Chinagold

Type de jeu Placement
Blocage
Collection
Auteur Günter Cornett
Editeur (année) Bambus Spieleverlag (2004)
Nombre de joueurs 2
Durée de partie De 10 à 20 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’esthétisme
du matériel,
– Les intérêts différents et imbriqués des
2 adversaires : montagnes et rivières,
– La simplicité extrême des règles.
Les – – Les situations de type
jeu de nim lorsqu’il ne reste plus que quelques pépites,
– Le temps d’installation du jeu presque aussi long que la partie.
Configuration idéale 2 (seule possibilité)
Note subjective 16 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus
de la boîte (21 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Chinagold est l’un des 2 jeux sortis en édition très
limitée pour Essen 2004, en compagnie de Capt’n Kid. En ce qui me concerne,
c’est Chinagold qui attira mon attention, en raison de son aspect déséquilibré
(les 2 joueurs ne joue pas sur le même tableau) et de son apparence de
jeu de déconnexion. Limité à 333 exemplaires, ce jeu ne
sera malheureusement pas disponible hors du salon d’Essen (à moins que
les échos soient vraiment élogieux et que l’éditteur se
décide à le rééditer en plus grande quantité).

Dans ce jeu, l’un des joueurs,
chercheurs d’or, doit récolter les pépites disposées dans
les montagnes alors que son adversaire s’occupe de celles disposées dans
les rivières. Mais, comme dans tout bon jeu à 2, les intérêts
sont fortement liés, puisque chaque pépite est toujours à
l’intersection d’une montagne et d’une rivière…
Au départ, toutes les pépites occupent les 91 espaces du jeu,
face sombre. A son tour, le joueur jette 3 plaques de bois (des dés en
fait) lui signifiant une valeur de 1 à 5. Il doit alors retourner, face
jaune visible, autant de pépites que le résultat obtenu. Sa seule
conrainte est que les pépites doivent être alignées et adjacentes.
Ainsi, il est souvent tenté de retourner des pépites qui se concentrent
sur son même espace de récolte et qui sont disséminés
sur plusieurs espaces de récolte de l’adversaire. Lorsque, ce faisant,
un espace de récolte est complètement fouillé (face jaune
visible sur chaque pépite), le joueur concerné ramasse l’ensemble
des pépites de cet espace, privant son adversaire de celles qui occupaient
les siens.
Le jeu se poursuit jusqu’à ce que le nombre de pépites alignées
et non retournées de longueur 5 soit unique. A ce moment-là, on
modifie les plaques à jeter pour que le score maximal soit égal
à 4 (offrant au moins 2 possibilités au joueur actif). Lorsqu’un
cas similaire se produit pour des alignements de longueur 4, on restreint les
scores possibles aux dés à 1, 2 ou 3. Puis, lorsque l’on ne dispose
plus que d’une possibilité de longueur 3, on ne jette plus les dés
du tout et on annonce simplement à son tour si l’on veut retourner 1
ou 2 pépites.
Lorsque toutes les pépites ont été récoltées,
la partie s’arrête et le joueur qui en totalise le plus a gagné
la partie.

Très plaisant, Chinagold
est un petit bijou de jeu à 2,surtout qu’il intègre une règle
complémentaire qui permet de « casser » le rythme de son adversaire
: au lieu de retourner face jaune visible autant de pépites qu’indiqué
par les plaques, on peut retourner face sombre autant de pépites découvertes
que l’inverse du résultat des plaques. Cette règle rend le jeu
encore plus tactique.
Très content d’avoir mis la mai sur un exemplaire de ce joli jeu (le
numéro 52 / 333), je suis convaincu qu’il mériterait une réédition
grand public.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


quatre − = 3