve le besoin (ajout d’une bouteille qui se combine bien en couleur avec ses
voisines)…
Le meilleur aspect du jeu est cette propension à générer des tensions entre deux joueurs
pour l’offre publique (ici Philippe et Romain), alors que le troisième n’attend qu’une chose : remporter l’offre du second enchérisseur (la plus garnie possible tant qu’à faire
;-)))
Et Romain pose encore une bouteille dans sa cave ! A noter que le stock de 6 cartes en main
nous a paru trop important, n’obligeant que rarement à poser ses cartes. Un peu le syndrôme « on attend le dernier moment pour poser, le temps de voir »…
Grosse, grosse, grosse lutte entre Philippe et Romain pour l’acquisition de l’offre publique
: Philippe y a passé toutes ses cartes (4) ! Mais Romain ne lâche pas l’affaire et en rajoute une, afin de remporter la mise…
Ca c’est de l’enchère mes amis : 57 € pour Romain contre 54 € pour Philippe ! C’est moi-même
qui me frotte les mains, remportant ainsi un splendide lot à 54 € pour une mise initiale ridicule (9 €)…
Même si on a clairement affaire à un petit jeu de cartes sans prétention, deux écueils
peuvent poser quelques difficultés :
– on doit optimiser le placement de ses bouteilles dans sa cave (entre le bonus de 4 points pour 3 bouteilles identiques et le bonus d’un point pour 3 bouteille de la même couleur
mais différente, ce n’est pas toujours facile),
– on risque souvent d’oublier des points en comptant, en raison des marques multiples.
On s’approche de la fin de partie et personne n’est pour ainsi dire emballé par ce jeu. Ceci
dit, à la réflexion après quelques jours, je pense que le jeu doit se bonifier avec les parties, tout particulièrement parce que la monnaie du jeu constitue aussi son butin et
qu’à dépenser certaines cartes on s’en mord souvent les doigts plus tard. De plus, viser la seconde ou la troisième place s’avère souvent assez plaisant. A revoir donc….
Ma main alors qu’on s’achemine vers le dernier tour de la partie. Avec mes cartes rouges et
vertes, je jubile et vais tout faire pour récupérer les cartes de Philippe (rouges et vertes aussi). Mais je me rate, car avec mon 17 € joué, Philippe joue en-dessous puis sort de
l’encghère, ce qui m’empêche de gagner ses cartes ! Argh…
La cave à vins de Philippe : que des bouteilles oranges, pour l’essentiel de la partie, si
l’on excepte les dernières poses des bouteilles encore en main…
La cave de Romain, bicolore bleue et noire, avec de jolies combinaisons réalisées…
Ma cave remplie jusqu’au bord et même excédentaire (une bouteille bleue figure dans mon
annexe à droite)…
Bilan synthétique :

On a aimé
– Le fait que les carte soient à la fois monnaie et butin,
– Viser autre chose que l’offre publique est savoureux,
– La simplicité de la règle qui est tout sauf apparent au départ (à la manière d’un Mama Mia),
– L’impression que le jeu doit se bonifier au fil des parties.

On a moins aimé
– La limite de 6 cartes en main : à 3 joueurs on n’a pas l’envie de poser trop tôt et on peut s’enfermer dans des caves monocolores,
– La difficulté pour ne pas louper de bonus lors des calculs de points,
– Le côté alambiqué de la pose : l’alignement peut être horizontal ou diagonal, voire former un triangle, tête en haut ou en bas !

Scores de la partie :

Philippe : 31
Romain : 44
Ludo le gars : 44

Note du jeu (sur cette partie) : 13 / 20

Durée de la partie : 45 minutes

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