Fabrik der Träume

Type de jeu Combinaison
Enchères
Parcours
Auteur Reiner Knizia
Editeur (année) Hasbro (2000)
Nombre de joueurs 2 – 5
Durée de partie De 45 minutes à 1 heure
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – L’originalité
du thème,
– Le partage des mises entre les autres joueurs,
– La variété des récompenses : premier film par catégorie,
meilleur film, meilleurs réalisateurs, plus gros nanar,
– Le système vicieux de notation des films par des jetons numérotés,
– Le très bon rendu de la notion de réseau via les partys.
Les – – Les noms des films en
allemands,
– La difficulté pour tout prendre en compte lors des premières
parties.
Configuration idéale ? pour l’instant
Note subjective 18 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(21 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Qui l’eut cru ? Reiner Knizia réussit encore à
innover dans un jeu d’enchères via ce jeu sur la simulation cinématographique
! Dans celui-ci, sorti en 2000 chez Hasbro, l’une des originalités majeures
réside dans le partage de la mise la plus élevée entre
les joueurs n’ayant pas remporté l’enchère… Tout un programme
!

Fabrik der Träume est un jeu où les
participants interprètent des producteurs de films qui tentent de maximiser
leurs profits. La victoire se mesure en fonction des récompenses attribuées
aux films, de la valeur intrinsèque de chaque film terminé et
des contrats non utilisés par les joueurs. Ce système offre l’avantage
d’imaginer moult tactiques de jeu : réaliser un maximum de films (peu
importe leur valeur), collectionner les contrats, aller vite pour obtenir les
récompenses d’avoir finalisé le premier film par catégorie,
miser sur l’élaboration d’un film de très grande valeur (même
si c’est long et cher), … Bref, tout est possible et il vaut mieux s’attendre
à un jeu très interactif au moment d’attaquer une partie
de Fabrik der Träume.
Le plateau représente un parcours de 8 cases (dont 1 réservée
aux réalisateurs hors-pair et 2 aux partys) qui seront parcourues les
unes après les autres. Chacune de ces cases contient un certain nombre
de tuiles, face visible, sauf en ce qui concerne les cases partys où
les tuiles sont face cachée jusqu’au moment où l’on va procéder
à la mise aux enchères. Case par case, l’ensemble des tuiles est
mis aux enchères et les joueurs enchérissent avec des contrats
placés derrière un paravent individuel. Celui qui réalise
la mise la plus élevée récupère l’ensemble du lot
de tuiles production et sa mise est répartie équitablement entre
tous les autres joueurs. L’éventuel résidu est placé au
centre du plateau pour compléter un partage ultérieur. Les tuiles
production acquises doivent être immédiatement placées sur
les cartes de films en cours que le joueur possède. Sachant que chacun
possède 3 films en cours et que chaque film requiert diverses tuiles
(dont certaines libres de contraintes), on devine que les choix sont à
ce moment assez cornéliens. En effet, on est partagé entre tout
miser sur un même film pour obtenir une récompense liée
à la réalisation du premier film dans l’une des catégorie
suivantes (aventure, drame, comédie), et une répartition plus
judicieuse, mais aussi plus risquée, entre ses diverses cartes de films
(pour viser un film de très haute valeur pour obtenir des récompenses
attribuées aux meilleurs films et/ou de très faible valeur pour
envisager la récompense en fin de partie du plus gros nanar). Assez subtil,
ma foi, surtout que lorsque l’on a terminé un film on prend une carte
de film supplémentaire, offrant de nouvelles possibilités.

Lorsque les 8 cases ont été parcourues, la première
manche est terminée et le film de plus haute valeur reçoit
la récompense de meilleur film. Puis une seconde manche commence
et se déroule de la même manière que la première.
La partie se joue en 4 manches, en sachant que la dernière se clot
par une attribution massive de récompenses :
– Le meilleur film, catégorie par catégorie,
– Le film le plus minable : le plus gros nanar,
– Le producteur qui accumule les meilleurs réalisateurs sur ses
films.On devine, encore une fois, que les choix ne sont jamais simple, à
aucun moment de la partie, car on aimerait être de partout et que,
bien entendu, c’est parfaitement impossible.

Fabrik der Träume est un poids lourd du jeu
d’enchères kniziesques. Je n’en reviens pas, après avoir adoré
Râ et Medici,
de découvrir encore un jeu aussi excellent. Certes, celui-ci est plus
alambiqué que les 2 autres (quoique pour Râ…) mais il est tout
aussi puissant. Un thème riche, avec des mécanismes de folie et
une ambiance tendue et conviviale. Fabuleux ! Et encore, comme dirait l’autre,
je ne connais pas encore Modern Art…

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