Le Collier de la Reine

Type de jeu Mise
Combinaison
Auteur Bruno Faidutti, Bruno Cathala
Editeur (année) Days of Wonder (2003)
Nombre de joueurs 2 – 4
Durée de partie De 30 à 45 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – Les multiples manières
de jouer,
– Essayer d’avoir misé le plus de cartes dans le joyau le moins
représenté (rareté de la pierre),
– Le système de dévaluation des cartes proposées,
– La très bonne maîtrise du hasard pour un jeu de cartes.
Les – – La multiplicité
des personnages,
– Le côté un peu fastidieux du déplacement des anneaux
d’or pour les dévaluations à chaque tour.
Configuration idéale Très équilibré à 4, à voir à
2 et 3
Note subjective 13 / 20 (première
impression)
Nombre de parties effectuées De 1 à 5 parties
Illustrations Dessus de la
boîte (42 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Autant Aux Pierres du Dragon ne m’avait pas emballé, autant la nouveauté
de Days of Wonder : le Collier de la Reine m’a séduit dès ma première
partie. C’est une excellente chose, car cet éditeur semble avoir trouvé
là un jeu dont la qualité des mécanismes rejoint la qualité
du matériel.

Alors, que faut-il faire au Collier de la Reine
?
Chaque joueur est un marchand qui essaie de réaliser le maximum de profit
en achetant des pierres précieuses et en revendant les joyaux obtenus.
A chaque tour, 5 cartes sont proposées à la vente et le joueur
actif dispose de 10 ducats pour acheter celles qui l’intéressent, sachant
que c’est la combinaison de ces cartes qui lui permettront de gagner le plus
d’argent lors de la vente. Des cartes de personnages peuvent faire partie du
lot, ces derniers offrant des possibilités d’action à divers moments
de la partie. Par exemple, un Courtisan permet à son possesseur de bénéficier
d’une rallonge budgétaire à hauteur de 3 ducats lors d’un achat
: toujours utile lorsque plusieurs cartes vous intéressent.
Un système très astucieux de dévaluation garantit la tension
du jeu, puisqu’à chaque tour, les cartes non choisies se voient appliquées
une décote de prix, offrant la possibilité au joueur suivant d’en
acquérir à moindre coût. Ce système est excellent
car, parfois, il est préférable de prendre une carte un peu cher
pour que votre voisin ne puisse pas l’acheter moins cher…
Lorsqu’une carte Marchand fait son apparition, une vente est immédiatement
organisé à moins qu’un Cardinal s’y oppose ce tour ci et qu’une
nouvelles séries de tours s’engage alors jusqu’à lui-même.
Lors de la vente, chaque joueur doit choisir combien de joyaux de chaque type
il vaut vendre. Il constitue donc un maximum de 4 tas de cartes (autant que
de types de pierres). Puis les cartes sont révélées simultanément
et l’on attribue la rareté de chaque type, en fonction du nombre de cartes
misées par chacun. Par exemple, si un total de 6 émeraudes est
comptabilisé et qu’il y a plus de chacune des autres pierres, l’émeraude
sera classée première dans l’ordre de rareté.
Dans la même logique, les pierres sont classées suivant la mode
à la cour, celle-ci ne pouvant être modifiée que par la
Courtisane qui décale la mode.
Les joueurs reçoivent un revenu proportionnel à leurs mises (il
faut cependant être majoritaire dans un type de pierre pour en bénéficier).
Par exemple, si vous avez joué le plus d’ambre et que cette pierre est
classée seconde en mode et première en rareté, vous gagnerez
20 pour la mode et 30 pour la rareté, ce qui fait un total de 50 ducats.
Si un joueur a placé une carte bague dans un lot de cartes qui lui rapporte
des revenus, il peut vendre 2 bijoux de cette pierre, ce qui, dans notre exemple,
lui permet de gagner 100 ducats.
Lorsque la 3ème vente a eu lieu, la partie s’achève et le joueur
le plus riche l’emporte.

Conçu avec des systèmes innovants
ou bien huilés (dévaluation, mises cachées à doser
pour anticiper la rareté, revenus basés sur 2 axes antinomiques,
…), le Collier de la Rein est à mes yeux une réussite qui nécessite
plusieurs parties pour se révéler. Le vrai plaisir est de tenter
des coups et ceux-ci sont potentiellement nombreux…
Joliment présenté, avec des graphismes un peu déroutants
mais réussis, ce jeu est, à mes yeux, le plus abouti des jeux
sortis chez Days of Wonder et certainement l’un des meilleurs des 2 auteurs:
Bruno Cathala et Bruno Faidutti.
Le seul point qui me gène, mais vous avez l’habitude, est l’usage systématique
des cartes de bouleversement (ici des personnages). Ce jeu en avait certes besoin,
mais leur grand nombre, la variété de leurs caractéristiques
et l’imbrication de leurs effets me laissent sceptique. Quand on sait qu’une
carte Roi et une carte Collier de la Reine se contrent, même si cela renforce
le thème du jeu, on a du mal à gérer vraiment le résultat
de ces actions.

En dépit de ce défaut à mes
yeux, mais qui sera vu comme une qualité par beaucoup, ce jeu m’a franchement
plu, surtout qu’il permet de varier ses tactiques assez subtilement. Une réussite
!

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