[30/05/2004] San Marco

Participants
– Julie, qui ne découvrira pas Oase ce soir (moyen à 3) mais un autre jeu prometteur des mêmes auteurs,
– Loïc, alias Deepdelver, qui poursuit à Fontaines son marathon ludique rochetaillard,
– Ludo le gars, votre serviteur.

Déroulement de la partie
Je n’avais encore jamais joué à San Marco. Et bien oui, cela peut surprendre, mais il faut bien un début à tout. Alors, comme Loïc se trouve dans le même cas que moi et que nous recherchions un jeu intermédiaire pour notre petite soirée-jeux de ce soir, et bien nous retenons ce grand classique pour le test du soir 😉
Je me colle aux règles, rapidement, et nous nous mettons à jouer assez vite, en
appliquant les quelques aménagements du jeu à 3 joueurs :
– Chaque joueur dispose 2 ponts en début de partie sur le plateau,
– Un seul donneur par tour et 2 sélectionneurs : le premier et le second, l’ordre de ces derniers étant tiré au hasard à chaque tour,
– 6 cartes actions + 4 cartes pénalités par tour à répartir en 3 offres : la première pour le premier sélectionneur
, la seconde pour le second et enfin la troisième pour le donneur.
Chacun prend une série de nobles (les noirs pour Julie, les blancs pour Loïc et les bleus pour moi) et la partie débute avec le placement de 4 X 2 nobles par joueur ainsi que les 2 ponts individuels. En tant que joueur le plus âgé, je serai le donneur du premier tour.


La configuration du jeu une fois nos 8 nobles initiaux et nos 2 ponts
placés…


Loïc en pleine action : il positionne des nobles dans l’un des
quartiers de Venise, lors du second tour de jeu, où il est second
sélectionneur après moi…


Une vue en fin de première manche qui aura eu, notamment, la
particularité de ne proposer aucun pont dans les offres…


L’un de mes deux partages les plus jouissifs : alors que Loïc
et Julie ont déjà 7 points de pénalité chacun
(je m’efftorce d’en prendre le strict minimum, quitte à ne quasimment
rien faire sur le plateau), je leur propose 2 offres à 3 points
de pénalités et une dernière qui ne contient qu’un
misérable point de pénalité, seul. J’en rigole encore,
surtout qu’une fois que Loïc aura choisi l’offre de 1 point de pénalité,
il ne restera plus à Julie qu’un faux choix. Et, qui plus est,
elle sera à nouveau out de la manche…


Mon second partage de lots, toujours aussi jouissif : soit une énorme
offre à 6 points de pénalité (2 exils, 1 traître
et 2 quartiers), soit une petite offre à 3 points de pénalités
(1 pont), soit 1 point de pénalité tout seul. Julie ne pourra
pas résister et choisira la grosse offre, Loïc celle du pont
et je me rabattrai, ravi, sur la dernière…


La situation, une fois que chacun a réalisé l’offre qu’il
a choisie. Remarquons que malgré ses 6 points de pénalités
sévèrement encaissés, Julie n’a pas rajouté
un seul point de victoire à son total…


Devinez… Et oui, Julie s’est encore fait sortir de la manche et nous
jouons le dernier tour Loïc et moi. Il faudra que je fasse le bon
choix parmi les 2 offres qu’est en train de me préparer Loïc,
surtout que j’ai impérativement besoin de rajouter des nobles sur
le plateau pour espérer que le décompte final me suffise
(aussi fou que cela puisse paraître, Julie est en tête au
score et très bien placée sur le plateau)…


Les 3 premières offres que je propose à Loïc (premier
sélectionneur) et Julie (second sélectionneur) : prudent,
Loïc choisit la misérable offre à 1 point de pénalités,
puis Julie choisit celle à 4 points de pénalités
et je me rabats sur celle qui en totalise 3…


Comme Julie s’est fait éliminer de la
manche pour avoir dépassé les 10 points de pénalités,
nous jouons une ultime manche, Loïc et moi. Je lui prépare
un choix délicat, comme en témoignent les 2 offres ci-dessus
: soit il prend la grosse offre et atteint 11 de pénalités,
tout comme moi, soit il prend l’offre la plus modeste et totalise alors
8 points de pénalités alors que j’atteins les 14 ! Il
choisira cette seconde option, convaincu que les 6 points qu’il marque
alors (14 – 8) couplés à un exil valent largement les
actions que je vais pouvoir mener avec mon offre…


La seconde manche a débuté et Julie
doit constituer 3 offres, en ayant en tête de ne pas se faire
recaler une seconde fois en fin de manche…


Une vue en fin de seconde manche, après
que Loïc et moi avons joué une ultime manche tous les deux…


Quand on voit leurs mines à ces deux-là,
on devine que leurs choix ne sont pas évidents, évidents
! Il faut dire que j’aime assez les offres que je leur ai proposées
(voir ci-contre)…


Une vue rapprochée du plateau, permettant
d’admirer la qualité du matériel et notamment des petits
ponts reliant les différents quartiers. A ce stade de la partie,
le nombre des ponts en place a d’ailleurs fortement augmenté,
même si, pour ma part, je n’en ai pas rajouté un seul sur
le plateau…

Cliquez pour agrandir !
Une vue de la configuration finale du jeu, une
fois le décompte réalisé…

 

Décompte final
Durée de la partie : 2 heures – Mise en place du
jeu : 10 minutes – Explication des règles : 20 minutes
Ludo le gars remporte cette partie avec un total de 63 points, devant Julie
avec 55 points et Loïc avec 47 points.

Le détail, manche par manche, est le suivant :

Manche 1
Manche 2
Manche 3
Décompte final
Total
Julie
3
24
8
20
55
Loïc
17
3
17
10
47
Ludo le gars
10
15
12
26
63

Débriefing
Excellent ! L’enthousiasme est général à l’issue de la
partie, surtout en raison des situations de partage de cartes, une des grandes
finesses de ce jeu. Il est clair que je me suis régalé en concoctant
des offres salées à mes adversaires, tantôt en leur proposant
des offres gigantesques et d’autres très creuses, tantôt en les
contraignant à prendre juste assez de points pour arriver à 10,
… A ce petit jeu, aussi bien Loïc que Julie ont eu nettement plus de
difficultés à créer la bonne offre bien gênante au
bon moment, et je pense que dès la partie suivante cela devrait aller
mieux. Je ne sais pas si cela a joué, mais ma courte expérience
de Canal Grande m’a permis
d’aborder le jeu dans sa logique spécifique.

Au niveau des enseignements ludiques, il est certain que les points de pénalités
doivent être pris avec parcimonie, et, à mon avis, en tout cas
jamais s’ils ne vous permettent pas de réaliser un décompte avantageux
au sein de la même offre. Je me demande même s’il n’est pas plus
dangereux d’être confronté à des joueurs qui construisent
des offres équilibrées en points de pénalités, puisqu’il
est alors impossible de les esquiver, quitte à ne rien faire.

Vraiment interactif, avec un goût prononcé d’Eiszeit et
de Wongar, San Marco est un très bon jeu et le temps me dure déjà
de le pratiquer à nouveau, pour essayer d’autres stratégies…
Encore !!!

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