L’Encanteur

Type de jeu Enchères
Objectifs secrets
Combinaison
Auteur Christophe Berg
Editeur (année) Toodoo (2003)
Nombre de joueurs 3 – 4
Durée de partie De 30 à 45 minutes
Hasard
Mobilisation de réflexion
Reflet du thème
Qualité des mécanismes
Les + – La technique d’enchère
descendante puis montante,
– La « vraie » thématique de ce jeu,
– La légèrete mais grande subtilité du système
de marquage de points,
– Le fait de voir les clients changer de restaurant s’ils ne sont pas
satisfaits,
– L’esthétisme des cartes et de l’emballage.
Les – – La logique des poissons
objectifs (pourquoi le marquage des points est lié au service de
certains poissons et non à la satisfaction des clients ?),
– Le peu d’intérêt à 3 joueurs.
Configuration idéale 4 joueurs pour la variété des objectifs et la durée
plus longue des parties.
Note subjective 13 / 20
Nombre de parties effectuées Entre 1 et 5
Illustrations Dessus de la boîte
(43 Ko)
Aides de jeu

Critique générale
Avec L’Encanteur, Christophe Berg frappe un grand coup :
un jeu au thème fort avec un matériel de qualité et qui
sait se montrer intelligent. Le jeu offre de belles parties, où l’on
se sent vraiment sur un port de pêche lors de la vente à la criée
du matin.
Christophe sait nous parler des moments forts de sa région…

L’Encanteur est le nom d’origine
des vendeurs à la criée qui chantaient les prix, tout d’abord
en proposant des tarifs descendants, puis en les remontant jusqu’à ce
que personne n’enchérisse plus :
« Une sole à 10, à 10 ; à 9, personne à 9 ?
A 8, allez allez à 8, une sole à 8. A 7, une sole superbe à
7, 7, 7, personne ? 6 la sole à 6. Ah, quelqu’un à 6. 7 la sole,
7 qui pour 7. 7 ici. 8 la sole, une belle sole pour 8, 8, 9 maintenant, 9, 10
à ma droite ! 10… 11 ! 11… Toujours 11 ? Adjugé à 11
! » .
Cette technique, pour originale qu’elle soit, permet de beaucoup s’amuser, car
au final, il n’est pas rare que le poisson vendu le soit à un tarif plus
élevé que le tarif de départ, malgré une descente
dans les tarifs minimaux. Sachant que chaque poisson acheté sera revendu
à des clients pour un tarif connu au départ (aux alentours du
prix de départ de la vente), il faut savoir estimer jusqu’à combien
on peut être prêt à payer pour un joli poisson…

Le jeu est très agréable à
pratiquer et il génère une excellente ambiance autour de la table,
surtout qu’une fois les ventes aux enchères effectuées, on entre
dans la deuxième phase du jeu où il s’agit de servir ses clients.
On est des restaurateurs quand même…
Chaque joueur ayant devant lui 2 clients, qui apprécient 2 types de poissons,
il convient de se procurer au moins un des poissons souhaité par chacun
d’entre eux. Or, et c’est là l’une des richesses essentielles de ce petit
jeu, si un client n’est pas satisfait pas son restaurateur, il va tenter d’aller
voir ailleurs ! En pratique, cela se traduit par un transfert de ce client vers
le restaurateur qui peut le servir.
Une fois que tous les clients qui pouvaient être servis l’ont été,
chaque restaurateur encaisse l’argent lié à ces services puis
abat les cartes objectifs correspondantes. Une cartes objectif correspond à
un poisson que le retsaurateur s’est engagé à servir au moins
une fois pendant la partie. Or, sachant que 8 sortes de poissons existent dans
le jeu, chacun des joueurs en aura sélectionné 6 en amont sur
les 8 disponibles et devra faire tout son possible pour réussir sa combinaison
en premier.
Lorsque l’un des joueurs réussit sa combinaison, on fait les comptes
: 1 point par carte objectif réalisée, 2 points pour l’atteinte
de sa combinaison.

Quelques cartes spéciales pimentent le jeu
:
– Le vin blanc : proposé avec un poisson, il permet d’attirer plus facilement
un client qui était en train de chercher un restaurateur pour le servir
(remporter les égalités),
– Le plateau de fruits de mer : n’importe quel client peut être contenté
par ce plat, ce qui garantit de gros revenus au restaurateur et peut lui permettre
de bloquer certains services d’autres poissons. De plus, chaque plateau de fruits
de mer servi rapporte 2 points de victoire de bonus (ce qui peut renverser le
score).

L’Encanteur est clairement une réussite,
ses graphismes sont curieux et soignés, et je lui souhaite une longue
et belle carrière, surtout que l’auteur a, semble-t-il, trouvé
un mode de diffusion assez original et probablement performant : les offices
du tourisme de la côté atlantique. Ingénieux…
L’Encanteur est un jeu rafraîchissant, à emporter partout et
à jouer sans modération !

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