[30/09/2020] Carcata

Roberto Fraga est quand même un sacré auteur à part dans le milieu ludique. Un inventeur de jeu devrait-je dire… Un de ceux qui fourmillent tout le temps d’idées novatrices, fun, sans prise de tête, et qui mènent à des jeux le plus souvent décalé, voire complètement délire.
Goliath est un éditeur de jeux plutôt party game, grand public, sans produits de type jeux de stratégie. On s’attendait donc à trouver une rencontre entre Roberto et Goliath basée sur un jeu stupido-stupide peut-être. On pouvait le penser en tout cas…

Et puis voilà que Goliath nous sort un jeu de stratégie de Roberto Fraga ! Oui, vous lisez bien !!! Même que ce jeu, baptisé Carcata a remporté très récemment le Grand Prix du Jouet 2020 catégorie Jeu de stratégie !
Vous ne me croyez pas : regardez ici ou par exemple !

Alors, forcément, je voulais en avoir le cœur net :
– Roberto serait-il devenu un auteur sérieux ?
– Goliath renierait-il ses gammes de jeux ?
Oui, franchement, où va-t-on ??? 😉
Allez, découvrez ce jeu avec nous…

CARCATA

La boîte, pourtant pas gigantesque, renferme un vrai trésor de matériel et d’ingéniosité de rangement !
D’abord, on installe le plateau principal, avec un support central sur lequel on va venir accoler des plateaux supérieurs numérotés, dans le but de former un volcan en relief. Absolument bluffant…
Voilà le résultat, une fois placé le dôme du volcan, lequel vient bloquer parfaitement l’ensemble. Ça ne bouge pas du tout ! Ensuite, plus classique, nous disposons nos aventuriers à raison de 5 par joueur (bleus pour Leila, verts pour moi) sur les plages environnantes. 4 statues sont également positionnées sur les petites îles en haut à gauche et la tortue est placée en haut à droite contre l’île, prête à en faire le tour (si elle le fait deux fois, c’est le jeu qui gagne)…
A son tour, le joueur actif lance les 5 dés et doit conserver tous ceux affichant la tortue bleue (j’en ai ci-dessus). Puis, il peut relancer tout ou partie des autres dés. Et ainsi de suite, autant de fois qu’il le souhaite. Mais c’est toujours risqué car la face tortue doit être toujours conservée…
Quelles sont les autres faces ?
– L’hexagone de lave : on en place un, ou plusieurs si on en a plusieurs toujours en ligne droite et en descendant d’un niveau à chaque fois,
– La statue : on en place une sur une case vide.
– L’aventurier noir qui court : on peut déplacer un de ses aventuriers d’une case.
– L’éruption : on y revient dans pas longtemps, c’est le côté Fraga du jeu ! 😉
Après mon tour de jeu, Leila se colle au sien et elle va être la première à expérimenter l’éruption volcanique ! Elle pioche une pierre dans le sac (verte de valeur faible, rouge un peu mieux, puis bleue, puis blanche) et la positionne dans le cratère. Ensuite… je vous laisse découvrir ce qui se passe dans la vidéo suivante !!!
Bilan des courses : une pierre bleue et une pierre rouge se retrouvent non loin de mon aventurier. Si une pierre était tombée dans la mer, on la défaussait. Si une pierre avait touché un aventurier, il était défaussé définitivement ! Les pierres sont donc soit des objectifs de gain soit des projectiles pour essayer d’éliminer les aventuriers adverses. Le rôle des statues, comme vous le devinez facilement, est de protéger les aventuriers…
Vue générale prise du ciel, magnifique d’ailleurs, alors que nous avons joué un tour chacun…
La partie est vraiment lancée maintenant et nous passons un super moment dans notre paradis jeux !!!
Leila est la première à perdre un de ses aventuriers, victime d’une pierre qu’elle a elle-même projetée !
De mon côté, je sais mieux utiliser la lave pour tuer les pions… 😉
Petit point de règle limite litigieux : doit-on considérer que la tortue doit s’arrêter à cette extrémité de l’île ou doit-on sauter cet espace ? Pas très grave…
Les aventuriers commencent à être fréquemment éliminés : deux chacun de perdus à ce moment de la partie…
Leila maîtrise mieux que moi le volcan catapulte ! Mais c’est quand même très difficile de contrôler la trajectoire de la pierre projetée, celle-ci pouvant être logée dans le cratère de manière différente selon si on met un sommet dans le fond ou plutôt à plat. Du coup, alors que je croyais avoir à faire à une sorte de jeu d’adresse et de dosage, je dois bien reconnaître qu’il y a plutôt du hasard à ce moment-là. A moins que Roberto, l’auteur du jeu, me prouve qu’on peut progresser dans sa technique…
Il est quand même diablement magnifique ce jeu, non… Suis-je bien protégé derrière la statue ?
La durée de la partie a un peu tendance à s’allonger car, comme un joueur doit être éliminé pour qu’elle soit close, on a encore pas mal d’aventuriers à détruire. A noter que je suis sceptique sur le droit que Leila peut avoir (ou pas !) d’avoir un pion sur la tortue et de le laisser là, sans le faire descendre, histoire de se protéger !
Aïe, je perds un nouveau pion, victime de la pierre blanche qui vient de me tomber sur la tête. 🙁
Nous avons perdu 4 pions chacun. Le prochain qui en perd 1 perd automatiquement la partie et l’autre gagne (à 2 joueurs, car, à plus, ce serait celui qui a le plus fort total en valeur de pierres)…
Je crois que mon dernier pion est en passe de disparaître…
Leila se prépare à une nouvelle éruption. Petite vidéo ci-dessous pour les amateurs…
Dernière photo, une fois que mon aventurier a succombé à la coulée de lave en bas. J’ai bien aimé également les aspects tactiques liés au fractionnement de l’île sous forme de zones fermées grâce à la lave qui a rejoint la mer. Les joueurs empochent les PV des pierres qui se trouvent dans les zones où ils ont des aventuriers (Leila pourra donc compter la blanche et la rouge en haut dans son score).

Durée de la partie : 1 heure 15 minutes – Note de cette partie : 15 / 20

Scores de la partie :

Niveaux sur le volcan Pierres Zones Pions restants Total
Leila (bleu) 1 11 7 1 19
Ludo le gars (vert) 0 15 0 0 (éliminé) 0

Bilan synthétique :

On a beaucoup aimé
– La boîte avec son rangement complètement bluffant et le plateau qui s’installe avec un maintien irréprochable : on voit que Goliath maîtrise parfaitement ce genre de choses !
– Toutes les règles, qui auraient pu être à rallonge, parfaitement rédigées sur deux pages (incroyable),
– Le fun généré par le jeu, avec du vrai Roberto dedans,
– Le côté stratégico-tactique qui ressort clairement à plein de niveaux : étages gravis, prise de risque ou non, fractionnement de l’île, …
– L’envie d’y revenir !

On a moins aimé
– La boîte un peu fragile (la mienne n’est pas arrivée en parfait état),
– La durée longuette liée surtout aux difficultés pour bien viser avec le volcan catapulte,
– Quelques imprécisions de règles : rester sur la tortue notamment…

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