BlackBox

Type de jeu Déduction
Placement
Auteur Eric Solomon
Editeur (année) Capiepa (1978), Franjos (1990)
Nombre de joueurs 1 ou 2
Durée de partie De 15 à 30 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème Inapproprié
Qualité des mécanismes
Les + – Le principe génialissime
de réflexion des rayons dans la boîte noire,
– Le côté très prise de tête de certaines configurations,
– La possibilité de jouer tout seul,
– Les idées de développement du jeu.
Les – – La répétitivité
des parties,
– L’ennui du joueur qui ne cherche pas.
Configuration idéale 1 joueur
Note subjective 16 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
Black Box (14 Ko)

Dessus de la boîte
Planétaire (15 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Dans la série Jeu prise de tête, logique et
jubilatoire, je vous présente Black Box : le fameux jeu de réflexion
de rayons au sein d’une boîte noire, sorti voici plusieurs dizaines d’années
et qui n’a pas pris une ride. La version que je possède est celle éditée
par Franjos en 1990, mais il est possible d’en dénicher moult variantes
au gré des vide-greniers et autres foires à tout. Cherchez bien
, vous ne
le regretterez pas…

Black Box est un jeu de
déduction, dont le plus proche parent serait le Mastermind, mais en beaucoup
plus subtil, qui tire son intérêt du système de jeu ingénieux
: l’un des joueurs cache 4 pierres sur un damier de 64 cases (8X8) et l’autre
doit identifier leurs positions, sachant que son seul outil est l’envoi d’un
rayon fictif par l’une des cases d’un bord. Ce rayon, rentré par exemple
par la troisième ligne, aura un comportement qui dépendra de la
position des pierres :
– Si le rayon se dirige droit sur une pierre, celle-ci absorbe le rayon et le
joueur qui a caché les pierres annoncent « Touché »,
– Si le rayon passe à proximité immédiate d’une pierre,
il est dévié et réorienté de manière orthogonale,
pour sortir plus loin. Le joueur qui a caché les pierres annonce alors
le numéro de la case de sortie du rayon,
– Si le rayon est dévie plusieurs fois lors de son parcours dans la boîte
noire et qu’il ressort par la case par laquelle il était rentré,
le joueur qui a caché les pierres annonce « Réflexion »,
– Si le rayon traverse la boîte sans être dévié, il
ressort par la case d’en face et le joueur qui a caché les pierres en
annonce le numéro.
Tout une batterie de marqueurs sont proposés dans la boîte pour
indiquer les réponses du joueur qui a créé la configuration
et quand le joueur enquêteur pense avoir trouvé la position de
toutes les pierres, il annonce son pronostic. Il marque alors un certain nombre
de points, avant que les rôles ne soient échangés pour que
l’autre joueur marque à son tour des points. Le vainqueur est, bien entendu,
celui qui aura obtenu le plus fort total.

Attention : ne vous laissez
pas abuser par ma courte description des règles ! Le jeu est diabolique
et monstrueusement évolutif. En effet, de multiples coups tordus sont
possibles, selon les configurations inventées par le joueur qui cache.
Exemples choisis :
– Si une pierre est placée sur la ligne extrérieure du plateau,
tout rayon qui entre par l’une des cases voisines ressortira par la même
case, ce qui peut laisser croire qu’il a parcouru moult cases avant de ressortir,
en étant réfléchi par plusieurs pierres (ce qui est complètement
faux),
– Si deux pierres sont posées sur deux cases juste séparées
d’une, tout rayon qui arrive entre elles, fait demi-tour, ce qui occasionne
de grandes difficultés d’identification,
– Si plusieurs pierres sont savamment disposées, il est possible qu’un
rayon entre par une case et ressorte juste en face (comme s’il avait traversé
sans rien toucher), alors qu’il a subi un nombre de déviations important
avant cela…
Je vous l’avais dit que ce n’était pas facile !
Et, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sachez que ce jeu est une
petite perle pour être jouée tout seul. Enfin un vrai jeu à
pratiquer en solitaire sans modération. Pour ce faire, vous utilisez
l’un des 80 problèmes proposés dans la boîte, qui se résume
à 32 réponses données en fonction du numéro de la
case d’entrée du rayon. Simplissime et efficace.

Enfin, dernière précision,
ce jeu s’adapterait de manière idéale sur un outil informatique,
avec possibilité de créer un plateau de taille et de forme variable
(rectangle de taille nXm), et je salive d’avance à l’idée que
Ludagora s’empare de l’idée… Allez Krazey, un p’tit effort 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


8 × un =