Aux Pierres du Dragon

Type de jeu Mise
Optimisation
Auteur Bruno Faidutti, Michael Schacht
Editeur (année) Days of Wonder (2002)
Nombre de joueurs 3 – 6
Durée de partie De 15 à 45 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La qualité du
matériel absolument époustouflante,
– Le format de la boîte très fonctionnel,
– La récupération des pièces d’or des fées
en fin de tour,
– La carte Doppleganger qui permet de ré-exécuter une action.
Les – – La part de hasard, ou
incapacité de contrôler le jeu, qui empêche de prévoir
des stratégies réelles,
– La répétitivité des tours de jeu,
– Le fait de gagner des cartes sans savoir pourquoi…
– Le thème franchement inutile et hors sujet.
Configuration idéale ?
Note subjective < 10
Nombre de parties effectuées De 1 à 5 parties
Illustrations Dessus de la
boîte (45 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Ayant récemment reçu cette boîte de
la part du sympathique nouvel éditeur Days of Wonder, il me tardait d’essayer
ce jeu encensé par la critique, même si j’avais quelques à
priori sur :
– Le thème,
– Le mécanisme de mise que je soupçonnais d’être répétitif,
– Le faible nombre de points à marquer pour l’emporter (3 seulement),
– Les autres productions des auteurs qui m’ont souvent laissées sur ma
faim : Kontor, Castel,
Vallée des mammouths,

Alors, bien sûr, je suis méfiant avant
de tester ce jeu, mais je m’impose d’être le plus objectif possible et
de mettre aux oubliettes mes idées préconçues.

Verdict…
En un mot, je n’ai pas accroché du tout au Pierres du Dragon, et ce,
pour de multiples raisons, qui, bien entendu, reflètent mes attirances
ludiques et certaines particularités.
Dans ce jeu, où chaque joueur tente de collecter des pierres, transformables
éventuellement en points, de nombreux défauts me sautent aux yeux
:
– Les phases sont d’une répétitivité incroyable : on mise,
on prend la carte, on applique l’effet, on recommence…
– La diversité des cartes ne permet aucune stratégie profonde.
Il suffit de ramasser le maximum de pierres et de voir venir, au coup par coup,
en tentant de gagner quelques cartes avec opportunisme.
– Certaines cartes sont disproportionnées. Si un joueur a déjà
1 point, et 4 pierres identiques devant lui, il misera toutes les pièces
qu’il lui reste pour acquérir la carte Sorcier et marquer 2 points d’un
coup !
– Le jeu semble se terminer avant d’avoir commencé : 3 points pour désigner
le vainqueur ne permet pas de jouer mais simplement d’observer qui aura la chance
d’en marquer un puis les deux qui lui manquent…

Je suis bien conscient que ma critique de ce jeu
est saignante, mais je considère qu’avec un tel matériel, réellement
somptueux, et deux auteurs aussi réputés, le jeu Aux Pierres du
Dragon n’est finalement qu’un simple divertissement où l’on ne maîtrise
pas grand chose et où l’on n’a qu’une seule action à accomplir
: prendre des pièces et miser. En un mot, ce jeu me paraît fade
et pauvre, alors qu’il aurait très bien pu se révéler prenant,
tendu, offrant des choix plus marqués et laissant le temps aux joueurs
de construire un petit quelque chose avec leurs petits neurones…

Je ne doute pas un instant que Days of Wonder saura
produire, à l’avenir, d’autres jeux nettement plus subtils et qu’alors
je pourrai proposer une critique franchement plus positive, mais tout aussi
argumentée…

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