Bazaar

Type de jeu Calculs
Combinaison
Auteur Sid Sackson
Editeur (année) 3 M (1968)
Nombre de joueurs 2 – 6
Durée de partie De 45 minutes à 1 heure 15
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La beauté du
matériel dans la version 3M,
– Le climat réfléchi autour de ce jeu,
– L’extrême pureté des règles et leur esthétisme,
– La construction progressive d’une combinaison exacte, sans résidu
de jeton,
– Le nombre important de cartes et de fiches de conversion offrant une
multitude de variétés,
– La condition de fin de partie offrant de jolies possibilités
pour gêner ses adversaires,
– Le départage des ex-aequos en faveur de celui qui a optimisé
ses combinaisons.
Les – – La faible intéraction
directe entre les joueurs,
– La relative froideur calculatoire du jeu,
– Le risque que l’un des joueurs soit capable de calculer systématiquement
à 3 ou 4 tours.
Configuration idéale ? pour l’instant
Note subjective 17 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus
de la boîte (50 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Le voici le voilà enfin, le fameux jeu Bazaar que
je rêvais depuis un certain temps de faire rentrer dans ma ludothèque,
dans sa version 3M sinon rien. Il est là, devant moi, tout beau, resplendissant
dans sa jaquette
marron et j’avoue éprouver
un drôle de sentiment au moment de le passer sur le grill…
Alors qu’en est-il de ce jeu de Sid Sackson, qui, après Twixt
de Randolph dans la même collection, pourrait bien rentrer dans mon top
jeux favoris ?

Clairement, ce jeu est un
jeu sérieux, voire très sérieux. Il faut être capable
de convertir des jetons à bon escient, contre d’autres jetons, afin de
réaliser des combinaisons de 5 jetons, de manière aussi précise
que possible. En effet, parmi les 4 combinaisons proposées, il faut essayer
d’en réaliser une avant ses adversaires, en minimisant le nombre de jetons
résiduels. Le nombre de points marqués est inversement proportionnel
au nombre de jetons inutilisés par le joueur. Par exemple, si vous réalisez
une combinaison Rouge, Rouge, Vert, Vert, Jaune, avec trois jetons résiduels,
vous marquerez 1 point, mais si vous y parvenez avec aucun jeton résiduel
vous marquerez 5 points. L’écart est non négligeable et il vaut
souvent mieux attendre que de réaliser combinaison sur cobinaison sans
se soucier des jetons restants. Pourquoi ? Tout simplement parce que Sid Sackson
a eu la géniale idée de départager les ex-aequos en fonction
du nombre de combinaisons réalisées au total : celui qui en fait
le moins l’emporte. Simple, mais efficace, et en fait, pas si simple…
Le jeu tourne à merveille et les conditions de fin de partie sont savoureuses
: lorsque deux piles de combinaisons sur les quatre sont épuisées,
le jeu s’arrête immédiatement. Or, il y a 5 combinaisons par pile,
ce qui est à la fois peu et beaucoup. Peu si les joueurs sont nombreux
et ne se prennent pas trop la tête pour optimiser leurs gains, mais c’est
beaucoup si les joueurs sont de savants calculateurs. Dans les deux cas, le
joueur qui opte pour l’autre solution a toutes les chances de sortir vainqueur
du jeu, mais ce n’est pas tout : lorsque l’une des deux piles est épuisée,
il faut être prêt pour clôturer la partie et cela demande
une vraie stratégie de jeu. On pourrait même s’amuser à
penser qu’il ne fait pas bon épuiser la première des deux piles,
surtout lorsque le nombre de joueurs est compris entre 4 et 6…

Redoutablement concçu, Bazaar ne déçoit
pas. On réfléchit assez rarement de manière aussi
intensive sur un jeu de combinaisons. Mais là, c’est soit on accepte
cette forme de prise de tête, soit on perd à tous les coups,
sans forcément s’amuser.
Ben oui, le jeu nécessite tellement qu’on se focalise sur ses propres
échanges que l’on en oublie presque de surveiller les autres.
L’interaction n’est pas phénoménale, loin de là,
et ce peut être l’un des seuls vrais reproches que l’on pourrait
formuler envers ce jeu.
Cependant, si le mot Interaction englobe la notion d’étude de ce
que les autres veulent faire, alors Bazaar est très interactif
: vous ne pouvez pas ignorer le joueur qui risque de réaliser avant
vous la combinaison que vous escomptiez faire. Pour la bonne et simple
raison que vous auriez du stock de jetons pour rien…
Dans le même esprit, il faut savoir parfois réaliser une
prise peu lucratif pour éviter qu’un autre ne se remplisse les
poches avec une prise importante.
Enfin, la carte révélée sous celle que vous prenez
peut miraculeusement favoriser un adversaire. OK. Mais c’est la seule
part de hasard du jeu (avec le jet d’un dé coloré au lieu
d’échange de jetons si on le souhaite) et cela pimente les parties.

Très très bon, Bazaar est un
modèle dans son genre. Bravo Mr Sackson !

2 commentaires à propos de “Bazaar”

  1. bonjour, c’est une collection que je connais depuis les années soixante, date de leur sortie, je vous recommande l’acquire ou le breakthru, qui ont tout autant une stratégie de jeu ;
    bonne continuation

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