Die Gärten von Alhambra

Type de jeu Calcul
Placement
Auteur Dirk Henn
Editeur (année) Queen Games (2004)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 30 à 45 minutes
Hasard
(version 3 tuiles en main)
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – Le très joli
matériel de jeu,
– La résolution des égalités en faveur du joueur
non concerné par celles-ci,
– Le nombre de points, multiple du nombre de types différents présents
autour de la tuile.
Les – – La part très importante du hasard même
dans la version avec 3 tuiles en main,
– L’austérité du jeu (le thème est tiré
par les cheveux et la référence à Alhambra
est nulle),

– Le peu de contrôle sur le jeu à 4 joueurs.
Configuration idéale 2 ou 3 joueurs
Note subjective 12 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées De 1 à 5 parties
Illustrations Dessus de
la boîte (29 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Très ressemblant à Bonobo Beach, sorti à
Essen en 2003 et pour lequel j’avais accroché moyen moyen, Die Gärten
von Alhambra est en fait la réédition d’un jeu abstrait de Dirk
Henn sorti voici quelques années déjà chez Queen Games,
et qui n’avait pas obtenu le succès escompté (l’éditeur
pense que cela était lié au côté austère et
mathématique du jeu). Preuve est que cette réédition est
esthétiquement très réussie, mais que compter des arbres
ou des chiffres revient quand même au même et que la référence
à leur titre phare, Alhambra,
récompensé du Spiel des Jahres en 2003 est assez incroyablement
commercial : les deux jeux n’ont rien, mais alors vraiment rien, à voir
l’un avec l’autre et je ne suis pas persuadé que celui qui a aimé
le jeu de 2003 aimera celui-ci…

Dans Die Gärten der Alhambra, les joueurs essaient
de s’adjuger le plus de palais, sachant que la valeur de chaque palais est comprise
entre 1 et 5 et que les points marqués dépendent aussi du nombre
de types d’arbres différents qui entourent ce palais. Par exemple, un
palais de valeur 4 qui est entouré d’une tuile avec 6 palmiers, d’une
autre avec 4 orangers, d’une autre avec 2 citronniers et enfin d’une autre avec
1 oranger, rapporte 4 X 3 = 12 points. Le joueur qui engrange ces points est
celui dont le type d’arbre est majoritaire autour de la tuile (ici, c’est le
joueur palmier avec 6 palmiers présents autour du palais).
A son tour, on se contente d’ajouter une tuile octogonale sur le plateau et
on essaie de se préparer les meilleurs palais, en tentant de diversifier
les types d’arbres présents autour. L’un des intérêts principaux
du jeu réside dans ce choix : placer des types différents autour
d’un palais c’est prendre le risque de ne pas être majoritaire autour,
mais blinder un palais avec son propre type d’arbre c’est marquer moins de points…
La partie s’arrête dès que toutes les tuiles de paysages ont été
placées et le joueur totalisant le plus de points gagne la partie.

Die Gärten der Alhambra n’est pas un jeu indispensable
(pour moi en tout cas). En effet, on ne peut pas vraiment faire grand chose
autour de ces petits palais et on subit la pioche des tuiles. Bien entendu,
il faut jouer tout de suite avec la version avancée, qui permet de disposer
de 3 tuiles en main, afin de maîtriser un peu plus le jeu, mais cela ne
change quand même pas la face du monde, loin s’en faut.
L’une des bonnes idées, en revanche, est de ne pas faire partager les
points lorsque plusieurs joueurs sont à égalités, mais
d’attribuer ceux-ci en totalité au premier joueur dont le nombre d’arbres
diffère. Ainsi, on peut espérer rentabiliser des tuiles où
l’on ne possède qu’un seul arbre…
Ce jeu, sous un aspect thématique très riche, est en fait un jeu
éminemment abstrait et on se tromperait vraiment de croire à une
suite d’Alhambra.
Attention, donc, de savoir ce que vous achetez avant de passer à la
caisse… Si vous aimez les jeux d’opportunisme et de calculs, celui-ci devrait
vous plaire, sinon…

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