[29/10/2005] De Ontembare Stad

Participants
– Lucarty, joueur bleu, kingmaker en chef 🙂
– Jacques, joueur vert, le voleur de couleur 😉
– François, joueur rouge, frère de Jacques de plus en plus présent
par chez nous,
– Ludo le gars, joueur jaune, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Parmi mes nombreux jeux rapportés d’Essen cette année, celui-ci était l’un de ceux qui m’intriguaient le plus, avec son prix du jeu de l’année dans son pays et son look moyen-âgeux sympathique.
Je propose donc à 3 autres ludophiles de se joindre à moi, histoire de le découvrir ensemble.
J’explique l’ensemble de la règle de base, puis nous attaquons la partie, en optant d’ores et déjà pour la réalisation du tour entier des joueurs dès que l’un d’entre nous aura atteint la valeur fatidique de 25 points sur la piste de score (comme ça, chacun aura joué le même nombre de tours).
Jacques commence.


La phase de pose initiale consiste à placer au maximum 3 chevaliers
par joueur, pour un coût maximal de 10. Sur notre partie, on le
voit, tous les joueurs ont opté pour 3 chevaliers chacun et seul
Jacques n’a pu aller que jusqu’à un montant de 9…


La première construction de Jacques, placée de manière
adjacente à un de mes terrains jaunes, est un bâtiment artisanal
(vert) qui lui rapportera 2 briques (+ 2 de bonus car le terrain le mentionne)
à chaque fois que des revenus « tombent » pour ce type
de bâtiment…


Mais justement : comme la Bourse rapporte autant, et bien elle ne tarde
pas à se faire détruire par Jacques suite à un jeu
de carte d’influence particulièrement destructrice. Bilan : François
craint vraiment de regarder la suite de la partie, se sentant victime
d’une injustice et à son avis irrémédiablement distancé…


Le plateau s’est à présent bien rempli et on voit bien
que vert et jaune sont globalement les mieux armés pour remporter
cette partie…


Voilà, c’est fait : Jacques vient de réussir à
boucler les 25 points (il est même à 27) aussi il ne nous
reste plus qu’à finir le tour…


Ma fameuse carte qui l’a tant fait ruminer. Bien entendu, vous comprenez
tout à la lecture de ce texte très explicite 😉 …


Une vue de la situation finale après une grosse quinzaine de
minutes de palabres hallucinants que personne n’est prêt d’oublier…


François fait quoi, à votre avis
? Mais oui, vous avez bon : il consulte la règle, acte que nous
allons reproduire moult fois car la maîtrise de la langue hollandaise
est loin de nous être acquise et vu le nombre de cartes spéciales
différentes que comporte le jeu, on n’en a pas fini…


Après 2 ou 3 tours, la situation est plutôt
favorable à François, lequel a pris le risque de construire
la Bourse, bleue, qui lui rapporte 7 briques à chaque fois qu’un
bâtiment bleu est pioché…


Jacques prend clairement l’ascendant sur le jeu,
d’ailleurs son étendue verte fait rêver, même si
je résiste assez bien et reste à ses côtés
au score…


Ceci dit, alors que la partie s’approche de son
terme, la situation n’est pas si clair que ça car bien que je
sois sur la même case que Jacques, il vient de grandement me pénaliser
et il va probablement l’emporter (j’investis beaucoup sur les cartes
d’influence, espérant une bonne pioche, mais il réussit
même à en contrer une par un véto idéal).
A noter le très bon retour de François, dans les scores,
suite au placement de 2 bâtiments exceptionnels dans le même
tour (une pioche qu’on aimerait avoir avec Jacques, histoire de gagner
tranquillos)…


Jacques présente sa mine des mauvais jours,
suite à la réussite de mon dernier tour : j’ai enfin pioché
la carte d’influence qu’il me fallait pour le mettre à mal (perte
de 5 points) alors que dans le même temps j’ai réussi à
monter à 24 points (donc 2 points devant lui)…


Mais comme il était dit que cette partie
serait « bordélique » jusqu’au bout, il a fallu que Sylvain
pioche la carte d’influence qui peut tout rendre possible : il a en
effet le droit de détruire le bâtiment de son choix !!!
Gros souci : il s’amuserait volontiers à casser un de mes gros
bâtiments, ce qui ferait gagner Jacques, mais au vu des mes protestations
quant à un sentiment d’injustice caractérisé (il
ne peut pas s’en servir ni pour gagner ni pour remonter au classement),
il se ravise et décide de ne me casser qu’un bâtiment de
taille 2, histoire que je gagne par égalité seulement
et au bénéfice d’un plus grand nombre de propriétés…

 

Décompte final
Durée de la partie : 2 heures – Mise en place du jeu : 15 minutes – Explication des règles : 30 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 22 points (et 12 propriétés), devant Jacques avec 22 points (et 11 propriétés), François avec 20 points et Lucarty avec 14 points.
Note du jeu (sur cette partie) : 11 / 20

Débriefing
Jamais, ô grand jamais, je n’avais assisté à une fin de
partie aussi houleuse, faisant suite à une partie chaotique au possible
et ce, malgré un déroulement fluide et au demeurant agréable.
Mais alors, le final… Avec un Sylvain prêt à me blazer la tête
en me faisant perdre sans raison, un Jacques qui fait mine de trouver ça
normal, et le reste des joueurs et observateurs qui se gaussent de la situation.
Certes, sur des jeux à revanches fréquentes, où il y a
comme un passé commun entre les joueurs, pourquoi pas de tuer le vainqueur
même si on ne gagne pas soi-même. Mais là, sur une partie
anodine d’un jeu nouveau, cela passe mal et je remercie Sylvain d’avoir su revenir
sur son choix et de ne pas changer, de son plein gré, le nom du vainqueur.
Ce final fait forcément réfléchir sur le jeu lui-même
: est-ce normal d’arriver à des situations de fin aussi frustrantes ?
Est-ce normal de s’en remettre quasi-exclusivement aux cartes d’influence pour
renverser la vapeur ? Est-ce normal d’avoir le sentiment d’avoir joué
2 heures pour qu’un coup de dé décide de l’issue de la partie
?
En ce qui me concerne, et l’ensemble des joueurs attablés me soutiendront,
cette partie ne m’a pas vraiment donné envie de ressortir le jeu, dans
cette version de base des règles. Une lecture des règles dites
« stratégiques » ne laisse pas pour autant beaucoup plus d’espoir.
Mais, comme on veut bien donner au jeu le bénéfice du doute, une partie ultérieure ne pourra se dérouler que sur cette dernière
version.
Dommage, pour un jeu de l’année…

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