Der Schatz des Pharaos

Type de jeu Parcours
Combinaison
Auteur Wolfgang Kramer
Editeur (année) Berliner spielkarten (1996)
Nombre de joueurs 2 – 6
Durée de partie De 15 à 30 minutes par manche
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’esthétisme
du jeu (boîte, cartes, pions),
– L’idée de passer des épreuves les unes après les
autres,
– La modularité du jeu.
Les – – La part de hasard très
importante,
– L’existence d’une vraisemblable stratégie gagnante (élimination
systématiquede ses cartes ).
Configuration idéale ? pour l’instant
Note subjective 11 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus
de la boîte (35 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Der Schatz des Pharaos fait partie de ces jeux qui sont
passés complètement inaperçus et où aucune information
n’est aujourd’hui disponible sur le web, francophone ou anglophone. Même
en allemand, les articles en parlant sont extrêmement rares !
Et pourtant, Der Schatz des Pharaos est un jeu de Wolfgang Kramer sorti en 1996,
soit la même que El Grande,
ce qui reste pour moi un mystère de l’univers ludique…

Dans ce petit jeu, les joueurs
interprêtent le rôle d’archéologues en train d’explorer le
tombeau du Pharaon pour accéder en premier à la salle du trésor.
Pour ce faire, un système de cartes aventures propose un enchaînement
de 6 embûches que les joueurs devront successivement remporter pour aller
plus loin. Ces épreuves se résolvent au moyen de cartes que les
joueurs vont devoir étaler devant eux selon 2 possibilités :
– Soit ils réussissent à égaler ou dépasser la valeur
de l’épreuve (de 4 à 11 pour les 5 premières, tirées
au hasard parmi 8, et 12 pour la dernière) à l’aide de cartes
d’équipement (échelle, corde, pelle, torche), à la condition
de jouer le seul équipement autorisé (l’un des 4),
– Soit ils réussissent à éliminer toutes les cartes qu’ils
ont en main et l’épreuve est également franchie.

A leur tour, les aventuriers peuvent soit piocher
une ou deux cartes, soit échanger une ou deux cartes de leur main, soit
jouer une carte devant eux.
Des cartes spéciales pimentent le jeu, permettant
de modifier l’équipement autorisé, de lancer des malédictions
obligeant à retirer l’une des cartes équipement jouée devant
soi ou encore de se protéger de ces satanées malédictions.
Seule la dernière étape doit être réalisée
en atteignant précisément la valeur 12, ce qui rend sa réussite
plus délicate et incite alors à piocher beaucoup pour disposer
d’un choix plus large.

Plaisant, Der Schatz des Pharaos constitue un divertissement
agréable où l’on n’a pas besoin de réfléchir deux
heures sur la meilleure action à faire, mais qui nécessite, malgré
tout, de faire preuve d’un peu de bon sens tactique, notamment lors du jeu de
cartes, afin, par exemple, d’enchaîner la réussite de 3 épreuves
d’affilée :
– Je complète l’aventure en cours en jouant une torche de valeur 2 (valeur
exacte de l’aventure),
– Je peux rejouer en déplaçant l’équipement autorisé
sur la corde et en jouant immédiatement une corde de valeur 5 (valeur
de l’aventure),
– Je peux rejouer en déplaçant l’équipement autorisé
sur la pelle et je joue ma dernière carte de malédiction faisant
perdre à tous les joueurs une carte. Puisque je n’ai plus de carte en
main, je réussis à nouveau mon aventure !

Sans être révolutionnaire ou transcendant,
Der Schatz des Pharaos est un petit jeu sympa. Le problème : la stratégie
qui consiste à épuiser son stock de cartes de manière systématique
ne serait-elle pas une stratégie gagnante ? Je pose la question.

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