Le Jeu Royal d’Ur

Type de jeu Placement
Parcours
Prise de risque
Auteur Domaine public
Editeur (année) Julie Gimet (2003), Ravensburger ()
Nombre de joueurs 2
Durée de partie De 15 à 30 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La place historique
de ce jeu,
– La qualité du matériel (bravo et merci Julie 😉
– Les aspects tactiques du jeu (l’impossibilité de progresser de
2 ou 3 cases est subtile).
Les – – La difficulté
de trouver une règle valable et universelle pour ce jeu (on a redéfini
la nôtre).
Configuration idéale 2 évidemment
Note subjective 13 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Plateau
de jeu réalisé par Julie (34 Ko)

Boîte conçue
par Julie (21 Ko)

Boîte du jeu
Ravensburger UR (30 Ko)
Aides de jeu Règle du jeu redéfinie par nos soins (46 Ko)

Critique générale
Jeu ancestral, le Jeu Royal d’Ur doit son nom à la
vallée dans laquelle le plus vieil exemplaire conservé fut découvert,
et il daterait de… 2600 ans avant JC ! Bien entendu, le jeu que je possède
n’est qu’une copie du damier en question, mais cette copie se montre particulièrement
fidèle à l’original, étant une véritable œuvre
d’art artisanale en bois épais et peint de multiples motifs colorés.
Julie, en artiste éclairé, a réussi à concevoir
un bien bel objet, dont vous pouvez voir la qualité graphique sur l’illustration
en tête de cette page.
D’ailleurs, si certains d’entre vous souhaitent acquérir
un exemplaire unique de ce jeu, vous pouvez toujours nous contacter par e-mail,
nous en discuterons : contact@strigidae.net.

Le principe du jeu est de conduire ses 7 pions sur
l’ultime case d’un parcours, puis de les faires sortir sans que l’adversaire
ne les constituent prisonniers. 3 dés à 4 faces par joueur (de
forme tétraèdre régulier) sont utilisés pour gérer
ces déplacements : selon le nombre de sommets marqués, le joueur
avancera plus ou moins ses pions sur le parcours ou pourra en faire rentrer
de nouveaux. Comme le nombre de cases de progression est 1, 4 ou 5, on découvre
un jeu tactique dès lors que l’on comprend que certaines cases sont inaccessibles
en un coup : les cases situées à une distance de 2 ou 3 espaces.
Le hasard est certes là et bien là, mais une bonne dose de prise
de risque est à considérer.
Le jeu est savoureux par plusieurs aspects, notamment cette possibilité
de faire prisonnier des pions adverses, lorsque l’on tombe sur une case occupée
par l’adversaire et que ce dernier se déplaçait dans le même
sens (pion présentant la même face). Lorsqu’un ou plusieurs pions
sont ainsi faits prisonniers, la pile est déplacée par le joueur
possédant le pion situé au sommet. Bien entendu, il est courant
qu’un joueur fasse prisonnier une pile de pions où, à l’intérieur,
figurent un ou plusieurs pions à lui. Dans ce cas, la tactique prend
le pas à nouveau sur le hasard, puisque le joueur concerné pourra
scinder la pile au-dessus de l’un de ses pions lors d’un déplacement
ultérieur, afin, par exemple, de multiplier ses possibilités de
jeu.
Lorsqu’un pion atteint la dernière case du parcours (ou une pile de pions),
il pourra « sortir » si le joueur réussit à obtenir un
4 avec ses dés. Les pions sortis sont conservés par le joueur
qui a réussi cette action, ce qui veut dire qu’il est possible d’avoir
des pions adverses dans son butin. Le score de chaque joueur correspond au nombre
de pions ainsi collecté, et le vainqueur est celui qui obtient le plus
grand total.

Plaisant, cet ancêtre du Backgammon
n’a rien à envier à son petit frère, tant les aspects tactiques
sont importants dans le déroulement des parties. On pourrait croire que
le Jeu Royal d’Ur se limite à un intérêt historique, mais
il n’en est rien, tant ses principes fonctionnent bien.
Précisons, à ce propos, que la règle du jeu n’a jamais
été découverte avec le matériel, ce qui explique,
aujourd’hui, qu’il existe de multiples versions plus ou moins proches, ou plus
ou moins fantaisistes, et qu’il convient de s’approprier une version convenable.
J’ai pris le parti de télécharger 3 versions différentes
des règles et il s’est avéré qu’aucune d’entre elles ne
correspondait vraiment à un jeu « jouable » en l’état.
Soit le matériel diffère, soit les suites de coups ne sont pas
clairs, soit, enfin, les objectifs sont fondamentalement différents.
Aussi, dans un souci d’offrir au plus grand nombre, une règle pertinente
et amusante, nous nous sommes, Julie et moi, consacrés à la rédaction
d’une règle fonctionnelle et ludique, mais bien ancrée dans l’aspect
historique du jeu. Cette version, personnelle, est téléchargeable
ici : règle aménagée.
En cas d’utilisation professionnelle ou équivalent, nous vous remercions
de nous demander l’autorisation de vous en servir et de toujours faire mention
des auteurs.

Le Jeu Royal d’Ur est un jeu à connaître
et je ne peux que vous conseiller d’y jeter un œil…

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