La Strada

Type de jeu Placement
Connexion
Auteur Martin Wallace
Editeur (année) Kosmos (2004)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 30 à 45 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La rapidité de
ce jeu de réseau : pas fréquent,
– Le total non-hasard,
– La bonne idée du calcul des points : plus on est nombreux moins
on marque, selon la taille de la ville concernée,
– Les tentatives de blocage des adversaires.
Les – – L’obligation d’y jouer
à 4 pour que les différences de taille entre les villes
s’expriment,
– Le manque de lisibilité du plateau (vous vous souvenez de Magna
Grecia
…),
– Le temps de mise en place qui est un peu long par rapport à la
durée des parties.
Configuration idéale 4 pour rendre aux villes leur importance
Note subjective 15 / 20
Nombre de parties effectuées De 1 à 5
Illustrations Dessus de la boîte
(21 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
A côté de ses jeux de grosse taille sortis
chez Warfrog, comme Age of Steam ou Liberté par exemple, Martin
Wallace nous distille toujours une ou deux autres productions chez d’autres
éditeurs dans l’année, et pour 2004 il y a notamment ce jeu paru
chez Kosmos : La Strada.

Dans ce jeu, chaque joueur
incarne une famille de marchands qui s’implantent dans des villes de différentes
tailles au Moyen-Age, dans le but de rentabiliser au maximum leurs comptoirs.
Cette rentabilité s’obtient en fonction d’un critère très
réussi : plus il y a de marchands dans une même ville, moins chacun
gagnera d’or, sachant qu’il existe 4 tailles de villes et que, selon les cas,
on pourra marquer uniquement si l’on n’est pas plus qu’un nombre précis
(exemple : une petite bourgade où figurerait plus de 2 marchands ne rapportera
à personne).
Le jeu se déroule de la manière suivante :
A son tour, le joueur actif dispose de 6 points d’action qu’il peut utiliser
ce tour, ajoutés aux éventuels points (de 0 à 4) qu’il
avait économisés précédemment. La seule action réalisable
est de placer une tuile de route sur le plateau, dont le coût dépend
du terrain où elle est placée (une forêt coûte par
exemple 3 points, alors qu’une plaine n’en coûte que 2). Ce coût
s’exprime en jours de marche et correspond aux points d’action du joueur.
Lors de ses placements de tuiles, le joueur doit respecter quelques contraintes
minimes :
– On ne peut en placer qu’adjacente à l’une des villes déjà
atteintes par soi (ou sa ville de départ),
– On doit relier le lieu visé dans le même tour (on ne peut pas
commencer une route sans l’achever),
– On doit disposer de la tuile que l’on veut placer (si l’on n’a pas plus de
tuile forêt, on ne peut plus aller dans les forêts),
– Il est interdit de relier à nouveau une ville déjà reliée
par le même joueur (cette contrainte est, en pratique, la plus vicieuse).
Lorsqu’il atteint un lieu, le joueur place un cube marchand à sa couleur
dans la ville nouvellement reliée, puis, lorsqu’il a terminé ses
placements de tuiles, on passe au joueur suivant. Et on continue.
Le jeu s’arrête quand un joueur ne peut pas relier un nouveau lieu pendant
son tour de jeu en y plaçant un de ses cubes marchands. Cette condition
de fin signifie que la partie peut s’arrêter quand l’un des joueurs est
« enfermé » dans une zone du plateau, certes, mais pas seulement.
En effet, la partie peut prendre fin dès lors qu’un joueur n’a plus de
cube marchand disponible ou qu’il ne peut relier que des villes qu’il a déjà
atteint ou encore qu’il ne dispose pas des tuiles qui lui auraient permis de
faire une liaison entre deux lieux. Assez fin.
On procède alors au décompte des points, en utilisant, pour ce
faire, les 4 angles du plateau où l’on place les cubes de marchands selon
la taille de la ville où ils se trouvaient et le nombre qu’ils étaient.
On additionne les points et le joueur en totalisant le plus est le vainqueur.

La Strada est un bon jeu,
voire même un très bon jeu car il y en a fort peu dans sa gamme
(jeu de connexion) qui se joue en si peu de temps et qui suscite autant de réflexion,
tout en proposant une interaction à l’allemande (mais pas seulement).
Les conflits et blocages sont ici assez directs et on se plaît à
venir taquiner un joueur qui tentait de se réserver une belle cité
ou encore à forcer un peu pour passer dans une zone quasi fermée.
Très rapide à jouer, La Strada est clairement le petit jeu qui
m’aura surpris ces temps-ci et je lui pressens une belle carrière
s’il est joué pour ce qu’il est : un jeu d’une demi-heure qui conserve
la tension des gros jeux de réseau. Très bien.

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