Kampf der Kulturen

Type de jeu Placement
Survie
Auteur
Editeur (année) Sphinx spiele (2003)
Nombre de joueurs 2
Durée de partie De 15 à 45 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La pureté de
ce jeu : le jeu de la vie minimaliste,
– Les intersections fournissant moins de degrés de liberté
que les autres,
– La faiblesse des gros germes qui ont du mal à se diviser (manque
de libertés).
Les – – Le manque de jouabilité
du matériel : à l’intérieur d’une boîte de
Petri avec des pions en feutrine sur un quadrillage peu motivant,
– La difficulté pour mesurer si le jeu est vraiment profond ou
non.
Configuration idéale 2 joueurs (seule possibilité)
Note subjective ? pour l’instant
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la
boîte (37 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Kampf der Kulturen simule la vie et la mort de germes bactériensdans
une boîte de Petri. Pour ce faire, les mécanismes utilisés
sont calqués sur un système de jeu extrêmement proche du
jeu de la vie de Conway. Certains trouveront une ressemblance forte avec Mamba,
mais ce dernier est plus complexe que Kamp der Kulturen, dans le sens que les
situations sont souvent moins claires et probablement plus riches (à
vérifier, car je n’ai pas assez d’expérience sur Kampf der Kulturen).

Dans ce jeu à 2 joueurs, chacun représente
une espèce bactérienne qui tente de croître dans le milieu,
afin de s’imposer face à l’autre espèce, en étant seule
présente dans 3 zones sur 4 du quadrillage. Comme le plateau s’apparente
au quadrillage du jeu du solitaire (un octogone de 3 ou 4 de côté
selon les côtés), il existe des intersections plus ou libres. Par
« libre », j’entends : nombre d’intersections adjacentes (degré
de liberté). Si celles-ci sont occupées par un pion, le degré
de liberté est bien entendu réduit en conséquence. En clair,
plus les germes sont nombreux dans la boîte, moins les libertés
de chaque germe sont grandes. Or, pour pouvoir survivre, se déplacer,
grossir ou se diviser, chaque germe doit bénéficier d’un nombre
de libertés suffisant.
Ce nombre dépend de la taille du germe et de l’action que souhaite réaliser
le joueur (1 par tour parmi les suivantes) :

Petit germe (1 pion)
Germe moyen (2 pions empilés)
Gros germe (4 pions empilés)
Se déplacer en ligne droite ou en
diagonale
Doit disposer d’au moins 1 liberté après
son déplacement
Doit disposer d’au moins 2 libertés après
son déplacement
Doit disposer d’au moins 3 libertés après
son déplacement
Grossir Doit disposer d’au moins 2 libertés avant
la croissance (empilement d’un second pion)
Doit disposer d’au moins 3 libertés avant
la croissance (empilement de 2 pions de plus)
Ne peut pas croître davantage
Se diviser Ne peut pas se diviser Doit disposer d’au moins 2 libertés avant
la division et d’au moins 1 après le déplacement
Doit disposer d’au moins 3 libertés avant
la division et d’au moins 2 après le déplacement

Tout germe qui, a un moment donné, n’a plus
aucune liberté est immédiatement retiré du plateau (mort
par étouffement).
Le jeu se poursuit à tour de rôle, jusqu’à ce que l’un des
joueurs soit implanté seul dans 3 zones sur 4 du plateau (côtés
de longueur 3 de l’octogone et quelques intersections dirigées vers le
centre). Dans ce cas, il remporte la partie.
Et c’est tout !

Très clairement, on est en présence
d’un jeu de la vie minimaliste mais extrêmement bien rendu. Les actions
sont logiques, l’enchaînement est fluide, et seul le matériel peut
laisser à désirer : 4 pions de 5 mm, en feutrine, empilés
nécessitent des doigts de fée… Le fait de jouer à l’intérieur
de la boîte est assez agréable, même si cela contraint à
jouer dans un espace vraiment réduit et difficile à manipuler.
Je ne sais pas encore si le jeu est réellement profond ou si les tactiques
à utiliser sont réduites. Il me semble, pour l’instant, que la
pureté des règles couplée à un grand nombre de choix
laisse penser que Kampf der Kulturen pourrait être un grand jeu. A valider
après quelques parties supplémentaires.
Dans tous les cas, ce jeu constitue une bonne surprise.

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