Le Millionnaire

Type de jeu Hasard
Prise de risque
Auteur Rüdiger Koltze
Editeur (année) Ravensburger (1982)
Nombre de joueurs 3 – 5
Durée de partie De 15 minutes à 2 heures
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La possibilité
de rejeter les dés pour le joueur actif,
– Le système qui peut faire perdre son argent non misé.
Les – – Le chaos magistral qui
règne : on passe du tout au tour en terme de capital !
– La fausse-bonne idée de la progression avec les doubles (cela
génère du n’importe quoi),
– Les possibles durées infinies des parties.
Configuration idéale 5 pour le fun
Note subjective < 10 /
20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la
boîte (24 Ko)
Aides de jeu

Critique générale

Le Millionnaire est un jeu de roulette qui se voudrait plus intelligent,
plus dans la mouvance prise de risque si vous voyez ce que je veux dire…
et le résultat est tout bonnement ultra-décevant !
En effet, là où l’on sait que l’on joue à un jeu
de hasard pur (la roulette), on est ici déstabilisé par
la fausse impression de pouvoir contrôler ce que l’on fait :
– Quand on mise, on le fait en fonction de la case « probable »
d’arrivée, qui s’obtient par le jet de deux dés (on est
tenté de viser la 7ème),
– Quand on jette les dés, on sait que l’on a le droit de les refuser
une fois,
Or, en fait, la combinaison de ces deux choix antinomiques fait que l’on
ne contrôle plus rien, surtout que certaines cases d’arrivée
peuvent faire perdre non pas votre mise mais, tenez-vous bien, l’argent
que vous n’avez pas misé ! Donc, en général, si l’on
risque de tomber sur une case de ce genre, on divise sa fortune en deux…


La carte du Million est placée au centre lorsqu’un joueur est
susceptible de réussir à atteindre ce capital en un tour.
A noter qu’avec des multiples de 100 fois la mise, cela peut aller très
vite, à condition de ne perdre ni sa mise ni son argent non misé…


Chacun a posé sa mise au centre, devant
lui, et le gros pion commun va avancer en fonction du jet de 2 dés.
S’il atterrit sur une case verte, tout le monde perd son argent non
misé (sic), sur une case beige, c’est l’argent misé qui
part, sur une case noire 6 possibilités existent et, enfin, sur
une case jaune on empoche 10 fois sa mise. Du tout au tout n’est-ce
pas…

Ensuite, on a d’autres facettes accessoires,
comme la possibilité d’acheter des assurances, procurant un revenu
à chaque tour de piste du pion commun, ou encore la possibilité
de continuer l’avancée du pion si un double sort, ou, plus fort
encore, l’obligation de jeter un dé à 6 faces pour résoudre
les effets des cases noires (les effets sont ultra bénéfiques
ou carrément pénalisants, ce qui respecte bien le chaos
magistral qui règne !).
Dernière remarque, désopilante cette fois, pour gagner
il faut accumuler 1 000 000 de Francs, mais comme on commence avec 10
Francs on se dit quand même que ça ne va pas être
du gâteau… et on aura bien raison.
Un jeu pas foncièrement mauvais, car on passe un bon moment en
se demandant où ils ont été cherché tout
ça, mais un jeu foncièrement inutile au milieu des belles
productions ludiques actuelles.

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