[29/11/2003] Torres

Participants
– Thierry, venu d’un petit bled à côté de Tournus juste pour notre journée thématique : sympa !
– Loïc, alias Deepdelver, venu de Paris pour ce week-end : sympa également !
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Le premier jeu « de la Royauté à la République » qui sera pratiqué lors de cette journée thématique sera le fameux Torres de Kramer. Cela tombe assez bien, puisque ni Loïc, pourtant un habitué des jeux « modernes », ni Thierry, joueur en re-devenir après les années 80, ne le connaissent.
J’expose rapidement les règles, chacun prend une couleur de chevaliers (bleu pour Thierry, orange pour Loïc et vert pour moi) et nous attaquons la partie en utilisant la variante où chacun dispose face caché de l’ensemble de ses cartes Aktion (chacun possède ainsi un exemplaire de chaque carte qu’il devra piocher en utilisant 1 point d’action par tirage).


Loïc attaque son deuxième tour de la première
année…


Consultation des effets des cartes spéciales pour Thierry, surtout
qu’il faut jouer rapidement ces dernières : il y en a 10 et la
partie dure 10 tours, ce qui revient à en utiliser une par tour
! Cette situation idéale n’est pas très réaliste
car encore faut-il avoir besoin des effets des quelques cartes en main…


Fin de la troisième année : Loïc gagne d’un minuscule
point devant votre serviteur revenu au pas de course ! Lors de mon dernier
tour (je suis dernier joueur), je ne fais pas un calcul exact (quelle
paresse !) alors que j’aurais dû et je fais un choix qui n’est pas
le meilleur : j’augmente l’étage central du chateau du haut et
je grimpe dessus à l’aide d’une carte pour monter de deux niveaux.
Bilan : 24 points au lieu de 18 sans modifier l’altitude…


Fin de première année : Loïc vire déjà
en tête avec la bonification du roi et 3 chevaliers orange sur le
plateau (exactement comme moi en vert), alors que Thierry n’obtient pas
la bonification de 5 points et ne possède que 2 chevaliers…


Fin de la deuxième année : Loïc accentue son avance
de manière prodigieuse alors que, cette fois, je n’ai pas réussi
à avoir le bonus du roi. En revanche, étant dernier au score,
je peux déplacer le roi où bon me semble : ce sera le château
central où je suis déjà au niveau 3 et où
il sera difficile pour Loïc, si Thierry se charge de le bloquer,
de s’y mettre. Mais… cela suffira-t-il ?


Variation sur mon dernier choix : je ne modifie pas l’altitude de l’étage
central du château du haut, mais j’élargis la base de mon
château personnel à gauche. Je peux utiliser une carte d’action
pour avoir 7 points d’action et je marque ainsi : 56 points pour mon château
(au lieu de 49) ainsi qu’un de plus sur la piste. Bilan : je marque 2
points de plus que dans la vraie fin et je gagne la partie d’un point…

Décompte final
Ne soyons pas chien : Loïc remporte cette partie avec
un total de 172 points devant Ludo le gars avec 171 points et Thierry avec 138
points.
Le détail, année par année, est le suivant :

Année 1
Année 2
Année 3
Total
Thierry
20
39 + 10
69
138
Loïc
27 + 5
47 + 10
83
172
Ludo le gars
19 + 5
41
91 + 15
171

Débriefing
Voila la partie de Torres qui m’aura clairement le plus
frustré : comment aie-je osé prendre à la légère
mon dernier tour ? Pourquoi n’aie-je
pas comptabilisé
précisément les points de chacun avant de jouer ? Pourquoi n’aie-je
optimisé, ne serait-ce que ça, ma dernière action ? Vraiment
je ne sais pas et je m’en mords encore les doigts. En effet, aussi simplement
que j’ai augmenté l’altitude d’un château, j’aurais très
bien pu augmenter la base de mon grand château. Cela est une erreur grossière
et idiote, c’est clair, et perdre la partie là-dessus, alors que Loïc
caracolait en tête depuis le début, c’est vraiment rageant !
Enfin bon, c’est fait.

Sur le plan des mécanismes, ce jeu est vraiment
un bijou et les deux personnes qui le découvraient l’ont vraiment trouvé
excellent. Thierry s’est d’ailleurs interrogé sur la capacité
créatrice des auteurs : « Comment font-ils pour avoir toujours d’aussi
bonnes et nouvelles idées ? ».
Loïc devrait, selon toute vraisemblance, faire le forcing pour en dénicher
un exemplaire quelque part, car il a adoré le jeu.
De mon côté, je n’en démords pas, Torres est réellement
un concentré de bonnes idées, avec un système qui marche
à merveille. Il fait bon être dernier à l’entrée
du dernier tour, afin de placer le roi où on le souhaite, surtout qu’une
grande remontée est toujours possible. La configuration à 3 est,
à mon avis, idéale pour ce jeu notamment en raison du fait qu’il
comporte 3 années successives, et qu’ainsi chacun commence une fois.
Enfin, la pioche personnelle est vraiment indispensable si l’on ne veut pas
être trop tributaire des caprices du hasard.

Très très bon, je ne me lasse jamais de ce
jeu.

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