[29/12/2002] Metropolis

Participants
– Stéphane, alias Artemix, ankouiste,
– Pierre, alias Guyomar, et c’est heureux car il aime les épinards,
– Mirya, sympathique propriétaire des lieux de jeu de cette journée,
– Fabien, alias Krazey, trictracien,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Un peu fatigué par l’exposé des règles confuses de Way out West, je demande à Fabien d’avoir la gentillesse de se plonger dans la règle de Metropolis et de nous l’expliquer. Il s’y colle avec plaisir et après une quinzaine de minutes de lecture et de simulations de jeu, nous attaquons la première partie.
Et oui, la première partie… car nous la laisserons en plan au bout d’une grosse demi-heure à cause d’un grossier oubli dénaturant complètement le jeu : nous avons appliqué la contrainte de voisinage dès l’entame sans attendre d’avoir 5 parcelles occupées pour la mettre en œuvre ! D’où un jeu bloqué, lent et guère emballant.
Nous abandonnons cette partie et nous remettons le couvert !.


Le jeu vient de débuter et Krazey propose déjà
un premier échange à rose (Mirya) afin de consolider sa
position bleue dans le quartier du bas. Pierre est blanc, Stéphane
jaune et votre serviteur vert…

Les tours se suivent et s’engluent dans des
discours, certes bien travaillés, interminables parfois, lorsque
les monnaies d’échange ne sont pas très intéressantes.
De mon côté, j’éprouve beaucoup de difficultés
à séduire mon entourage avec mes parcelles acquises, même
si j’estime que le partage du quartier 60-69 avec Stéphane devrait
se révéler lucratif.
Erreur : Stéphane ne semble pas disposé à échanger
d’autres biens contre ceux que je possède dans ce quartier et,
du coup, je tente un coup de poker avec Mirya. Je lui propose la parcelle
64, en échange d’une autre qui m’intéresse et qu’elle possède
déjà, de manière à lui ouvrir les portes de
ce quartier et donc des négociations futures avec Stéphane.
Elle accepte.

De son côté, Fabien lance les
festivités de la construction, en batissant assez rapidement le
grand magasin avec Stéphane, au centre-ville.
Bien joué, bande de promoteurs véreux 😉


Une vue rapprochée du plateau, permettant de contempler notamment
mon bel hôpital vert, entouré de parcelles vertes, non construites…

Cliquez pour agrandir !
La configuration finale du plateau…

Les premiers tours de jeu sont rapides,
vu que nous maîtrisons les règles après notre partie
d’essai et que la contrainte de voisinage non encore appliquée
limite les éventuelles négociations.

Au bout de 5 ou 6 tours, le jeu prend forme
et les négociations commencent vraiment. Par exemple, Fabien,
très à son aise dans ce rôle, peut tenir ce discours
: « Je te propose de prendre la carte 82 pour toi, je te donne l’emplacement
81, et en échange tu me donnes les emplacements 18 et 28. OK
? ».
On le voit bien, ce jeu devient un sac de noeuds terrible en terme d’échanges
plus ou moins justifiés et où il convient de convaincre
de l’égalité des biens proposés…


Krazey négocie, négocie et négocie encore, souvent
avec Mirya (à droite), sous le regard amusé de Stéphane
(au fond) et de Pierre (à droite)…


Le grand magasin prend place dans le quartier 50-59…

Nous nous rendons compte que la partie va
bientôt parvenir à son terme, lorsque Fabien, encore lui,
très actif, s’engage dans des constructions massives, seul ou
de manière conjointe : locaux adminsitratifs, maisons, immeubles,

Stéphane, juste après lui dans le tour, procède
de même, surtout dans le quartier 60-69, où il ne négocie
avec personne et réalise en ensemble immobilier de premier choix
: école, magasin, immeuble résidentiel et maisons ! Que
de points en perspective et quelles illusions perdues pour nos deux
emplacements isolés (62 et 64).

Pierre, assez discret lors de cette partie,
parvient également à construire des bâtiments ça
et là assez lucratifs, de même que Mirya et votre serviteur,
même si ces deux derniers ne sont pas les plus forts dans ce type
de jeu…

Je construis une dernière école
et le jeu s’achève par l’impossibilité de construire de
nouveaux bâtiments sur les emplacements déjà attribués.

Décompte final
Fabien et Stéphane terminent superbement au coude
à coude, avec 53 points chacun ! Suivent derrière Mirya avec 50
points, Ludo le gars avec 38 points et Pierre ave 26 points.

Débriefing
Epuisant ! Le mot qui me vient à l’issue de cette partie de découverte
est bien celui-ci ! En effet, les négociations ont été
âpres et sévères, les échanges souvent difficiles
et les constructions, qui ont mis du temps à démarrer, se sont
déroulées en 2 tours !

L’ensemble des joueurs s’est accordé pour trouver le jeu intéressant,
même si les règles sont ambiguës (on a tranché au bout d’un
quart d’heure sur le fait qu’un bâtiment construit poursuit la contrainte
de voisinage) et que le jeu n’est pas très léger (comme on l’escomptait
au départ).
Ce type de jeu met toujours en évidence le profil des joueurs : les négociateurs
dans l’âme et les autres. Fabien et Stéphane se sont révélés
intouchables alors que Mirya, Pierre et votre serviteur n’ont jamais franchement
réussi leurs échanges.
Il est vrai également que le tirage aléatoire des cartes peut
être un problème, si, par exemple, vous ne disposez d’aucune parcelle
adjacente à celles exposées et que vous n’avez aucun intérêt
commun avec les joueurs concernés…

Au final, Metropolis n’est pas moins bon que Big
City
, il est même peut-être plus riche (négociations)
mais moins attractif et plus rugueux. En tout cas, ce jeu marque une époque
et, à ce titre, il est intéressant de le connaître.

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